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Accueil du site > Actualités > Technologies > A quand la médecine quantique ?

A quand la médecine quantique ?

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La nature est régie par deux physiques, l’une dite classique, héritée de Galilée et Newton ; l’autre dite quantique, hérité de Planck et de jeunes physiciens des années 1920. La plupart des scientifiques pensent que la physique classique est celle qui gouverne notre monde, avec les objets, forces et règles mécaniques, alors que la physique quantique gouverne le monde extrêmement petit. Ainsi, il existe un « monde grand » avec des lois et un monde petit avec d’autres lois. Or, si on découpe le « monde grand », on obtient des petites parties qui obéissent aux règles quantiques. Comment alors concevoir le fait qu’à l’échelle du monde grand, les règles du monde petit disparaissent alors que le monde grand est constitué d’éléments observés dans le monde petit ? Les physiciens n’ont pas résolu la question, y compris avec les artifices épistémologiques comme la décohérence.

Cette étrange situation nous ferait douter de l’existence de ce monde quantique. Mais ce serait sans compter avec les réalisations technologiques dont le succès repose sur les règles du monde quantique. Prenez le laser, les microprocesseurs et plus récemment, les disques durs basés sur l’électronique de spin ; toutes ces inventions n’auraient pas été possibles si la matière n’était pas gouvernée par quelques règles fondamentales découvertes par la physique quantique. Si la physique classique permet de produire des objets mécaniques (les moteurs à explosion, électriques, les satellites placés en orbite), la physique quantique permet de fabriquer en passe les « objets du numérique ».

Qu’en est-il de la biologie et de la médecine ? Les sciences du vivant ont été basées sur l’observation jusqu’à l’époque de Pasteur et Claude Bernard, puis ont effectué un virage décisif en utilisant une science de la matière qui a pour objets les atomes et les molécules. C’est la chimie, science des mécanismes moléculaires. La génétique a secondé la chimie pour expliquer les mécanismes cellulaires du vivant et la construction naturelle des organismes à partir d’un génome. C’est la chimie qui a produit le plus d’applications techniques en matière de médecine avec les centaines de molécules figurant dans la pharmacopée standard. La génétique a certes permis la fabrication d’OGM mais elle n’a pas eu un impact déterminant dans le domaine de la thérapie génique. Avec un recul de deux décennies et des centaines de milliards d’euros investis, on peut affirmer que la médecine génétique est un échec. La science sait découper les gènes et les manipuler mais elle ne parvient pas à transformer ces opérations en terme de traitement pour guérir ou même soigner les maladies dites incurables. La médecine moderne a-t-elle une marge pour progresser ?

Si une médecine quantique doit voir le jour, elle découlera d’une science plus fondamentale. La médecine quantique sera à la biologie quantique ce que les technologies numériques sont à la physique quantique. Cette remarque permet de prendre un recul critique face à des thérapies alternatives ayant quelque connivence avec l’ésotérisme et l’irrationnel. Le fait d’accoler quelque notions émanées de la physique quantique à des méthodes globales et improvisées ne garantit pas qu’on se situe dans le champ d’une thérapie quantique, ni même dans le champ thérapeutique. Pourtant, ces expériences sont peut-être prometteuses mais elles sont livrées à l’amateurisme. Finalement, ces méthodes pourraient marcher mais dans les rares cas où ça marche, on ne sait pas pourquoi. A l’inverse, la chimiothérapie ne marche pas en général mais on sait pourquoi.

Il existe une zone d’ignorance scientifique qui se situe dans l’intervalle séparant la biologie mécanistes et une biologie conçue avec les éléments de la physique quantique auxquels j’ajoute la gravité quantique, car la physique quantique ne sert à rien si elle n’est pas insérée dans une conception globale, celle qui est responsable du cosmos et de la nature avec les phases de la matière et la phase vivante. Un immense défi est à relever si les instances de la recherche publique décident d’y mettre des moyens et sous réserve que des scientifiques brillants, ouverts, audacieux, se mettent sur cette affaire en n’ayant pas peur de risquer leur carrière. C’est comme dans les siècles anciens. Les innovations scientifiques ont été faites par des gens intelligents, capables de sortir des cadres et dont la vertu première était le courage.

De grandes découvertes sont possibles. Il y a un siècle, personne n’aurait imaginé l’avènement du numérique. En 2016, bien peu osent imaginer une nouvelle médecine quantique avec des bases sérieuses. Dans d’autres pays, les institutions sont plus audacieuses. Si vous êtes intéressés par le sujet, allez sur un moteur de recherche. Des centaines de publications sont accessibles mais pas toutes pertinentes. Je ne vous livre qu’un lien vers un papier dans Nature, ce qui vous convaincra peut-être que la biologie quantique n’est pas une lubie se pratiquant dans les cercles ésotéristes.

http://www.nature.com/nphys/journal/v9/n1/full/nphys2474.html


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103 réactions à cet article    


  • Etbendidon 26 juillet 2016 10:49

    Et l’amour quantique avec un zeste de relativité
    Le panard qui parait ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 13:30

      @Etbendidon. Comment les mathématiciens LE font-il ?

      Les experts en combinatoire le font de toutes les manières possibles.
      Les topologistes le font discrètement.
      Les topologistes le font de manière ouverte.
      Les topologistes le font avec du caoutchouc.
      Les couples de topologistes le font en se rendant connexes.
      (les logiciens le font) ou NON(les logiciens le font).
      Les algébristes le font en groupe.
      Les algébristes le font avec leur corps.
      Les algébristes le font associativement.
      Les algébristes le font en s’inversant.
      Les algébristes le font en se multipliant.
      Les analystes le font continûment.
      Les analystes le font sur un support compact.
      Les experts en théorie de la mesure le font presque partout.
      Les experts en équations différentielles le font suivant les conditions initiales.
      Les experts en théorie des ensembles le font avec application.
      Les mathématiciens le font une infinité de fois s’il peuvent le faire une fois et ensuite une fois de plus.

      Cantor le fait en diagonale.
      Fermat essaie de le faire dans la marge mais n’a pas assez de place.
      Galois l’a fait la nuit juste avant.
      Möbius le fait toujours du même côté.
      Klein le fait simultanément dedans et dehors.
      Cauchy le fait avec un ami (Schwarz, Lipschitz, Riemann).
      Markov le fait à la chaîne.
      Archimède le fait dans sa baignoire.
      Newton tombe dans les pommes.
      Bourbaki le fait dans un cas particulier du théorème 10.2.5 en utilisant subtilement le lemme 7.3.2.


    • Victor Chamonix (---.---.81.163) 26 juillet 2016 12:27

      Ce que vous écrivez n’a aucun sens. Les raccourcis que vous employez en disent long sur votre méconnaissance de la mécanique quantique. Vous vous aventurez beaucoup trop loin de votre zone de confort intellectuel.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 juillet 2016 12:47

        @Victor Chamonix

        C’est votre commentaire qui n’a aucun sens. C’est vous qui ne connaissez rien à la mécanique quantique. Amusant, c’est l’été, et ça vous permet de vous défouler


      • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 17:55

        @Bernard Dugué. On t’a encore jamais vu, d’exhibition en exhibition, démontrer la moindre compétence en quantique. Tu recopies de la vulgarisation... avec beaucoup d’exhibitionnisme.


      • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 13:27

        Le vaticinant erratique est incapable de s’abstenir de délirer en public.
        Jamais le vaticinant Dugué n’a fait la moindre manip ni le moindre calcul dans aucun des domaines utilisant directement les lois de la physique quantique. Le vaticinant Dugué se contente de rabâcher la même vulgarisation qui ne s’intéresse qu’aux aspects fantasmagoriques de la mythologie copenhaguiste.
        Problème dont on l’a pourtant averti - mais en vain : la mythologie copenhaguiste est violemment contradictoire avec le formalisme quantique, et avec les résultats du formalisme, qui eux sont corrects.

        Quant à la médecine, ça n’est pas vraiment son domaine non plus.
        Dugué a-t-il été compétent en biologie ? On peut en douter, vu ce qu’il en reste à présent, pratiquement zéro.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 juillet 2016 13:40

          @JC_Lavau

          A part calomnier et diffamer, quels sont tes domaines de compétences, Lauvau ? Qu’as-tu publié, découvert ? Rien, alors cesse de pourrir mes articles avec des accusations infondées et de plus stériles. Je n’ai pas de temps à perdre pour me justifier face à au petit juge stalinien que tu es.


        • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 15:00

          @Bernard Dugué. Ignorant, insulteur et calomniateur. Si la modération faisait son travail, elle enverrait au trou ton message d’insultes.

          Il est tout à fait public, même sur Avox, que j’ai publié et découvert... pas mal.
          J’ai même déjà fait tomber un escroc international. Avis aux autres imposteurs.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 juillet 2016 15:06

          @JC_Lavau

          Ce n’est pas un message d’insultes mais juste une réplique comme feu D Baudis qui a dû lui aussi affronter des rumeurs autrement plus toxiques. Tu as fais tomber un escroc, tant mieux, mais cesse de radoter, cela fait 100 fois que tu racontes la même histoire. Les messieurs en blouse blanche vont venir te chercher si tu ne prends pas tes pilules.


        • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 15:39

          @Bernard Dugué. Depuis que as atteint ta majorité, te voilà seul responsable de ta mégalomanie et de ton infantilisme. Personne ne t’oblige à te ridiculiser en public, répétitivement. Personne ne t’oblige à ta posture vaticinante, où tu dégoises sottises sur sottises.
          Personne ne peut, à ta place, décider de confier ton problème à un psychothérapeute compétent. Même si tu en es incapable, personne ne peut le faire à ta place.
          Si tu préfères te ridiculiser en public, à vie... on se foutra de ta goule, aussi longtemps que tu prolongeras ton exhibition publique.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 juillet 2016 17:45

          @JC_Lavau

          Pour qui te prends-tu Lavau pour m’imposer le silence. Je continuerai à écrire ce qui me semble utile de mettre en ligne. Et ce n’est pas ta cervelle de djihadiste quantico-parano qui me fera taire. Pour le reste, le résultat est consternant. Je n’aurais pas pensé qu’un billet sur la médecine quantique puisse générer tant de haine et de bêtise.


        • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 17:51

          @Bernard Dugué. J’ai bien dit que tu continueras à te ridiculiser publiquement jusqu’à ta mort, et que tu en es seul responsable.

          Tu n’es pas de taille à rentrer en toi-même et t’amender.


        • pemile pemile 26 juillet 2016 13:44

          Bernard Dugué "Comment alors concevoir le fait qu’à l’échelle du monde grand, les règles du monde petit disparaissent alors que le monde grand est constitué d’éléments observés dans le monde petit ?"

          Comment vous expliquez les règles d’organisation d’un système comme une fourmilière à partir des règles de fonctionnement d’une fourmi ?


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 juillet 2016 14:09

            @pemile

            Les fourmis communiquent et son des insectes sociaux. Une fourmis possède un système nerveux qui lui permet de décoder les signaux envoyés par les autres fourmis. En fait, le monde quantique n’est pas petit, il est différent. La plupart des physiciens parlent d’infiniment petit, ce qui est impropre


          • pemile pemile 26 juillet 2016 14:26

            @Bernard Dugué
            Vous ne répondez pas à la question du niveau d’organisation, comment les signaux décodés par chaque fourmi expliquent l’organisation de la fourmilière ?


          • Taverne Taverne 26 juillet 2016 14:29

            @Bernard Dugué

            Et je suis sûr que, si parmi ces insectes sociaux, un mutant haineux (impossible de façon naturelle) se glissait, ses congénères détecteraient immédiatement le danger et le détruiraient. Ils ont le sens inné de la survie en commun.


          • pemile pemile 26 juillet 2016 14:37

            @Taverne « Ils ont le sens inné de la survie en commun. »

            Oula, un « sens » inné codé génétiquement chez chaque fourmi ou émergent du « système fourmilière » ?


          • Taverne Taverne 26 juillet 2016 14:45

            @pemile

            Un être humain pourrait haïr autant qu’il veut une fourmilière, les fourmis ne ressentiraient pas sa haine. Mais, si on inoculait la haine dans une fourmi (pure science fiction), celle-ci serait détectée comme information signalant une anomalie monstrueuse. Ces insectes sociaux ont un bon instinct qui les conduit à détruire toute anomalie monstrueuse dangereuse pour leur espèce.


          • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 14:54

            @pemile. Je doute que la comparaison avec la fourmilière soit pertinente. Je trouve au contraire qu’elle disperse l’attention.

            De plus, dans ton esprit, il s’agit de la fourmi ouvrière, ou de la fourmi soldat, ces individus asexués qui seuls nous sont visibles quotidiennement.
            Or leur patrimoine génétique contient tous les ingrédients nécessaires à faire des reines (d’abord ailées, puis pondeuses), des mâles ailés, des larves, des ouvrières, des soldats, voire d’autres spécialisations.

            Or même ces ouvriers asexués sont individualisables ; on peut modifier leur senteur en sorte que les autres les zigouillent.

            Les électrons sont indiscernables. La microphysique, c’est un tout autre monde.


          • pemile pemile 26 juillet 2016 14:55

            @Taverne « Ces insectes sociaux ont un bon instinct qui les conduit à détruire toute anomalie monstrueuse dangereuse pour leur espèce »

            Vous avez des sources validant cette affirmation ? Que cet instinct est codé chez chaque fourmi et pas dans le superorganisme quelle forment ?


          • pemile pemile 26 juillet 2016 15:01

            @JC_Lavau « Je doute que la comparaison avec la fourmilière soit pertinente »

            C’est vrai, mais dans un article de Dugué la pertinence n’est pas le critère majeur.

            Elle permet quand même d’introduire des notions de niveaux d’organisations et de propriétés émergentes que Dugué ignore toujours complètement dans sa volonté de mettre du quantique à tous les étages.


          • pemile pemile 26 juillet 2016 15:07

            @JC_Lavau "Or leur patrimoine génétique contient tous les ingrédients nécessaires à faire [...] d’autres spécialisations"

            Ben oui, j’aime aussi les découvertes continues en épigénétique qui défrisent un peu les adeptes de l’inné et des races pures !


          • Taverne Taverne 26 juillet 2016 15:10

            @pemile

            Avez-vous, vous-même, une preuve réfutant mon affirmation ?


          • pemile pemile 26 juillet 2016 15:28

            @Taverne « Avez-vous, vous-même, une preuve réfutant mon affirmation ? »

            Un petit tour chez Popper et la réfutabilité ?

            Je n’ai aucune connaissance sur les super-organismes que sont les sociétés de fourmis, d’où ma question, votre réponse par une inversion de la preuve me déçoit smiley


          • Taverne Taverne 26 juillet 2016 15:55

            @pemile

            Popper, on s’en fout. Soyons pragmatiques : si ma théorie permet de détecter et d’isoler le sentiment de haine produisait des résultats, ce succès suffirait à prouver que l’idée de base est vraie. L’être humain n’est plus « équipé » pour détecter correctement le danger.


          • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 16:00

            @pemile. De toutes façons, ça faisait quelque temps déjà qu’on avait répondu à la duguéenne question, et que c’était public :
            http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Microphysique_contee.pdf
            § 1.1, page 10/255.

            Le onzième postulat subreptice et clandestin est le Postulat magique et surnaturel, ou si vous préférez farfadique1 et poltergeist : Postulat que chaque quanton (électron, photon, proton, neutron, etc.) est exempté de toutes lois physiques, mais que magiquement, en grands nombres sa statistique rejoint des lois physiques, tout en perdant progressivement les caractères corpusculistes qu’on lui postulait. Jamais ils ne disent quel serait le miracle physique qui transformerait leur pas de loi individuelle en une loi collective.

            1 Farfadet : nain mythologique, pouvant apparaître et disparaître à sa guise.

            Poltergeist, mot allemand désignant un esprit frappeur. Même genre de mythologie populaire.

            Fin de citation.

            Page 146/255, § 8.13 :

            Or peut-on écranter le bruit de fond Broglie-Dirac ? Rien du tout, pas plus qu’on ne peut écranter la gravité. Avec tout ce clapotis d’ondes brogliennes, qu’il est impossible de suivre par aucune instrumentation, il est impossible de prédire quand et quelle transaction émetteur-milieu-absorbeur va se produire. En aucun cas les frontières d’un système quantique réel ne sont à notre disposition : elles sont intrinsèquement lointaines, floues et fluctuantes. La désexcitation d’un atome, ou de son noyau s’il est instable ne peuvent être prédites que de manière statistique, sur les grands nombres. Seul le grand nombre peut statistiquement effacer les fluctuations du bruit de fond broglien. Seuls les grands nombres mettent en évidence que la plupart des très très nombreux absorbeurs potentiels sont d’impédance équivalente, vus des émetteurs, excepté s’ils présentent des résonances fréquentielles précisément accordées sur la fréquence qu’on émet vers eux. Or, malédiction des astronomes (!), la thermodynamique implique que les émetteurs sont beaucoup moins nombreux et bien plus facilement repérables que ne le sont les absorbeurs. C’est ce qui excuse le déni des absorbeurs par la chapelle dominante des anti-transactionnistes. Excuse un peu faible quand même, depuis qu’on connaît avec Fraunhofer les raies sombres ou raies d’absorption dans la couronne solaire, et leur interprétation par Kirchhoff, toujours au 19e siècle ; ce qui fut formalisé ultérieurement par les coefficients d’Einstein, en 1916.

            Ce débat avait déjà eu lieu sur Usenet avec Bernard Chaverondier et Didier Lauwaert en décembre 2003, mai 2004, janvier 2008, juin 2008...

            On résume : fin de l’illusion, vous ne pouvez pas délimiter ni isoler un système à l’échelle microphysique, ou quantique. La complexité sauvage de son environnement persistera à déjouer nos ruses d’expérimentateur.

            Les espoirs de manipuler suffisamment l’environnement pour au moins mettre en évidence cette affirmation sont minces : les fréquences impliquées dans le bruit de fond broglien sont largement au delà de nos moyens expérimentaux. De plus, le théorème de la variété nécessaire d’Ashby prouve qu’on n’aura pas d’accès expérimental au détail du bruit de fond broglien. Nous sommes très très loin du compte, et à jamais.

            Une seule mesure directe de la fréquence électromagnétique de l’électron existe, menée à l’ALS de Saclay : http://aflb.ensmp.fr/AFLB-331/aflb331m625.pdf

            ...


          • pemile pemile 26 juillet 2016 16:10

            @Taverne "si ma théorie permet de détecter et d’isoler le sentiment de haine produisait des résultats, ce succès suffirait à prouver que l’idée de base est vraie« 

            Non, relisez Popper !

            Mais arrêtons ce ping-pong stérile, j’attends votre article pour étudier cette détection préventive et corrective du »sentiment de haine".


          • JL JL 27 juillet 2016 08:19

            @JC_Lavau, bonjour, 

             
             ce commentaire ci-dessus m’incite à vous poser une question : quels liens y a-t-il entre la dualité absorbeurs-émetteurs que vous évoquez et la dualité saillance-prégnance au sens de René Thom ?
             
            Pour préciser ma pensée : est-ce que la saillance et la prégnance seraient du domaine macroscopique au contraire de l’autre dualité qui appartiendrait au domaine quantique ?

          • JC_Lavau JC_Lavau 27 juillet 2016 11:12

            @JL. Question sur Thom : il faut tout m’expliquer, je n’ai pas de science infuse.

            « Dualité absorbeurs-émetteurs » me semble du gloubi-boulga, ce sont des mots harponnés au hasard, et accrochés au hasard à votre accroche-poisson.
            Le cours réel n’a pas changé d’adresse :
            http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Microphysique_contee.pdf
            http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/4e_couverture.pdf


          • JL JL 28 juillet 2016 09:52

            @JC_Lavau
             

             les absorbeurs et les émetteurs, ce sont bien des concepts que vous manipulez, non ? Auriez vous des pertes de mémoire ? Ou bien c’est votre façon habituelle de répondre aux colles qui vous sont posées ?
             
            C’est le mot dualité qui vous gêne ? Remplacez le par couple, ou paire, ou rien, si vous préférez.

            Et je répète : quels rapport entre les absorbeurs quantiques et la prégnance thomienne ; quels rapport entre les émetteurs quantiques et la saillance thomienne.
             
             A moins que, facéties de la physique, ce soit l’inverse : saillance vs absorbeurs et ... non, je m’égare.

          • JC_Lavau JC_Lavau 28 juillet 2016 17:34

            @JL.
            Si tu ne sais expliquer ton Thom, laisse-le où il est.
            Laisse aussi ta dualité au cabinet. Encore un truc qui peut éventuellement avoir un usage pour certains, mais jamais de sens. Un usage éventuel que je soupçonne d’être strictement hypnotique.


          • JL JL 28 juillet 2016 19:12

            @JC_Lavau,

             
             pour la dualité, laisse tomber.
             

             Pour la saillance et la prégnance, le mieux c’est de copier un extrait de son ouvrage : « prédire n’est pas expliquer », une série d’entretien avec Emile Noël, édité en 1993.
             
            EN : ’Vous avez qualifié la mécanique quantique de grand scandale intellectuel du vingtième siècle, car elle manifeste que la science a renoncé à l’intelligibilité du monde. Vos concepts de saillance et de prégnance nous aident-ils, ex à le rendre intelligible ?’’
             
             RTT : ’’La saillance on voit tout de suite de quoi il s’agit : une forme est saillante si elle se sépare de son fond. Il y a donc toujours une frontière qui limite l’objet et qui sépare l’intérieur de l’objet du fond. La discontinuité est en quelque sorte inhérente à la saillance.
            La prégnance appartient plutôt au monde du continu, mais c’est aussi le support des entités propagatives, comme le son ou la lumière, etc. ’’

            Il y en a 9 pages sur la définition de ces concepts. Je n’ai pas relu récemment, et je n’en dirai pas plus sans m’y remettre.
             
             Ps. René Thom est médaillé Fields depuis 1958.

          • JL JL 28 juillet 2016 19:18

            lire eux au et non pas ex. RT (René Thom) et non pas RTT.


            Ps. Ces 9 pages d’explications sont claires et d’un niveau accessible à tous. Les référence de l’ouvrage : ’’Thom, Prédire n’est pas expliquer’’ édité chez Flammarion, collection Champs.

          • JC_Lavau JC_Lavau 29 juillet 2016 01:38

            @JL. Je me fiche pas mal des médailles. J’ai eu longtemps un livre de Thom (Théorie des catastrophes ?), qui ne servait à rien, et qui a été volé. D’après l’extrait que tu donnes, je crains que la suite non plus ne serve à rien.
            La MQ n’est pas définie par le territoire d’une clique héritière du groupuscule Göttingen-København. Même si cette clique le fait croire aux gogos et aux étudiants qui n’ont pas le choix.
            La physique continuera même quand leurs impostures seront définitivement tombées.
            La physique n’a aucun besoin des lourdes gourandes de cette clique.
            Par exemple, tout travail sur la transparence imprévue aux électrons lents (effet Ramsauer-Townsend), requiert bien une longueur d’onde réelle, pour une onde bien physique et bien réelle, pour chaque électron, sans ce micmac de « probabilité de... ... onde fictive mais dont le carré hermitien donne la probabilité d’apparition de corpuscule ... ».

            J’ai fini par trouver en B.U. UN manuel qui en parle et donne les calculs : D. Sivoukhine. Mais quand même pas un français, ni un américain ni un allemand...

            La situation est fort différente pour la climatologie, qui n’est pas près de devenir une science tant que ses papes continueront de coucher avec les politiques. Dans quarante ans, peut-être ?


          • JL JL 29 juillet 2016 08:49

            @JC_Lavau
             

            ’’D’après l’extrait que tu donnes, je crains que la suite non plus ne serve à rien.’’
             
            Si de ton coté, tu donnais en aussi peu de mots un aperçu de ce que sont tes émetteurs et récepteurs, je pense que la plupart des physiciens de mauvaise foi ici les balaieraient avec la même légèreté. Je suis incapable de résumer en aussi peu de mots que Thom lui-même, ces concepts ; et quant à en dire davantage, il me faudrait investir dans un travail que je ne sens personne ici disposé à apprécier à sa juste valeur ni à en tirer profit. Désolé.
             
            Dans ce petit ouvrage que j’ai cité, Thom y développe sa théorie des catastrophes : une théorie très féconde selon moi, et que l’on peut vérifier souvent, dans de nombreux domaines. Bien plus sérieuse que cette stupide histoire du papillon qui déclenche un ouragan à des milliers de kilomètres (je ne fais pas cette comparaison hasard).

          • JC_Lavau JC_Lavau 29 juillet 2016 11:16

            @JL.
            Rappelle-toi ta TV cathodique Les électrons étaient émis par un canon à électrons, ils s’arrêtaient quelque part sur un photophore.
            Une lampe à incandescence : la lumière est émise par un filament de tungstène chauffé, plus précisément par des collisions de phonons en fort grand nombre qui brassent fort les nuages électroniques de chaque atome, et est arrêtée et absorbée par toutes sortes d’obstacles, y compris un grain de bromure d’argent qu’elle peut réduire, y compris ta peau qui peut même chauffer, y compris une opsine dans un bâtonnet ou un cône de ta rétine...

            C’est quoi le problème ?
            Les électrons sont la plus petite quantité d’électricité. Il ne peut choisir ni son spin ni sa charge, qui sont des constantes universelles.
            Les photons sont la plus petite quantité de rayonnement électromagnétique, celle qui transfère exactement un quantum de bouclage de Planck h. Constante universelle.


          • JL JL 29 juillet 2016 14:10


            ’’Les électrons sont la plus petite quantité d’électricité.’’

             En toute rigueur, est-ce qu’on ne devrait pas dire :  Les électrons sont la plus petite quantité de potentiel électrique. ? Puisque si j’ai bien compris, l’électricité est un courant (d’électrons).
             
             La définition des émetteurs et absorbeurs (que je connais depuis un moment qu’on en parle), entre pour moi dans le cadre des concepts de saillance et de prégnance qui leurs sont (peut-être) plus généraux.
             
            Dommage que, tel un Tartufe fier de son métier de peintredénigrerait sans même les regarder, toutes peintures qui ne seraient pas de son école.

          • JC_Lavau JC_Lavau 29 juillet 2016 15:07

            @JL. Les « corrections » que tu administres à tes aînés sont un concentré d’ineptie. Tu n’as rien compris encore à l’électricité, et tu prétends donner des corrections d’électricité.
            Non, tu ne réussiras aucune annexion de la physique par ton jacassin philosophal.


          • PointJai (---.---.236.146) 29 juillet 2016 21:17

            @JC_L


            Lu à l’adresse par vous communiquée : http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/4e_couverture.pdf

            ’’ Vous avez déjà vu des charlatans qui vous vantent leur médecine douce ou parallèle, mais … … … Ou qu’un électron dans un tube cathodique trouve quand même le temps d’aller explorer jusqu’au delà de la planète Jupiter ? ... ’’

            Que dire alors de l’onde avancée qui, devançant le smilblick émis par un émetteur, aurait le temps d’aller jusqu’à un absorbeur, de faire demi-tour pour revenir jusqu’au smilblick afin de lui apprendre les us et coutumes de la théorie transactionnelle, onde avancée qui de ce fait trouverait quand même le temps d’aller jusqu’à la cible pour l’explorer et lui demander de se présenter afin de pouvoir supputer ses intentions  ? Onde avancée qui donc dépasserait la vitesse d’un photon — si la smilblck en question est un photon — et qui se ficherait ainsi parfaitement de la vitesse limite dudit photon dans l’espace vide. Ce qui promettrait ainsi les voyages fameux et fumeux dans ce que les « théories » appellent le temps ... 

            Hé ! Il faut revenir dans l’ici et maintenant et à défaut de croire en ce qui nous fait vibrer — et ainsi nous CONvient — allez voir ce que dit non la théorie transactionnelle mais bien l’ANALYSE TRANSACTIONNELLE. 

            Des fois que ça puisse encore aider. Salutations.


          • JC_Lavau JC_Lavau 29 juillet 2016 23:11

            @PointJai. Tiens ? Ce délirant est un non-inscrit. Un irresponsable.


          • Taverne Taverne 26 juillet 2016 13:47

            Quand la médecine pourra-t-elle guérir la haine ? C’est la question prioritaire que je me pose.

            Grâce à Spinoza, j’ai eu une intuition hier sur la cause de la haine et les raisons de son développement. J’ai pris des notes et un schéma se dessine...

            Naturellement, dès que j’aurai fini de développer la démonstration, je publierai sur Agoravox car une méthode pour repérer la haine serait utile à tout citoyen en ce moment.


            • pemile pemile 26 juillet 2016 14:15

              @Taverne « ne méthode pour repérer la haine serait utile à tout citoyen en ce moment. »

              Vous estimez que la haine est un état psychologique chronique ?

              Un nazi peut-il être réduit à sa haine ? La haine d’un tzigane sanguin envers un nazi est-elle la même pathologie que la haine d’un nazi envers un juif ?

              Quelle analyse pathologique faire d’un haineux verbal bas du plafond mais non violent physiquement et celui d’un sociopathe incapable d’imaginer ce que peut être l’amour ?


            • Taverne Taverne 26 juillet 2016 14:24

              @pemile

              Mon approche n’est pas psychiatrique, la médecine n’étant pas dans mes compétences.

              Mais, d’un point de vue de philosophe, il m’est permis de dire qu’il existe un « point de haine » commun à tous les hommes. Il se situe en premier lieu dans sa différence avec l’animal (qui ne connaît pas la haine) et, en second lieu, à un certain degré ou niveau de besoin. La haine est commune à tous les cas que vous citez, mais s’y ajoutent d’autres affects selon les cas. Car la pure haine n’existe pas. La pure laine oui, la pure haine, non !


            • pemile pemile 26 juillet 2016 14:32

              @Taverne « Mon approche n’est pas psychiatrique »

              La haine est pourtant une « construction » psychique, j’attends de vous lire, avec quand même un préjugé sur les limitations d’une approche uniquement philosophique smiley


            • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 16:31

              @Taverne. Léger détail qui nous vient des neurologues : le sentiment que tu postules, la haine, n’est pas dans la liste des émotions gérées par les noyaux amygdaliens, qui sont pourtant les seuls compétents.
              Sont concernées en vrai dans les amygdales : la peur, la colère, l’aversion, liste limitée à ce qui te concerne.
              La peur est la plus étudiée, car c’est elle qui dirige la schizophrénie.


            • Hermes Hermes 26 juillet 2016 17:15

              @Taverne

              Bonjour, oui c’est LA question prioritaire. Quand à savoir si c’est du ressort de la médecine c’est une autre affaire.

              La difficulté avec la haine c’est qu’elle se cache partout et qu’il est même parfois difficile de reconnaître sa propre haine. La dicature du MOI est au fond basée sur la haine de l’autre, mais cela est très difficile à observer, et réclame une grande persévérance.

              Plus le Moi est déstructuré et éclaté plus la haine est visible. Sans doute est-ce la raison pour laquelle les périodes de difficultés économiques ou sociales se terminent quand les protagonistes ont définitivement uni leurs haines en définissant le bouc émissaire (évidement non sans manipulation), et « catharsisé » leurs contadiction dans un déchainement de violence (guerres, révolutions,...).

              Tout cela est très mécanique et génère beaucoup de souffrances. Voir le moi-haine à l’oeuvre chez soi permet de se connecter à une dimension plus vaste de l’humanité en soi-même. La difficulté est qu’il y a des peurs qui verrouillent cet accès. L’intérêt de la connaissance de soi c’est de voir ces peurs illusoires qui nous maintiennent collés au fond de la caverne. C’est fondamental, car cette sensation d’y être collé, le resentiment et la haine s’en nourrissent... Quand on émerge à l’air libre (c’est une pure allégorie), la haine n’existe plus (allégrie du paradis)

              Ceux qui laissent libre cours à leur colère et leur violence amplifient leur déstructuration et réduisent d’autant leur possibilité de se libérer.

              Dans les faits de terrorisme actuels, il y a une arme terrible : la drogue. Les métamphétamines qui coupent de toutes les peurs et génèrent du plaisir aux actes de violence haineuse. C’est une destruction totale de l’individu et de ses chances de compréhension.
              Je suis toujours effaré de voir que cette question qui a été un moment dévoilée est systématiquement minimisée. Je présume qu’il y a des intérêts invisibles en jeu.

              La haine ne concerne pas que les terroristes. Pour résumer l’allégorie, la dissoudre revient à accepter de voir que c’est par un mécanisme dont on est seul responsable qu’elle se nourrit, et qu’il n’y a aucune cause extérieure. La médecine a le gros inconvénient de ne pas mettre l’individu dans cette dynamique de prise en charge de soi-même, mais de le prendre en charge. Les drogues qui transforment les personnes en larves ça existe depuis longtemps et autant que je sache ne produit pas de libération !

              Cette question est prioritaire et doit être réglée avec soi-même. Personne ne peut le faire à notre place, mais je comprend combien on pourrait le désirer !

              L’injustice et la misère, l’absence de motivation et de valeurs incarnées, sont des fléaux qui créent des conditions de violence propices à l’émergence de la haine, et il y a par contre beaucoup à faire de ce côté là, à commencer toujours par son propre comportement.

              Bonne soirée. smiley


            • Taverne Taverne 26 juillet 2016 19:11

              @Hermes

              Bonjour. Vous écrivez « Cette question est prioritaire et doit être réglée avec soi-même. » En fait, mon propos ne va pas aussi loin. Le problème de chacun face à lui-même n’est pas non mon propos. Je ne suis non plus pour l’inquisition dans les esprits des gens. J’irai même plus loin, je suis pour le respect des libertés individuelles, y compris celles de haïr.

              Ce que j’étudie, c’est la haine extériorisée, sociale et dangereuse. Comment, de façon très pratique, reconnaître une haine potentiellement dangereuse et orienter la personne qui la véhicule vers les structures adaptées (psychiatrie, police, justice). Mon ambition est modeste et limitée à : donner des pistes philosophiques pour poursuivre ce simple but : minimiser la haine terroriste.

              Comme je l’ai dit plus haut, l’homme n’est plus « équipé » face au danger. Il faut qu’il s’équipe à nouveau et de façon adéquate en fonction des dangers modernes.


            • Taverne Taverne 26 juillet 2016 19:12

              @JC_Lavau

              Monsieur Lavau, vous qui connaissez bien la haine, la vivant de l’intérieur, pouvez-vous s’il-vous-plaît m’expliquer ce qu’elle est d’après vous ?


            • Taverne Taverne 26 juillet 2016 19:17

              Je vous dis cela sans aucune haine. Par ailleurs, vous vous trompez puisque vous évoquez les émotions et moi je vous parle d’un sentiment : la haine. La haine existe et sa nature (ou les mots pour la nommer) m’importe bien moins que les remèdes à y apporter.


            • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 20:21

              @Taverne.
              Je te souhaite d’arrêter les conneries.


            • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 20:26

              @Taverne : « donner des pistes philosophiques ». Alors tu n’auras rien. Rien du tout.
              Du verbiage creux.


            • Taverne Taverne 26 juillet 2016 20:34

              @JC_Lavau

              Toute objurgation des imbéciles ne fait que m’encourager à persévérer. Par conséquent, je vous remercie pour votre soutien indirect.


            • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 21:30

              @Taverne. Le talent musical d’Assurancetourix aussi faisait deux camps bien tranchés : lui trouvait qu’il était sublime. Les autres le trouvaient exécrable.
              Les freudiens aussi : plus on leur met le nez dans leur caca, plus ça prouve qu’ils ont raison.


            • Taverne Taverne 27 juillet 2016 01:51

              @JC_Lavau

              Je chantais comme une casserole et c’est notoire. smiley Mais sinon, à part votre haine, n’avez-vous rien à exprimer sur le sujet de ce fil ?


            • JC_Lavau JC_Lavau 27 juillet 2016 08:31

              @Taverne. On te l’a déjà expliqué xx fois : toute réaction chimique ou électrochimique est quantique ; toute stabilité de molécule est quantique, l’approvisionnement de telle pompe à ions ou à neurotransmetteur par l’ATP est quantique, etc.
              Tandis que pour un charlatan comme Dugué, « quantique » signifie goulougoulou, flou et n’importe quoi. Tant que tu es demandeur en fautes de raisonnement, Dugué t’en fournira.
              Mais il est très embarrassé et se prétend persécuté dès qu’il rencontre quelqu’un qui n’est pas acheteur de fautes de raisonnement.


            • JL JL 27 juillet 2016 08:35

              @Taverne


               la haine à l’état naturel n’est pas un affect négatif : 

               « La haine est sainte. Elle est l’indignation des cœurs forts et puissants, le dédain militant de ceux que fâchent la médiocrité et la sottise. » (Zola) 

              La haine sainte est celle qui pousse l’opprimé, victime de l’injustice, à se rebeller contre un pouvoir inique ou criminel. Mais les haineux sont malsains. Nuance.
               
              En effet, le problème de la haine est qu’elle est très souvent sujette à des projections iniques ; je m’explique : les paranoïaques, haineux pathologiques, éprouvent de la haine même pour les saints. 

            • César Castique César Castique 27 juillet 2016 08:50

              @JL

              La haine est la consolation des faibles, des impuissants, des loosers : elle va du bas vers haut. Les forts, les puissants, les winners n’expriment que du mépris : il va du haut vers le bas.« 


               »...le problème de la haine est qu’elle est très souvent sujette à des projections iniques..."

              Iniques, mais cohérentes, elle est orientée, ici aussi, du bas vers le haut.

            • JL JL 27 juillet 2016 09:41

              @César Castique,

               
              fort bien : comment cela se passait-il dans les camps de concentration nazis, selon vous ? Les bourreaux étaient-ils puissants et forts ? Les prisonniers n’avaient-ils pas le droit d’éprouver de la haine ?
               
               Vous faites preuve ici encore, cesar castique, d’un simplisme aussi imbécile que condamnable.
               
               Ps : vous n’êtes pas équipé intellectuellement pour parler de ces sujets : votre ouverture d’esprit est trop étroite, vous avez peur de voir les choses correctement.

            • JC_Lavau JC_Lavau 27 juillet 2016 09:54

              @JL
              Il y avait en 2004 ce mémoire dans une maîtrise, qui est resté dans un état hélas perfectible.
              http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Joie_de_nuire.htm
              Citation :

              1.5.  Les autres pathologies de la perversité, de la haine aveugle.

              Quels socles de la haine ? D’une part le cas réaliste, où l’on hait son vrai persécuteur, d’autre part les cas pathologiques : jalousie, envie, et surtout, la crainte du bourreau envers sa victime qui a survécu, et qui pourrait le dénoncer. On ne hait quiconque autant que ceux à qui on a nui, sans justifications avouables. D’où le besoin d’ourdir des campagnes de calomnies pour rationaliser ses propres méfaits. Deux cas principaux de détachement hors de la réalité :

              - Je hais B à la place de A, car B est accessible et inoffensif.

              - Je hais B parce que je lui ai nui, je le hais donc à la place de moi-même, je le punis de ma propre culpabilité à son égard.

              Alice Miller a montré, à propos des raisons de l’adoption de l’antisémitisme hitlérien par les allemands, qu’on choisit de préférence les plus inoffensifs, comme cibles de la haine, et des campagnes de calomnies : Pas fous ! On ne va quand même pas prendre des risques stupides !

              Du point de vue de la médecine du travail, du point de vue du management des ressources humaines, et enfin du point de vue de la santé publique et des familles, il faut donc se poser la question si le plus grand dommage subi par les entreprises et la nation française dans son ensemble, n’est pas celui implanté dans ceux des complices qui sont complices par peur. En exploitant ainsi leur poltronnerie, le leader du mobbing s’assure de la disparition de leurs capacités d’analyse, de leurs capacités de création, de leurs capacité de courage, de leurs capacités de synthèse. Il s’assure de leur infirmité mentale, il se garantit leur inintelligence, il se garantit de dominer à vie ces brain-damaged : il les a ligotés en les corrompant comme complices ; voilà qu’ils ont désormais gros à se reprocher, et ont donc tout intérêt à falsifier leur mémoire biographique.

              Comment leur « image de soi » va-t-elle réagir pour occulter les faits ? Le cas est d’autant plus grave pour les enfants, recrutés comme mobsters contre un ou deux de leurs parents, ou comme tortionnaires d’une partie de leur fratrie. Ils sont alors acculés à devenir falsificateurs de leur propre mémoire biographique. L’intelligence chute vite sous cette contrainte. Sur le plan scolaire, cela se voit à une chute des notes en Histoire, en français, langues, et philosophie : ils intègrent l’interdiction de penser et de se souvenir. Hors scolaire, ce sont la créativité et l’initiative qui sont détruites. La parole devient inintelligible, la logique du discours se décompose. Chutent ensuite les mathématiques et les sciences : la joie de comprendre et la joie de découvrir, c’est du dangereux car cela pourrait réveiller la jalousie des mobsters en chef. Ne subsistent que les matières à orientation anale et d’exploitation de son prochain : le droit privé, la comptabilité, le contrôle de gestion, le commerce vu comme art du mensonge. Telle est mon observation de ces dix-sept dernières années.

              On manque des procédés de réhabilitation des complices du mobster en chef. Ils ont été recrutés comme actionneurs de la maladie du chef, pour qu’il se sente moins seul en sa folie.

               

              Fin de citation.

              Pour les techniques de base du harcèlement afin de tuer sans couteau, revoir le film d’Alain Resnais et Henri Laborit, au titre incompréhensible, mais qui avait pour but de désigner Skinner (Mon oncle d’Amérique ).


            • César Castique César Castique 27 juillet 2016 10:11

              @JL


              « Les bourreaux étaient-ils puissants et forts ? »


              Evidemment, leur domination était totale, d’où leur mépris (de la souffrance et de la vie).


              « Les prisonniers n’avaient-ils pas le droit d’éprouver de la haine ? »


              C’est tout ce qu’il leur restait, sauf peut-être pour quelques « saints » qui pardonnaient au fur et à mesure... Le Père Kolbe, sans doute, et quelques autres, moins connus...


              «  Vous faites preuve ici encore, cesar castique... »


              Je ne vous le dirai qu’une seule fois, ce que vous pensez de moi... smiley

            • JL JL 27 juillet 2016 11:26

              @César Castique,

               
              vous ne savez pas ce qu’est la haine parce que vous ne savez pas ce qu’est l’amour. Personne ne peut rien pour vous, sauf vous empêcher de nuire.

            • JL JL 27 juillet 2016 11:31

              @césar castique,

               
               si je vous méprisais, je ne me donnerais pas la peine de vous parler. C’est parce que je hais les gens comme vous que je suis là : je hais les tortionnaire, les êtres cruels et les crétins qui abusent de leur pouvoir. 

            • César Castique César Castique 27 juillet 2016 11:38

              @JL

              « ...les êtres cruels et les crétins qui abusent de leur pouvoir. »



              Si ça peut vous rassurer, je n’en ai aucun à part celui de provoquer l’indignation des bisounours. Mais, alors, celui-là, j’y tiens. 


              P.S. - Je crois qu’on s’est tout dit là, parce qu’avec votre « menace » de m’empêcher de nuire, vous vous êtes insurpassablement surpassé smiley

            • JL JL 27 juillet 2016 11:49

              @JC_Lavau
               

              votre laïus commence par cette phrase : ’’Quels socles de la haine ? D’une part le cas réaliste, où l’on hait son vrai persécuteur, ... ’’
               
              Je ne dis pas autre chose : les cas réaliste = la haine juste.
               ’
               
              Ce n’est pas parce que la haine est souvent pathologique qu’il faut condamner cet affect dont Zola disait qu’il est sain. Tout comme est sain l’amour, lequel lui aussi, est affecté trop souvent de pathologies graves. Pourtant personne ne condamne l’amour au nom de ce qu’il serait malsain d’être érotomane, par exemple.
               
               Ce n’est pas la haine qui est condamnable, ce sont les pathologies mentales.
               
               Dire que la haine est un affect méprisable relève du discours des dominants, des tortionnaires, des bourreaux.

            • JL JL 27 juillet 2016 11:54

              @castique,

               
              une menace ? Très drôle : je ne fais seulement que m’exprimer ici, comme tout un chacun ; en tenant un autre discours que le vôtre lequel est selon moi, imbécile et nocif. 

            • JL JL 27 juillet 2016 12:11

              @JC_Lavau, 

               
               J’aimerais rebondir sur cette phrase car elle touche très précisément à la question de la guerre civile que sont en train de nous concocter les dominants, cf. les crimes barbares récents.
               
              « Je hais B à la place de A, car B est accessible et inoffensif. »
               
              En attisant les guerres inter-communautaires, les dominants qui étaient, du fait d’internet, en passe de perdre des plumes dans la lutte des classes, ne font rien d’autre que se préserver de la haine des peuples en la retournant et pour employer une expression de césar castique, du bas vers le bas.
               
               J’en veux pour preuve le vocabulaire médiatique qui, plutôt que de parler d’assassins parle de kamikazes ; et plutôt que d’assassinats, évoque des attentats.
               
               Vous je ne sais pas, mais pour moi, le meurtre barbare de ce malheureux prêtre est tout sauf un attentat : c’est un crime monstrueux. De même que le camionneur de Nice quel qu’il soit, n’a pas commis un attentat mais un crime de masse, monstrueux.
               
              Kamikazes, attentats, ça fleure bon les exploits guerriers et résistants, non ?
               
               Oui, vous l’aurez compris, je dénonce ici avec vigueur le conformisme coupable des journalistes de la presse capitaliste.
               
               Ps. Je note que la peine de mort a été rétablie dans les faits, mais hélas, on n’est plus jamais sûr que c’est le véritable assassin qui est exécuté. On doit croire sur parole ceux qui font profession de nous protéger, même quand ils ont failli.

            • Taverne Taverne 27 juillet 2016 12:37

              @JL

              Pour moi, il n’existe pas de haine juste. Simplement, la haine est plus pardonnable chez les opprimés.


            • Taverne Taverne 27 juillet 2016 12:40

              @César Castique

              Cette idée que la haine est montante et le mépris, son pendant, descendant, est à creuser. Cependant, il existe aussi de la haine entre les gens de même condition.


            • JL JL 27 juillet 2016 12:46

              @Taverne, 


               cette idée de haine montante est ridicule : les gens haïssent le plus souvent les plus pauvres qu’eux, et ne haïssent pas les plus riches mais les jalousent.
               
               César castique a une pensée confortable pour lui mais au ras des paquerettes.

            • Taverne Taverne 27 juillet 2016 12:47

              @JC_Lavau

              Intéressant. Je vais lire le mémoire. Avant tout, je tiens à indiquer que je ne pense pas que toute haine soit un état pathologique. Je dirai que c’est une réaction (humaine) normale dans certaines situations. Quand elle se choisit un objet différent que celui qui en est la cause est devient pathologique, à mon avis. De même si elle revêt un état prolongé voire irréversible.


            • Taverne Taverne 27 juillet 2016 12:50

              @Taverne

              Cela n’est sans doute pas valable dans tous les cas, mais dans l’esprit des antisémite des années 30 en Allemagne, les Juifs sont une communauté puissante : ils sont partout et veulent dominer le monde. Donc, ce serait une haine ascendante en ce cas.


            • Hermes Hermes 27 juillet 2016 13:50

              @Taverne

              Merci pour vos réponse tranquilles qui témoigne d’une qualité de réflexion intéressante.

              La liberté individuelle est effectivement indispensable.

              Sans liberté individuelle, comment pourrais-t-on se rendre compte de son dégré de libre arbitre ?

              Bonne journée.


            • César Castique César Castique 28 juillet 2016 16:23

              @Taverne


              « Cependant, il existe aussi de la haine entre les gens de même condition. »

              Ce n’est pas, ici, un problème de condition, mais de circonstances. Entre gens de même condition, il y a des rivalités, des luttes, des coups tordus, donc des gagnants, qui censés mépriser, des perdants, qui sont censés haïr. Et cela fait que le mépris et la haine peuvent changer de camp en "cours de partie".

              "Cela n’est sans doute pas valable dans tous les cas, mais dans l’esprit des antisémite des années 30 en Allemagne, les Juifs sont une communauté puissante  : ils sont partout et veulent dominer le monde. Donc, ce serait une haine ascendante en ce cas." 

              Qui va du bas vers le haut, c’est toujours le même schéma. Et lorsque les nazis auront assis leur pouvoir, le schéma s’inversera, puisque les Juifs seront alors complètement désarmés face à ceux qui les persécutent. 

              Pour illustrer très schématiquement le propos en d’autres termes, on pourrait dire que le clivage sépare ceux qui rient (les méprisants) et ceux qui sont humiliés (ou qui s’estiment humiliés), les haineux potentiels.


            • 147keul 26 juillet 2016 13:51

              De manière peut-être moins arbitrairement affirmée, je rejoins l’avis de Victor Chamonix.

              Vous semblez confondre les concepts que vous abordez. Entre autres, vous dites que :
              « [...] la physique classique permet de produire des objets mécaniques [...] »

              N’est-ce pas une formulation erronée ? La physique classique ne permet rien en soi, elle est un ensemble de connaissances que nous possédons sur le monde à grande échelle.

              Par ailleurs, vous affirmez que « La nature est régie par deux physiques », or il serait peut-être moins faux de dire qu’elle est décrite par deux physiques.

              On n’apprend rien à la lecture de votre article, qui ressemble plutôt à un recueil fouillis d’intentions et d’idées pseudo-scientifiques. Il est difficile de ne pas penser que vous faites votre petite soupe, sans vous souciez de la cohérence de vos propos ou de leur valeur de vérité. Cette phrase en est l’exemple :

              "Il existe une zone d’ignorance scientifique qui se situe dans l’intervalle séparant la biologie mécanistes et une biologie conçue avec les éléments de la physique quantique auxquels j’ajoute la gravité quantique, car la physique quantique ne sert à rien si elle n’est pas insérée dans une conception globale, celle qui est responsable du cosmos et de la nature avec les phases de la matière et la phase vivante."

              On frise l’ésotérisme.


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 juillet 2016 14:06

                @147keul

                Il n’y a rien d’ésotérique. Par contre, votre commentaire frise le crétinisme. Je n’ai pas de temps à perdre à instruire les cons


              • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 14:44

                @Bernard Dugué. Alors pourquoi perds-tu ton temps et le notre à « instruire les cons », en sorte qu’ils deviennent les plus niais et les plus confus possibles, les plus ressemblants à ton déplorable état final ? Et tout ça en public.
                Pourquoi n’en parles-tu pas plutôt à ton psychiatre : lui il est soumis au secret professionnel, et n’ira pas divulguer tes délires. Contrairement à toi.


              • Taverne Taverne 27 juillet 2016 12:53

                @JC_Lavau

                Ici, sommes-nous dans un cas de haine ou de mépris ?

                Parler de la haine, c’est un peu comme une catharsis...


              • JC_Lavau JC_Lavau 27 juillet 2016 16:03

                @Taverne. Répond : les charlatans sont-ils utiles ou nuisibles ?


              • Taverne Taverne 27 juillet 2016 17:37

                @JC_Lavau

                Les charlatans ? Lesquels ? Il y a en a tant ! Le charlatanisme constitue une grosse part de notre société. A vous de choisir : religieux, politiciens, artistes, experts, guérisseurs, extralucides, professeurs, prix Nobel, écrivains, vous, moi, Dugué ? Nous sommes tous des charlatans.


              • Taverne Taverne 27 juillet 2016 17:39

                Mais ce n’est pas si grave, c’est ce qui fait vivre la société, puisque nous ne sommes pas que des charlatans et ce n’est pas ce qui nous définit le mieux. Regardez les cultes religieux, on fait de piètres charlatans à côté...


              • 147keul 26 juillet 2016 14:41

                Quelle répartie ! Une argumentation de qualité.
                Votre assurance semble embuer votre sens du discernement Monsieur Dugué. Continuez de publier vos déchets là où vous le pouvez, si cela flatte votre ego.


                • Pyrathome Pyrathome 26 juillet 2016 14:46

                  Le monde se divise en deux catégories :
                  Les Mewtonniens et
                  Les Planckés


                  • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 14:55

                    @Pyrathome. Là où est plancké le faux thon.


                  • sarcastelle 26 juillet 2016 15:16

                    http://www.futura-sciences.com/magazines/matiere/infos/actu/d/physique-cuisine-quantique-bientot-notre-assiette-13630/

                    .
                    J’ai également à ma banque un compte quantique de Schrödinger, qu’être vide n’empêche pas d’être crédité en même temps. 




                    • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 16:35

                      @sarcastelle. On a aussi un Dugué pour qui la science est juste mais fausse, car elle ne se réfère pas au dieu du Vatican.


                    • rhea 1481971 26 juillet 2016 19:46

                      Inverser les spin d’un être humain en l’exposant au champ magnétique intense d’une bombe atomique lors d’une explosion atmosphérique, c’est de la médecine quantique.Il y a d’autres paramètres.


                      • JC_Lavau JC_Lavau 26 juillet 2016 20:24

                        @rhea 1481971. D’autant que le pauvre Bonhomme d’Ampère, pour nourrir sa fém et ses gauss, est obligé de faire pousser des racines carrées dans un champ magnétique.


                      • Abou Darbrakam Ratatouille 27 juillet 2016 03:08

                        le scientisme fait des rages ,la certitude,moi je sais,tu parles charle
                        j’ai bien aimé mes recherches avec mes amis en paix et échange
                        avec nos différences.
                        c’est la guerre des moi je maintenant ,égotisme inutile
                        ça me dégoute de voir de tel maque d’ouverture.
                        Vous êtes en train de mourir c’est tout.
                        je n’ai pas envie de bosser avec vous.
                        avec Bernard un peu,mais il est radin dans l’émotionnel
                        et taverne doit finir son travail .
                        la science et la raison ce n’ai pas tout .
                        ken wilber à raison et c’est mal barré pour cette Françe
                        réactionnaire,dommage pour moi et mes amis de n’avoir pu
                        comme d’autres allez aux usa.
                        trop cons, pas de fric,la langue et une mauvaise vision
                        de la merde ou nous étions,la jeunesse est aveugle
                        et pense changer les choses par la seul force de son enthousiasme
                        erreur fatal.

                         


                        • bourrico 7 27 juillet 2016 08:48

                          @Ratatouille

                          Et sinon en Français ça donne quoi ?

                        • Abou Darbrakam Ratatouille 27 juillet 2016 10:26

                          @bourrico 7 
                          Le dictionnaire donne du mot narcissisme la définition suivante :
                          « Intérêt excessif pour sa propre personne, son importance, ses
                          aptitudes, etc. :égocentrisme. »Pourtant, le narcissisme n’est pas
                          simplement la surévaluation du soi et de ses capacités, mais également
                          une dépréciation des autres et de leurs contributions. Il
                          ne s’agit pas seulement d’avoir une haute opinion de soi ; c’est la
                          dévaluation simultanée des autres qui est cruciale. L’atmosphère
                          intérieure du narcissisme, nous disent les cliniciens, est souvent
                          caractérisée par une perception du soi vide ou fragmentée, et une
                          tentative de combler ce vide avec une avidité égocentrique qui
                          gonfle l’ego tout en diminuant les autres. L’ambiance émotionnelle
                          est « Personne n’a à me dire ce que j’ai à faire ! >>
                          La plupart de psychologues s’accordent sur le fait que, bien
                          qu’il y ait de nombreuses façons de décrire le narcissisme (dont il
                          existe de nombreuses formes) c’est une caractéristique normale
                          chez l’enfant qui, idéalement, doit être abandonnée en grandissant,
                          au moins dans une proportion significative. Le développement
                          peut, ainsi, être décrit comme une réduction progressive de l’égocentrisme.
                          Le nouveau-né est dans une large mesure immergé dans
                          son monde propre, et inconscient d’une grande partie de ce qui
                          l’entoure et de la plupart des interactions humaines.1 À mesure
                          que sa conscience se développe en force et en capacité, il devient
                          capable d’être conscient de lui-même, des autres, et finalement de
                          se mettre à la place d’autrui et de développer l’empathie, la compassion
                          et une attitude généreuse et intégrale, autant de qualités
                          qu’il n’avait pas au départ.


                        • bourrico 7 27 juillet 2016 11:39

                          @Ratatouille


                          Très cher, quand on passe d’un torche cul bourré de faute avec les mots dans le désordre ou absents, à un texte sans la moindre faute, c’est que c’est du « copier-coller ».
                          Je me pose 2 questions.
                          - Qui crois tu impressionner avec tes copier-coller ?
                          - As tu compris un seul mot de ce qui as recopié ?

                          ps : ne perds pas de temps à tenter de me répondre.

                        • Abou Darbrakam Ratatouille 27 juillet 2016 13:20

                          @bourrico 7
                          cela confirme ce que je pensait,mais ce n’est pas uniquement pour toi
                          que j’ai fait ce petit travail.
                          disons que la lecture de ces chapitres devrait être un pré requis minimal pour tous chercheur qui souhaitent travailler ensembles.

                          je n’ai le souhaite remplacer Rocla pendant c’est vacances
                          mais je peut faire un petit effort dans ce sens
                          tous troll à droit à sa dose quotidienne d’injure .
                          Tu es donc de cette sorte de petite merde mal formée et qui reviennent
                          à la surface systématiquement après avoir tiré la chasse.


                        • pemile pemile 27 juillet 2016 14:09

                          @Ratatouille « la lecture de ces chapitres devrait être un pré requis minimal pour tous chercheur qui souhaitent travailler ensembles. »

                          Lire Ken Wilber ?


                        • bourrico 7 27 juillet 2016 15:32

                          @Ratatouille


                          Tu sais, tu me fais autant marrer que la bande le QI de moule qui pullulent ici en se chiant dessus à longueur de temps à grand coups de poncifs éculé et de menaces de mort.
                          J’imagine qu’a jouer les intellos au milieu de tous ces blaireaux, tu dois te sentir grand beau fort et intelligent... grand bien t’en fasse guignolo, mais moi je n’oublie pas le post que j’ai commenté plus haut, tout écrit comme un kéké. smiley



                        • Abou Darbrakam Ratatouille 27 juillet 2016 10:29

                          Le développement comme déclin de l’égocentrisme.
                          Comme nous le rappelle le psychologue développementaliste
                          Howard Gardner,
                          Le jeune enfant est totalement égocentrique, ce qui ne veut pas
                          dire qu’il ne pense égoïstement qu’à lui-même, mais au contraire,
                          qu’il est incapable de se penser. L’enfant égocentrique est incapable
                          de se différencier du reste du monde ; il ne s’est pas encore
                          séparé des autres et des objets. D’où sa perception que les autres
                          partagent ses plaisirs et ses douleurs, que ses balbutiements seront
                          inévitablement compris, que son point de vue est partagé par tous,
                          que même les animaux et les plantes partagent sa conscience. En
                          jouant à cache-cache, il se « cachera >> dans un endroit évident
                          où les autres le verront sans difficulté, car son égocentrisme l’empêche
                          de s’apercevoir que ces « autres » connaissent sa cachette.
                          Le mouvement global du développement humain peut être vu
                          comme un déclin continu de l’égocentrisme.2
                          Ainsi le développement, dans son ensemble, implique une
                          diminution du narcissisme, et un enrichissement de la conscience,
                          autrement dit la capacité de prendre en compte d’autres personnes,
                          lieux, et choses et donc d’élargir de plus en plus notre sollicitude.
                          Carol Gilligan constata, par exemple, que le développement
                          Le développement comme déclin de l’égocentrisme.
                          Comme nous le rappelle le psychologue développementaliste
                          Howard Gardner,
                          Le jeune enfant est totalement égocentrique, ce qui ne veut pas
                          dire qu’il ne pense égoïstement qu’à lui-même, mais au contraire,
                          qu’il est incapable de se penser. L’enfant égocentrique est incapable
                          de se différencier du reste du monde ; il ne s’est pas encore
                          séparé des autres et des objets. D’où sa perception que les autres
                          partagent ses plaisirs et ses douleurs, que ses balbutiements seront
                          inévitablement compris, que son point de vue est partagé par tous,
                          que même les animaux et les plantes partagent sa conscience. En
                          jouant à cache-cache, il se « cachera >> dans un endroit évident
                          où les autres le verront sans difficulté, car son égocentrisme l’empêche
                          de s’apercevoir que ces « autres » connaissent sa cachette.
                          Le mouvement global du développement humain peut être vu
                          comme un déclin continu de l’égocentrisme.2
                          Ainsi le développement, dans son ensemble, implique une
                          diminution du narcissisme, et un enrichissement de la conscience,
                          autrement dit la capacité de prendre en compte d’autres personnes,
                          lieux, et choses et donc d’élargir de plus en plus notre sollicitude.
                          Carol Gilligan constata, par exemple, que le développement
                          moral des femmes à tendance à passer par trois phases générales
                          qu’elle appelle égoïsme, empathie et empathie universelle. À chacune
                          de ces étapes, le cercle de l’empathie et de la compassion s’étend
                          et l’égocentrisme décline. Au départ, la jeune fille se préoccupe
                          principalement d’elle-même ; puis elle devient capable d’étendre
                          sa sollicitude aux autres (tels que sa famille et ses amis) ; enfin, elle
                          peut porter son empathie et ses voeux de bien-être à l’humanité
                          tout entière (et ainsi s’ouvrir à une vision intégrale). L’accès aux
                          niveaux supérieurs n’implique pas que l’on cesse de se préoccuper
                          de soi mais simplement que l’on manifeste une empathie et une
                          compassion authentiques envers de plus en plus d’autres.
                          Les hommes, quant à eux, passent par les mêmes trois phases
                          générales, à cela près, selon Gilligan, qu’ils ont tendance à insister
                          sur les notions de droit et de justice, plus que sur celles de sollicitude
                          et de relation. Gilligan croit qu’après la troisième phase,
                          chez les deux sexes, il peut y avoir une intégration de l’attitude
                          du sexe opposé de telle manière qu’au stade universel-intégral,
                          les hommes comme les femmes intègrent en eux, dans une large
                          mesure, les voix masculines et féminines, et ainsi unifient la justice
                          et la compassion. Cette perspective intégrale est en quelque sorte
                          la culmination de la troisième phase générale, celle de l’empathie
                          universelle (ce que je mettrai en corrélation avec d’autres conceptions,
                          telles que la Spirale Dynamique, dans un instant).
                          Ces trois phases générales sont communes à la plupart des
                          formes de développement. Il y a plusieurs façons de les nommer,
                          telles que préconventionnelle, conventionnelle, postconventionnelle ;
                          égocentrique, sociocentrique, monde-centrique ; ou encore
                          « moi », « nous » et« nous tous » .
                          La phase égoïste est souvent appelée préconventionnelle, car le
                          nouveau-né et le jeune enfant n’ont pas encore appris les règles et
                          les rôles conventionnels ; ils n’ont pas encore été socialisés. Ils ne
                          sont pas encore capables de se mettre à la place de l’autre et donc
                          de développer sollicitude et compassion véritables. Ils demeurent
                          donc égocentriques, égoïstes, narcissiques, etc. Cela ne veut pas
                          dire que les jeunes enfants n’ont pas de sentiments à l’égard des


                          • Abou Darbrakam Ratatouille 27 juillet 2016 10:32

                            utres, ni qu’ils sont totalement immoraux. Cela veut simplement
                            dire que, comparés au développement ultérieur, leurs sentiments et leur
                            moralité sont encore largement centrés sur leurs propres impulsions,
                            besoins physiologiques, et décharges instinctuelles. (Bien
                            que certains théoriciens romantiques croient que le nourrisson
                            vit dans un état de liberté non-duelle et de bonté originelle, quel
                            nouveau-né est véritablement libre ? L’état infantile peut tout au
                            plus apparaître comme un état de potentialité et d’ouverture, mais
                            non comme une véritable présence libre, puisque tout état dominé
                            par les pulsions, la faim, les tensions, et les décharges ne peut être
                            véritablement libre. Dans tous les cas, les études montrent clairement
                            que le petit enfant ne peut pas se mettre à la place de l’autre,
                            et par conséquent manifester compassion, sollicitude et amour.) 3
                            À partir de 6/7 ans, un profond revirement de conscience
                            s’opère. L’enfant peut commencer à prendre le rôle de l’autre.
                            Par exemple : imaginons que vous teniez en main un livre dont la
                            couverture est bleue et dont le dos est orange. Montrez le livre à
                            un enfant de cinq ans, dos et couverture. Ensuite, tenez en face de
                            vous le côté orange du livre, le côté bleu vers l’enfant. Demandez à
                            l’enfant quelle couleur il voit, et il répondra correctement « bleu >>.
                            Demandez-lui ensuite quelle couleur vous voyez. Il répondra bleu.
                            Un enfant de sept ans dira orange.
                            Autrement dit, l’enfant de cinq ans ne peut se mettre à votre
                            place et adopter votre point de vue. Il n’a pas la capacité cognitive
                            de sortir de sa peau et de se mettre un instant dans la vôtre. Il ne
                            pourra donc jamais vraiment comprendre votre perspective, il ne
                            pourra jamais vraiment vous comprendre ; il ne pourra pas y avoir
                            de reconnaissance mutuelle. Il ne peut donc pas véritablement avoir
                            de la sollicitude envers votre point de vue (même si, par ailleurs,
                            émotionnellement, il vous aime). Mais tout cela commence à changer
                            avec l’émergence de la capacité à prendre la place d’autrui, ce
                            que Gilligan appelle le passage de l’égoïsme à la sollicitude.
                            La phase de sollicitude, qui s’étend en général de l’âge de sept
                            ans à l’adolescence, est connue sous les noms de conventionnelle,
                            conformiste, ethnocentrique, ou sociocentrique, etc’ est exactement cela
                            l’enfant est centré sur le groupe (famille, pairs, tribu, nation). Le
                            jeune enfant sort de sa seule perspective limitée et commence à
                            partager les positions et les perspectives des autres, à tel point que
                            l’enfant est souvent pris dans les positions des autres : d’où l’appellation
                            « conformiste ». On associe parfois à ce niveau des expressions
                            telles que « une bonne fille, un bon garçon », ou encore « Mon
                            pays, vaille que vaille, qu’il ait raison ou tort »,etc., qui reflètent
                            bien l’intense conformisme, l’influence des pairs, et la dominance
                            du groupe qui accompagnent généralement cette période. Bien
                            que l’individu à ce stade puisse sortir dans une certaine mesure
                            de sa propre perspective, il ne peut encore aisément se détacher
                            de celle du groupe. Il est passé du « moi »au « nous »,un déclin
                            important d’égocentrisme, mais c’est là sa limite ... « Mon pays,
                            vaille que vaille ... )) .
                            Tout cela commence à changer à l’adolescence, avec l’émergence
                            de la conscience postconventionnelle et mondecentrique (la phase de
                            sollicitude universelle de Gilligan). C’est un nouveau déclin majeur
                            d’égocentrisme, car c’est à présent le groupe d’appartenance qui
                            est mis en question. Qu’est-ce qui est juste et bon, non seulement
                            pour moi, ma tribu ou ma nation, mais pour tous les peuples,
                            indépendamment de leur race, de leur religion, de leur sexe ou
                            de leurs croyances ? L’adolescent peut alors devenir un idéaliste
                            passionné, enflammé par toutes les possibilités, un croisé au service
                            de la justice, un révolutionnaire prêt à changer le monde. Bien
                            sûr, il y a là l’influence d’une explosion d’hormones exacerbées.
                            Mais une grande partie de ce changement est due à l’émergence
                            du stade de sollicitude et de justice universelles. Et c’est le début
                            de la possibilité du développement d’une authentique compréhension
                            intégrale.
                            La spirale de compassion
                            Ces trois grandes phases- égocentrique, ethnocentrique, mondecentrique
                            - ne sont bien entendu qu’une simplification des
                            nombreuses vagues de développement de la conscience, mais elles
                            nous permettent de commencer à voir que, comme le dit Gardner,
                            le développement est un déclin de l’égocentrisme. Chaque vague
                            développementale est une diminution du narcissisme et un enrichissement
                            de la conscience (une augmentation de la capacité à prendre
                            en compte des perspectives de plus en plus vastes et profondes).
                            Il y a bien sûr des modèles plus complexes comprenant plus de
                            niveaux. Dans le chapitre l, nous avons mentionné un exemple de
                            cette séquence développementale qui utilise la Spirale Dynamique
                            et ses huit vagues de développement (voir figure 2-l pour les
                            corrélations suivantes). Dans la Spirale Dynamique, les niveaux
                            préconventionnels sont beige (archaïque-instinctuel), violet (magique-
                            animiste) et rouge (égocentrique). Bien que rouge soit associé
                            au terme « égocentrique »,il faut bien comprendre que les deux
                            niveaux précédents sont encore plus égocentrique (il y a un déclin
                            continu du narcissisme à chacun des niveaux) ; rouge marque
                            simplement le point culminant des provinces égocentriques et
                            préconventionnelles, attitudes qu’il est à présent capable de manifester
                            avec force. Au niveau suivant (bleu, la règle conformiste), le
                            narcissisme est dispersé dans le groupe : ce n’est plus moi, mais mon
                            pays qui ne peut pas avoir tort ! Cette attitude conventionnelle et
                            conformiste perdure en orange (égoïque-rationnel), qui marque le
                            début des niveaux postconventionnels (vert, jaune et turquoise).
                            Les niveaux postconventionnels (particulièrement orange et vert)
                            sont caractérisés par une profonde remise en question des mythes,
                            des valeurs conformistes, et des tendances ethnocentriques qui
                            font presque toujours partie des niveaux préconventionnels et
                            conventionnels.
                            En résumé, à mesure que le développement se déplace du
                            préconventionnel au conventionnel au postconventionnel (ou de
                            l’égocentrique à l’ethnocentrique au mondecentrique), la quantité
                            de narcissisme et d’égocentrisme décroît lentement mais sûrement.
                            Au lieu de traiter le monde (et les autres) comme une extension du
                            soi, l’adulte mature pourvu d’une conscience postconventionnelle
                            approche le monde tel qu’il est, en tant que soi différencié dans


                            • Abou Darbrakam Ratatouille 27 juillet 2016 10:34

                              une communauté de sois différenciés, évoluant sur une base de
                              reconnaissance mutuelle et de respect. La spirale du développement
                              est une spirale de compassion, s’élargissant de moi à nous, à nous
                              tous, ouverte sur un horizon intégral.
                              Je me presse d’ajouter que cela ne signifie pas que ce développement
                              se fasse tout en douceur, ni ne soit une succession
                              d’avancées merveilleuses sur une échelle linéaire du progrès.
                              Chaque niveau de développement apporte non seulement de
                              nouvelles capacités mais également la possibilité de nouveaux
                              désastres ; de nouveaux potentiels mais aussi de nouvelles pathologies
                               ; des nouvelles forces et des nouvelles faiblesses. Dans le
                              schéma global de l’évolution, les nouveaux systèmes émergeants
                              font toujours face à de nouveaux problèmes : les chiens peuvent
                              avoir des cancers, pas les atomes. Il y a malheureusement un prix
                              à payer à chaque avancée de la conscience, et cette « dialectique
                              du progrès », (bonne nouvelle, mauvaise nouvelle), doit toujours
                              être gardée à l’esprit. Ceci dit, retenons pour l’instant que chaque
                              nouvelle vague de développement porte en elle la possibilité d’une
                              plus grande étendue de sollicitude, de compassion, de justice et
                              d’empathie, sur le chemin d’une perspective intégrale.


                              • Abou Darbrakam Ratatouille 27 juillet 2016 10:36

                                Combat le système !
                                L’une des sources du narcissisme est donc liée à une incapacité
                                à grandir, à évoluer. Il arrive que certains aspects de la conscience
                                qui refusent d’effectuer ces transitions, (notamment le mouvement
                                difficile qui va de l’égocentrisme au sociocentrisme), se retrouvent
                                « bloqués » aux stades égocentriques, avec des difficultés à s’adapter
                                aux règles et aux rôles de la société. Bien sûr, il se peut que certaines
                                règles, certains rôles ne soient pas dignes d’être respectés et demandent
                                à être critiqués et rejetés. Mais cette attitude postconventionnelle,
                                qui inspecte, pense et rejette les normes de la société, ne peut être
                                atteinte qu’en passant d’abord par les stades conventionnels, car
                                les compétences acquises à ces niveaux sont des prérequis nécessaires
                                à une conscience postconventionnelle. Autrement dit, une
                                personne qui ne parvient pas à accéder aux stades conventionnels
                                n’exprimera pas une critique postconventionnelle de la société, mais
                                seulement une rébellion préconventionnelle. Le message central
                                du narcissisme - « Personne ne me dit ce que j’ai à faire ! >> - est
                                fortement présent aux stades préconventionnels.
                                La génération des baby-boomers, reconnaissent les critiques,
                                fut une génération particulièrement rebelle. Il ne fait aucun doute
                                qu’une partie de cette rébellion est venue d’individus postconventionnels
                                sincèrement motivés par la réforme de ces aspects de la
                                société qui étaient injustes, immoraux et abusifs. Mais il est tout
                                aussi certain, et nous avons là-dessus de nombreuses données
                                objectives, qu’une inquiétante proportion de cette rébellion est
                                née d’impulsions préconventionnelles ayant beaucoup de mal à
                                accéder aux réalités conventionnelles. Les cris de ralliement des
                                années soixante, tels que « Combat le système ! » ou « Remettons en
                                question toute autorité ! », peuvent tout aussi bien émerger d’une
                                conscience préconventionnelle que postconventionnelle, et tout
                                porte à penser qu’il s’agit plus souvent de la première.
                                L’étude de cas classique est celle des mouvements estudiantins
                                de protestation dans les années soixante (notamment contre la
                                guerre du Vietnam). Les étudiants proclamaient à l’unisson que leur
                                action résultait d’un positionnement moral supérieur. Seulement
                                lorsqu’ils passèrent des tests de développement moral, la grande
                                majorité d’entre eux obtinrent des résultats reflétant des altitudes
                                préconventionnelles et non postconventionnelles.4 (On trouva peu
                                d’étudiants de type conventionnel/conformiste car, par définition,
                                ceux-à ne sont pas particulièrement rebelles). Bien sûr, il faut saluer
                                la moralité mondecentrique et postconventionnelle de la minorité
                                des protestataires (pas nécessairement leurs croyances mais le fait
                                qu’il y soient parvenus grâce à un raisonnement moral hautement
                                développé). Mais nous devons également reconnaître l’égocentrisme
                                préconventionnel de la majorité des contestataires.
                                L’aspect le plus fascinant de ce genre d’études empiriques, est
                                quelque chose que l’on rencontre souvent dans les situations
                                mettant en perspective des caractéristiques << pré- » et « post- »,
                                à savoir que pré-X et post-X sont l’un comme l’autre non-X (par
                                exemple, préconventionnel et postconventionnel sont tous les deux
                                non-conventionnels, hors des normes et des règles conventionnelles),
                                et par conséquent ils sont souvent confondus. Dans de telles situations,
                                « pré » et « post » utiliseront souvent la même rhétorique et la
                                même idéologie, mais ils sont en fait séparés par un fossé considérable
                                d’altitude et de développement. Lors des contestations de Berkeley
                                [en Californie], pratiquement tous les étudiants déclarèrent protester
                                sur la base de principes moraux universels (par ex., « La guerre
                                du Vietnam viole les droits humains universels, et par conséquent,
                                en tant qu’être moral, je refuse de me battre dans cette guerre. » ).
                                Mais des études ont prouvé sans équivoque possible qu’une minorité
                                seulement opérait sur la base de principes moraux postconventionnels
                                 ; l’action de la majorité était pilotée par des instincts
                                égocentriques préconventionnels : « Personne ne me dit ce que j’ai à
                                faire ! Alors prenez votre guerre et fichez-nous la paix. »
                                Il s’avère donc que, dans ce cas, de nobles idéaux moraux furent
                                utilisés pour soutenir ce qui n’était finalement qu’un ensemble
                                d’impulsions bien moins élevées. C’est l’étrange similitude de
                                surface entre « pré- » et « trans- » qui permet ce subterfuge ; qui
                                permit, autrement dit, au narcissisme préconventionnel d’occuper
                                les provinces de ce qui était revendiqué avec force comme de
                                l’idéalisme postconventionnel. La confusion du préconventionnel
                                et du postconventionnel, du fait qu’ils sont tous les deux nonconventionnels,
                                est ce qu’on appelle « l’erreur pré/trans », et il
                                apparaît qu’une partie au moins de l’idéalisme des baby-boomers
                                doive être interprétée, ou réinterprétée, à la lumière sans complaisance
                                de cette clarification.
                                C’est un point crucial, car cela nous informe sur le fait que,
                                quelle que soit l’apparence noble, idéaliste ou altruiste qu’une cause
                                peut revêtir, qu’il s’agisse d’écologie, de diversité culturelle ou de
                                la paix dans le monde, le simple fait d’affirmer son soutien intense
                                à cette cause ne suffit pas à déterminer pourquoi, en réalité, cette
                                cause est adoptée. Trop de commentateurs sociaux ont simplement
                                présumé, par exemple, que si les baby-boomers invoquaient
                                « l’harmonie, l’amour, le respect mutuel et le multiculturalisme »,
                                ils prônaient par conséquent une orientation idéaliste et non-égocentrique.
                                Pourtant dans de nombreux cas, comme nous allons le
                                voir, non seulement ce n’était pas là leur orientation en termes de
                                développement personnel, mais ils endossaient bruyamment une
                                perspective non-égocentrique en grande partie pour dissimuler
                                leur propre position égocentrique.
                                Tout cela ne signifie pas que tous les baby-boomers soient concernés.
                                Simplement qu’il y a souvent eu un étrange mélange d’idées
                                postconventionnelles et de motivations préconventionnelles, un
                                mélange, une pathologie, que j’appelle la << boomérite ».
                                Ken WILBER


                                • Taverne Taverne 27 juillet 2016 14:19

                                  @Ratatouille

                                  J’ai plus court que ce long discours : « le moi est haïssable » (Blaise Pascal) Et l’on en revient à la question de la haine. Décidément, cette question mérite un approfondissement. Mais je ne vais pas envahir davantage ce forum, je vais rédiger un article. Il faut bien, qui le fera sinon ? 


                                • JC_Lavau JC_Lavau 27 juillet 2016 14:46

                                  Voici un exemple de « médecine quantique » :
                                  http://impostures.deontologic.org/index.php?topic=163.0
                                  Et un autre :
                                  http://impostures.deontologic.org/index.php?topic=161.0

                                  Les liens internes sont morts depuis.
                                  Citation : "Judyann est aussi propriétaire de l’école M.I.C.H. (Institut d’Homéopathie Classique de Montréal) qui se spécialise dans l’enseignement homéopathique avec une direction quantique comme la tendance mondiale actuelle le demande."


                                  • JC_Lavau JC_Lavau 7 août 2016 12:32

                                    @JC_Lavau. Parce que le du gué, lui ne s’est jamais donné la peine de définir sa « médecine quantique ». Personne ne pourrait, du reste, mais lui prétend comprendre ce qu’il vaticine erratiquement.

                                    Dans l’analyse de contenu des errances vaticinantes du gué, on peut remarquer que chez lui, tout repose sur les adjectifs.
                                    « moderne », dans « science moderne »,
                                    « classique, quantique » à toutes les sauces dans tous les plats,
                                    « génétique, génique » à condition que ce soit un échec,
                                    etc.

                                    Navigateur à plume, Jacques Perret redoutait de décrire une tempête, et s’il s’y risquait, l’arrivée au port n’était pas belle à voir, le dernier lambeau d’hyperbole gréé sur un tronçon de métaphore, et six pieds d’adjectifs dans la cale.

                                    D’autres imposteurs professionnels utilisent une variante dans leur technique d’hypnose, celle des compléments de nom. Accoler deux noms qui n’ont rien à voir, et dont l’assemblage est « nouveau », c’est à dire incongru, cela vous occupe le cortex à tenter de déchiffrer le rébus, vous le sature, et vous abandonnez sous l’avalanche de nouvelles énigmes insolubles, avant d’avoir perçu que ça n’a aucun sens, que c’est idiot, juste confectionné pour saturer et épuiser votre entendement.
                                    Ainsi Laurent Nottale avec son « invariance d’échelle », Joël Sternheimer avec ses « ondes d’échelle », György Egely et Jean-Claude Pinoteau avec leurs « ondes de forme, énergie bio, biophotons »...

                                    Tous ces imposteurs prennent soin de ne jamais définir l’assemblage de mots bizarre qui fait leur fortune. Ils ont juste un usage, à la discrétion de l’hypnotiseur, et qui marche plutôt bien sur les gogos.


                                  • zygzornifle zygzornifle 28 juillet 2016 20:20

                                    vivement la gauche quantique contre la nano droite le tout orchestré par la particule du Dieu FN ....


                                    • JC_Lavau JC_Lavau 12 août 2016 11:47

                                      On veut bien entendre ce que « la médecine quantique » a à nous dire sur les crises épileptiques de la démoniaque que les banksters et les marchands d’armes et Israël comptent bien poser à la Maison Blanche.

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