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Accueil du site > Actualités > Technologies > De l’hydrogène presque gratuit à partir du méthane ?

De l’hydrogène presque gratuit à partir du méthane ?

L'hydrogène serait un combustible presque idéal pour remplacer les carburants fossiles. Sa combustion ne donne que de l'eau. Pas assez facile à stocker et transporter que ces carburants, il le devient de plus en plus grâce à diverses solutions nouvelles. Son seul défaut est qu'il n'existe pas pratiquement sur Terre à l'état naturel.

Jean-Paul Baquiast 19/10/2016

On ne peut l'obtenir en quantité suffisante que par hydrolyse de l'eau, ce qui consomme presque aussi d'énergie qu'il n'en produit.

Une série d'innovations récentes permettent de penser qu'il devrait prochainement être possible de l'obtenir à partir du méthane, gaz à effet de serrerelativement facile à collecter. Ce pourrait-être, comme l'écrit l'article du NewScientist cité en référence, une véritable révolution. L'utilisation du méthane, ce gaz à effet de serre très puissant, pourrait désormais se faire en grande quantité sans risque d'augmenter l'effet de serre global. Si les innovations proposées tenaient leurs promesses, le recours aux autres sources d'énergie renouvelable deviendrait, sinon inutile, mais moins indispensable. Ce serait, dans une large mesure, une véritable révolution dans le marché très sensible de l'énergie. Mais en est-on là ?

Alberto Abánades, professeur à l'Université Polytechnique de Madrid, le pense. Il a longtemps travaillé dans l'industrie pétrolière et c'est convaincu que les différentes méthodes proposées pour capturer le C02 émis après combustion sont à la fois très couteuse et inefficaces. D'un autre côté, les techniques proposées pour utiliser l'hydrogène comme combustible universel susceptible de remplacer les autres formes d'énergie, fossile ou renouvelable, sont elles-aussi couteuse et inefficaces. Ceci suffit à contredire les perspectives offertes par des prospectivistes comme Jeremy Rifkin prévoyant une nouvelle révolution industrielle reposant entre autres sur une « économie Hydrogène ».

Abánades propose une toute autre méthode pour obtenir de l'hydrogène. Elle consisterait à « craquer » le méthane comme on le fait du pétrole, pour le décomposer en ses atomes constitutifs, soit de l'hydrogène pure et du carbone. Celui-ci se présente alors sous forme de suies, récupérables sans provoquer de pollution. Le problème est que le cracking du méthane ne se produit qu'à des températures d'environ 500 à 800 degrés. Mais la difficulté précédente se retrouve évidemment. Obtenir ces températures exige beaucoup d'énergie. Le bilan total est négatif. De plus les suies produites finissent par engorger les appareils, les rendant inefficaces.

Un bain de métal fondu

Mais Abánades, lors de sa précédente carrière d'ingénieur, avait travaillé avec le physicien et Prix Nobel italien Carlo Rubbia. En étudiant la littérature relative à l'énergie, ils se sont aperçus qu'en 1999, l'ingénieur chimiste américain au Brookhaven National Laboratory à New York Meyer Steinberg avait proposé de cracker le méthane dans un bain de métal fondu à haute température. Le métal fondu améliorait le transfert de chaleur et permettait le transfert des suies en surface, où elles étaient récupérables.

Abánades et Rubbia, alors basés à l'Institute for Advanced Sustainability Studies à Potsdam, Allemagne, prirent contact avec des collègues de l'Institut de Technologie Karlsruhe, qui est sans doute le meilleur laboratoire européen pour l'étude de la fusion du métal. Après de deux ans de travail en commun, ils proposèrent en 2014 une méthode expérimentale pour cracker le méthane. Il s'agissait d'un tube de la taille et du diamètre d'une canne de hockey, composé de quartz et d'acier inoxydable empli d'étain fondu. En y injectant du méthane à la partie inférieure, en élevant la température de l'étain à 1000°, ils obtinrent de l'hydrogène pur au sommet du tube.

L'expérience terminée, qui dura deux semaines, ils constatèrent que des suies s'étaint formées et accumulées au sommet du tube où elles étaient récupérables. L'expérience répété en 2015 donna des résultats analogues.

Cependant, pour chauffer le métal, il faut de l'électricité. Alberto Abánades pense qu'en récupérant et utilisant environ 15% de l'hydrogène produit, ceci serait possible sans trop de difficultés. Resterait à régler la question des suies de carbone. Dans un processus industriel à grande échelle, les quantités produites deviendraient considérables. Cependant les chercheurs pensent que, comme s'agissant de carbone pure à 90%, il pourrait être utilisable dans de nombreux processus industriels, par exemple dans les nanotechnologie ou dans l'industrie du pneu.

La terre promise est-elle donc en vue, d'autant plus que le réchauffement climatique produira de plus en plus de méthane ? Il est trop tôt pour le dire. Nous pouvons seulement noter que les ingénieurs concernés sont europées, comme quoi l'Europe dispose encore de ressources sinon en énergie, du moins en matière grise.

Références

* International Journal of Hydrogen Energie vol 41, p 8159, accessible sur abonnement http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0360319916302592

* Alberto Abanades
https://www.researchgate.net/profile/Alberto_Abanades

* Carlo Rubbia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Rubbia

* NewScientist
https://www.newscientist.com/article/mg23230940-200-crack-methane-for-fossil-fuels-without-tears/


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65 réactions à cet article    


  • Olivier 20 octobre 2016 10:22

    Il existe de très nombreux moyens de produire de l’énergie, mais on tombe toujours sur le même problème, qui est que cela dérange des intérêts très puissants. 

    Quand on connaît le niveau de corruption des nos politiciens notamment par les monarchies pétrolières vous ne pensez quand même pas qu’ils vont permettre qu’on puisse se passer de leur pétrole ? 
    Pourquoi le nucléaire fait l’objet de tant d’attaques que la part des « écologistes » (alors qu’ils ne disent jamais rien des centrales à charbon, beaucoup plus polluantes) ? C’est parce que c’est un moyen autonome de produire de l’énergie ! Et pourquoi les techniques d’extraction des gaz de schiste ont été interdits en Europe ? Pour la même raison...

    • Gabriel Gabriel 20 octobre 2016 11:10

      @Olivier
      Vous posez la question pourquoi les écolos sont contre le nucléaire ? La réponse est simple, claire et évidente. Premièrement parce que lorsque un accident majeur arrive (Emballement du réacteur) nous sommes dans l’incapacité totale de l’arrêter (Voir Tchernobyl, Fukushima) Deuxièmement les déchets sont dangereux pour des milliers d’années et on ne sait quoi en faire si ce n’est les enterrer ça et là cadeaux pour les générations futures. Si ces deux points étaient réglés, cette énergie serait fabuleuse mais, ce n’est pas le cas. De plus, je vous encourage à regarder le coût faramineux qu’il va falloir débourser à l’avenir pour maintenir et sécuriser ces centrales. Celui ci sera répercuté sur les factures des consommateurs qui s’apercevront alors, qu’il est temps d’engager sérieusement la mutation énergétique vers des solutions plus propres et moins dangereuses (voir les propositions de JLM à ce sujet).


    • Jean Pierre 20 octobre 2016 14:51

      @Olivier
      Vous avez plus d’imagination pour inventer des délires conspirationnistes que pour proposer de nouveaux moyens de produire de l’énergie. Mais je vous comprends. C’est beaucoup plus facile.

      Expliquez-nous donc pourquoi nos politiciens « corrompus par les monarchies pétrolières » sont d’aussi chauds partisans du nucléaire... 

    • Laulau Laulau 20 octobre 2016 10:33

      Si l’on considère que la combustion du méthane revient thermodynamiquement à la combustion d’un carbone plus celle de quatre hydrogène et que la production d’hydrogène à partir du méthane coûte de l’énergie, le bilan de cette méthode est assez désastreux. Le seul avantage est de récupérer du carbone au lieu du CO2, mais à quel prix !!!


      • Automates Intelligents (JP Baquiast) 20 octobre 2016 11:43

        @Laulau
        Il ne s’agit pas de bruler du méthane , mais de le « cracker ». L’énergie pour le cracking est obtenu par combustion d’une partie de l’H produit


      • Laulau Laulau 20 octobre 2016 13:35

        @Automates Intelligents (JP Baquiast)

        Bon, ouvrez un bouquin de thermodynamique et vous pourrez ensuite comprendre ce que j’ai voulu dire. Je sais lire et je sais aussi ce que c’est qu’un cracking, je suis docteur en chimie.
        Si vous voulez vraiment que l’on puisse rouler à l’hydrogène (ça n’est pas forcément une bonne idée), le meilleur moyen de l’obtenir c’est évidemment l’électrolyse : le produit de départ est gratuit ou presque et le rendement énergétique est très bon. De plus le sous produit (l’oxygène) est bien plus intéressant que la suie. Enfin cela peut même servir de stockage de l’énergie en produisant de l’hydrogène pendant les périodes de surproduction d’électricité.


      • zzz999 20 octobre 2016 13:56

        @Laulau :

        On pourrait même mettre à contribution les déchets nucléaires pour produire de l’hydrogène par radiolyse.


      • amiaplacidus amiaplacidus 20 octobre 2016 15:22

        n@Laulau
        Vous savez Laulau, Automates Intelligents (JP Baquiast) n’a que des rapports lointains avec science et technique. Ces articles me semblent des compilations de parutions douteuses et / ou mal digérées.

        Et sur le problème de l’hydrogène, ce qu’il propose est totalement à contre-courant des recherches actuelles.
        Schématiquement.
        L’électricité produite par les éoliennes et le photovoltaïque est utilisée pour hydrolyser de l’eau (et pas hydrolyse qui est un phénomène tout différent, bonnet d’âne à Automates Intelligents JP Baquiast).
        L’oxygène produit est relâché, l’hydrogène est combiné avec le CO2 atmosphérique pour produire du méthane.
        Le méthane peut ensuite être utilisé dans un moteur thermique classique, le CO2 produit alors est celui qui a été capturé lors de la phase de méthanisation (opération neutre).

        Audi est très à la pointe dans ce domaine. Ils ont équipé une voiture d’un moteur à gaz, la Audi A3 Sportback g-tron. La station de méthanisation est en phase de pré-industrailisation et alimente un millier de véhicules. Le coût d’utilisation total (production électrique+méthanisation+véhicule) fait ressortir un coût de 1,40 € par 100 km, sans concurrence. Un plein de gaz permet de parcourir 400 km, on peut recharger dans des stations gaz naturel habituel, mais le prix au km augmente.
        Audi a déjà lancé la commercialisation dans plusieurs pays européens : Allemagne, Belgique, Finlande, Italie, Pays-Bas, Autriche, Suède et Suisse.
        .
        À noter que la réaction de méthanisation est due à un Français, Paul Sabatier (qui a reçu le Nobel pour cela).
        Mais, les ayatollah du nucléaire veillent : pas de nouvelles énergies chez nous ! Même si le nucléaire en France est en train de souffrir ; 18 des 58 réacteurs sont à l’arrêt, avec des causes diverses : pannes, malfaçons, rechargement de combustible, entretien, etc. Il était prévu qu’au maximum 4 ou 5 réacteurs devaient être à l’arrêt pour maintenance et rechargement de combustible, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est loin du compte.
        Bon, l’analyse prévisionnelle et le souci de l’avenir semblent être le cadet des soucis des nucléocrates.
        .
        Attendons nous à payer bientôt le VRAI coût de l’électronucléaire.


      • sleeping-zombie 20 octobre 2016 17:43

        @Laulau
        J’ai eu également la même réflexion, même si mes cours de physique sont maintenant loin.

        Bon, l’auteur commence son article par :
        On ne peut l’obtenir en quantité suffisante que par hydrolyse de l’eau, ce qui consomme presque aussi d’énergie qu’il n’en produit.

        Ce qui laisse entendre que ses propres cours sont encore plus loin...
        Alors je vais essayer de chiffrer :
        (sources de données : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pouvoir_calorifique)

        Source de chaleur 1 : brûler le méthane directement
        1kg de méthane brule en produisant 50 MJ (peut importe ce que ça représente, c’est pour comparer)

        Source de chaleur 2 : le processus décrit par l’article, en supposant toutes ses données exactes
        1kg de méthane cracké donnent 250 grammes d’hydrogène (par rapport des masses atomiques entre carbone et hydrogène) . A supposer que le « craquage » soit sans perte.
        250g d’hydrogène, beaucoup plus dur à stocker, brûle en produisant 30MJ, dont 15% sont réutilisés pour produire le craquage. Restent environ 25MJ.

        Résultat des courses : 50% de pertes.
        Donc, a quantité de chaleur égale : 2 fois plus de consommation de méthane.

        .... Au fait, on le produit comment le méthane ? Parce que, si le but c’est de limiter la pollution de la combustion finale, mais que ça se fait au coût d’un pollution de production plus elevée, on gagne rien.


      • Alren Alren 20 octobre 2016 17:51

        @zzz999

        On pourrait même mettre à contribution les déchets nucléaires pour produire de l’hydrogène par radiolyse.

        C’est ce qui s’est produit à Fukushima. Mais il faut pour cela laisser monter dangereusement la température (800° ?) avec le risque, s’ils n’ont pas été séparés dès le début de la radiolyse, qu’oxygène et hydrogène se recombinent en une violente explosion (il semblerait qu’on atteigne alors les 10 000° !).
        D’autre part on produirait une quantité notable de tritium radioactif dont on ne saurait pas se débarrasser ...


      • Alren Alren 20 octobre 2016 17:57

        @Laulau

        Bien sûr, vous avez raison, le rendement de l’opération d’électrolyse est très loin des 100% même si des progrès ont été effectués récemment semble-t-il en France.

        Il faudrait que cette hydrogène électrolytique soit produit du fait aussi des risques d’explosion, sur le site des éoliennes en mer en cas de surproduction énergétique.
         Mais cela poserait des problèmes de surveillance et de maintenance avec un risque supplémentaire en cas de tempête.


      • Alren Alren 20 octobre 2016 18:06

        @Laulau

        Le seul avantage est de récupérer du carbone

        Mais un carbone très pur, ce qui pourrait être intéressant pour l’industrie des nanotubes de carbone et ses dérivés.


      • zzz999 21 octobre 2016 09:53

        @Alren

        Ce processus doit évidemment se faire dans une enceinte contrôlée et rien n’empêche de brûler le tritium pour en faire de l’eau lourde (utilisable en recherche) ce qui contribue d’autant plus à entretenir la chaleur qui elle peut très bien être exploitée par des génératrices stirling par exemple.


      • Croa Croa 21 octobre 2016 10:28

        À sleeping-zombie : « on le produit comment le méthane ? »
        La source principale c’est le gaz naturel (composé essentiellement de méthane.)
        Donc on achète ça aux russes !  smiley


      • sleeping-zombie 21 octobre 2016 13:59

        @Croa
        N’étant pas fan de foot, je n’ai jamais compris pourquoi les fan veulent a tout prix se différencier les uns des autres.
        N’étant pas croyant, je n’ai jamais compris pourquoi les religieux se foutent sur la gueule.
        N’étant pas nationaliste, quand je dis « on », c’est l’humanité en général, et pas les français en particulier.
        N’étant pas adepte de la méthode qui consiste à considérer un problème réglé dès lors qu’il est seulement déplacé chez le voisin, ta réponse, même si elle se veut humoristique, me laisse grandement sur ma faim :)


      • Alren Alren 22 octobre 2016 19:41

        @zzz999

        Ce processus doit évidemment se faire dans une enceinte contrôlée

        Des radionucléides très actifs dans une enceinte à 800° ou plus ?

        Avez vous réalisé que l’inox (le meilleur pour une enceinte de confinement à haute pression) serait chauffé au rouge cerise et se déformerait en cas de surpression due à un emballement incontrôlable de la réaction ? En crevant il causerait une catastrophe équivalente à Tchernobyl !

        et rien n’empêche de brûler le tritium pour en faire de l’eau lourde (utilisable en recherche)

        On ne sait pas « brûler » le tritium ! C’est même un déchet que l’usine de La Hague envoie discrètement en mer pour s’en débarrasser !

        Seule l’irréalisable fusion nucléaire utiliserait du tritium ! Aucune autre « recherche » n’en a besoin.


      • JL JL 20 octobre 2016 10:56

        .


        ’’... pour chauffer le métal, il faut de l’électricité. Alberto Abánades pense qu’en récupérant et utilisant environ 15% de l’hydrogène produit, ceci serait possible sans trop de difficultés. ’’
         
        Je ne suis pas du tout capable de répondre à cette question que je me pose : est-ce que ce n’est pas contradictoire avec le principe de Carnot ? Je veux dire : le méthane deviendrait une source d’énergie ! Si tel était du domaine du possible, ça se saurait, non ?

        • JL JL 20 octobre 2016 11:32

          Au temps pour moi : bien qu’étant un GES, le méthane est un gaz naturel susceptible de produire de l’énergie.

           


        • doctorix doctorix 20 octobre 2016 19:58

          @JL

          Il y a quelques années, un vieil ami mécano me parlait d’un drôle de vieux solitaire qu’il avait connu.
          Il avait dans sa cheminée une sorte de boule métallique creuse.
          D’après la couleur, elle semblait être à 800°C.
          Elle avait un petit trou au sommet.
          Elle était « alimentée » par un tube qui laissait tomber de l’eau goutte à goutte dans l’orifice.
          Il ne donnait jamais d’explication, ayant, disait-il, reçu la visite « d’hommes en noir ».
          Mais ses visiteurs plus amicaux comprenaient que l’eau était hydrolysée à cette température, et que les composants de l’eau brûlaient, en entretenaient la chaleur de la sphère indéfiniment. Il disait seulement que « c’est le débit qui est important ».
          Bien sûr, ce n’est pas compatible avec les lois de la thermodynamique.
          On n’a pas su grand-chose de cette affaire, ni de quoi était faite la boule.
          Il y a la fragilité du témoignage humain, mais mon ami est digne de foi.
          Et nous ne savons pas tout.
          Et pendant ce temps, l’E-Cat suit son petit bonhomme de chemin, discrètement.


        • doctorix doctorix 20 octobre 2016 20:13

          @JL

          Ben oui, c’est le premier des hydrocarbures :
          Mépébé, j’apprenais, comme moyen mnémotechnique :
          Méthane Ethane Propane Butane, De C1 à C4 ( Cn H 2n+2), CH4, C2H6, C3H8, C4H10.
          Ensuite c’est facile : pentane, hexane, heptane, octane, nonane, décane...
          En passant, et comme je l’ai expliqué dans un de mes articles, sept de ces dix produits, les constituants du pétrole, sont tous synthétisés à 100 km de profondeur, à 2000°C et 25 kilobars de pression, de façon permanente, à partir du carbonate de calcium, de l’oxyde de fer et de l’eau.
          C’est pourquoi le pic pétrolier, c’est pour dans dix mille ans. Si on ajoute que le CO2 responsable du réchauffement climatique, c’est du pipeau, on ne devrait pas s’en faire plus que ça, pollution mise à part.
          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-petrole-ne-serait-pas-d-origine-98577

        • Rémi Mondine 20 octobre 2016 21:11

          @doctorix
          Bonjour,


          vous avez raison l’e-cat avance, mais je penses qu’il n’avancera pas suffisement pour percer.
          Je m’explique une équipe russe aurait compris la théorie derrière l’e-cat. Il fonctionnerais mais créerais des produits radiactifs. 
          Ce serait cohérent avec les faits : Des clients enthousiaste au départ puis lors des tests des séparations violentes dont personne ne parle clairement.
          Si effectivment le produit sort l’énergie que revendique Rossi il est crédible d’ou l’enthousiasme.
          Puis lors des tests de longue durée il apparaît des produits radioactifs et alors là le client n’est plus content :
          Il a un produit invendable.
          Il doit se débarasser de produits radioactifs. 
          Evidement à confirmer, mais ca semble cohérent avec l’histoire.

        • Abcdefg (---.---.225.26) 20 octobre 2016 22:13

          @JL  :) le méthane c est accessoirement une base importante du GPL, on est effectivement en pleine révolution conceptuelle


        • zzz999 21 octobre 2016 09:02

          @doctorix

          Au risque de vous contredire et étant moi même ami avec un ponte français de la fusion froide (JP Bibérian) ne vous risquez plus trop à citer Rossi dont l’affaire commence à ressembler de plus en plus à une escroquerie, ce qui n’empêche pas maints autres manip de fusion froide de marcher quand même, mais pas avec le rendement mirifique de l’E-CAT.

          Sinon pour rester crédible, évitez de parler des hommes en noir dans une discussion de ce type.


        • doctorix doctorix 21 octobre 2016 12:26

          @zzz999

          Les hommes en noir existent pourtant bien.
          S’il faut éviter de parler des ovnis, hommes en noir, énergies libres pour rester crédible, alors on n’est pas près d’en sortir.
          Osons, au contraire, comme cet article curieux, que je ne reprends pas encore à mon compte mais qui interpelle :
          Osons supposer le pire, le plus abject, parce qu’il n’y a pas de limite quand des intérêts humains sont en jeu.

        • doctorix doctorix 21 octobre 2016 19:45

          @Rémi Mondine

          S’il y a des produits radiatifs, il n’en est pas qu’un cm de plomb ne puisse arrêter. 
          Mais même cette hypothèse n’est pas certaine.
          Et il semble qu’il n’y ait pas de résidu radio-actif.
          Si vous avez des compte-rendus des russes je suis preneur.

        • escoe 20 octobre 2016 11:03

          « On ne peut l’obtenir en quantité suffisante que par hydrolyse de l’eau »

          Ah, ça commence très mal et même très très mal....

          Hydrolyse de l’eau, MOUAAAAAAAAAAAAAAAAARF !!!!


          • JL JL 20 octobre 2016 11:33

            @escoe

             Bah : il fallait lire ’électrolyse’

          • doctorix doctorix 21 octobre 2016 12:34

            @JL

            Oui, certains connards adorent se délecter d’un lapsus pour décrédibiliser ce qui est dit, et son auteur.
            L’électrolyse est d’ailleurs un moyen d’hydrolyse comme un autre.
            En effet l’hydrolyse est une réaction chimique dans laquelle une liaison covalente est rompue par action d’une molécule d’eau.
            L’hydrolyse de l’eau par l’eau ne me parait donc pas si absurde...


          • JC_Lavau JC_Lavau 21 octobre 2016 14:11

            @doctorix. Ce que les randonneurs ultra-légers préfèrent, est l’eau lyophilisée, pour gagner du poids.
            Mais bon, après il faut la chauffer au bain Marie.


          • escoe 21 octobre 2016 17:50

            @doctorix « L’électrolyse est d’ailleurs un moyen d’hydrolyse comme un autre »

            Cherchez un peu, on peut faire de l’électrolye en l’absence totale d’eau. Il siuffit que la molécule se dissocie dans un solvant approprié tel que le carbonate de propylène.



            • JL JL 20 octobre 2016 11:53

              @Automates Intelligents (JP Baquiast)
               

               Désolé, mon Larousse est ignorant, il me dit : « décomposition de certains composés chimiques par l’eau ».
               
               Je devrais probablement le changer.

            • foufouille foufouille 20 octobre 2016 12:04

              @Automates Intelligents (JP Baquiast)
              http://www.cnrtl.fr/definition/hydrolyse


            • Doume65 20 octobre 2016 12:37

              @Automates Intelligents (JP Baquiast)

              Errare humanum est, perseverare diabolicum

              Tout le monde peut se tromper, mais pourquoi ne pas en convenir ? Ta succession de liens sur chaque mot ne fait que prouver que tu n’a pas pu trouver une définition correspondant à ce que tu affirmes. Ces liens font croire à qui regarde un peu vite que ta définition existe ailleurs que dans ton esprit. Cela nuit à ta cause car nous dévoile ta malhonnêteté et on peut alors légitimement se demander à quel pont elle est prégnante dans l’article. Ça aurait été si simple de répondre : « ok, j’ai employé un mauvais terme, malheureusement un article ne peut être modifié sur AV ». Tu y perdais quoi ? Ton honneur ? Pas du tout ! Ce n’est que l’hypertrophie de ton « moi » qui te fais croire cela.


            • escoe 20 octobre 2016 14:39

              @JL « Je devrais probablement le changer »

              Ne changez rien, l’automate peu intelligent ne sait toujours pas ce que c’est que l’hydrolyse et votre dictionnaire dit juste.


            • abcdef (---.---.70.146) 20 octobre 2016 12:23

              Cool on ce remet à réfléchir en se réappropriant notre savoir :)


              • zzz999 20 octobre 2016 13:54

                STOR H est un procédé qui permet de stocker l’hydrogène sous forme d’hydrure métallique, il suffirait alors de charger son véhicule avec des cannettes plus ou moins grosses et sans danger pour rouler :

                http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/cop-21/le-scooter-a-hydrogene-qui-carbure-a-la-poudre_102745


                • Laulau Laulau 20 octobre 2016 14:12

                  @zzz999
                  des cannettes plus ou moins grosses et sans danger pour rouler :

                  J’aimerais bien savoir de quels hydrures il s’agit. Tout ceux que j’ai utilisé avaient tendance à s’enflammer spontanément à l’air ou en présence d’eau. 


                • zzz999 21 octobre 2016 09:55

                  @Laulau

                   le nickel ou le palladium par exemple qui sont d’excellentes éponges à hydrogène.


                • escoe 20 octobre 2016 14:51

                  Je rappelle quand même que la production industrielle d’hydrogène est basée sur la réaction CH4 + H2O => CO + 3H2 et non sur l’électrolyse


                  • shyroki (---.---.56.238) 20 octobre 2016 16:18

                    @escoe
                    Le pétrole coûte moins chère que l’électricité.


                    CO + H2O ↔ CO2 + H2 

                    pour compléter la réaction ^^

                  • escoe 21 octobre 2016 17:45

                    @shyroki « CO + H2O ↔ CO2 + H2 »

                    On fait plus intelligent : D’abord on fait du méthanol CO + 2H2 => CH3OH
                    Puis on carbonyle en acide acétique : CH3OH + CO => CH3COOH. Faut pas gâcher, le catalyseur est bien plus cher que l’or. On fait ensuite de l’acétate de vinyle qui, polymérisé, entre en quantité importante dans les peintures et colles.
                    Une partie de l’acide est transformée en anhydride acétique qui sert à faire de l’acétate de cellulose, de l’aspirine, du paracétamol, de la vanilline. Lavau sait où ça se passe.
                    Par ailleurs le CO peut être chloré en phosgène qui va essentiellement conduire au toluène diisocyanate (TDI) des polyuréthanes (résines, peintures...)
                    Voilà c’était mon petit cours de chimie industrielle. N’oubliez pas que l’on parle à de productions qui dépassent souvent 100 000 tonnes/an.



                  • shyroki (---.---.56.238) 20 octobre 2016 16:00

                    intéressant mais difficilement compréhensible ?


                    Je ne parviens pas à comprendre comment 15% de l’hydrogène produit peut suffire pour chauffer l’étain et ainsi craquer le méthane en hydrogène sans que la réaction soit endothermique ?

                    En partant du principe que c’est possible, trouver des sources de méthane autre que le pétrole sera problématique, les besoins sont telle que cela utiliserait tout les produit organiques que nous avons.

                    C’est un opinion personnel, mais je pense qu’utiliser le nucléaire pour produire de l’hydrogène à partir de l’eau me semble une solution bien plus simple.
                    Les potentiels de production sont considérablement plus important que d’utiliser tout les produits organiques à notre disposition pour produire le méthane.

                    Mais le nucléaire fait peur.

                    • Automates Intelligents (JP Baquiast) 20 octobre 2016 19:23

                      @shyroki
                      Bien sûr, s’il existes surplus d’électricité nucleaire on peut s’en servir pour produire de l’H. Mais les chercheurs cités dans l’article veulent trouver une solution n’obligeant pas à recourir au nucléaire. Quant au méthane naturel, on peut le trouver assez facilement. Voyez http://www.whatsyourimpact.com/votreimpact.org/sources-du-methane.php
                      J’ai lu aujourd’hui, mais n’ai pas pu vérifier, que des sources de méthane provenant du sous-sol océanique ont été détectées


                    • Abcdefg (---.---.225.26) 20 octobre 2016 22:28

                      @shyroki L intérêt du gaz c est qu il y a des réserves immenses, plus de cent ans ( cela laisse du temps pour une vrai transition), l’ intérêt de ne pas l utiliser en combustion c est ne pas rejeter de gaz a effet de serre, l intérêt de l hydrogène c est que vulgairement cela fait bander les décideurs et le carbone peut être un sous produit utile pour remplacer quelque plastique (dont la ressource est lie au pétrole). Pour le rendement a 85% j en sais rien, mais je crois pas que nos société s adapteront assez vite, alors autant faire réfléchir, au pire la science donne le faux, c est sa seule force, après j ai des principes je ne clique jamais sur un lien avec fusion froide, mais autour y a parfois des réflexions intéressantes.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 20 octobre 2016 23:26

                      @Abcdefg. Tu es 100 % intoxiqué par l’intox, toi : « rejeter de gaz a effet de serre ».


                    • Doume65 21 octobre 2016 11:30

                      @Automates Intelligents (JP Baquiast)
                      « J’ai lu aujourd’hui, mais n’ai pas pu vérifier, que des sources de méthane provenant du sous-sol océanique ont été détectées »

                      C’est tout vérifié. C’est même un cauchemar pour bon nombre de scientifiques qui voient arriver le moment où, sous le changement climatique ce méthane va s’évaporer (ce qu’il commence à faire) et se retrouver dans l’air, augmentant du coup l’effet de serre.
                      L’espoir, cependant, c’est qu’il soit dilué dans l’eau et dissout avant d’arriver en surface.
                      D’un autre côté, des industriels, notamment japonais, espèrent pouvoir tirer profit de ces gisements.


                    • doctorix doctorix 21 octobre 2016 12:56

                      @Abcdefg

                      « je ne clique jamais sur un lien avec fusion froide »
                      Belle preuve d’intelligence et d’ouverture d’esprit....
                      C’est à cause de tordus de ce genre que la science stagne.
                      Lavoisier avait bien montré le chemin, quand il disait : « Des pierres ne peuvent tomber du ciel parce qu’il n’y a pas de pierres dans le ciel ».
                      Avec des gens comme ça, on n’est pas près d’avancer ...
                      Et on continuera de rouler avec des bagnoles dont le principe de propulsion n’a guère évolué depuis près de 200 ans.


                    • Abcdefg (---.---.89.111) 21 octobre 2016 15:17

                      @doctorix La fusion c est normalement la centrale nucléaire qu est le soleil, deux atomes d hydrogène fusionne en un atome d hélium ( et pour les soleil plus conséquent que le notre la fusion donne tout le tableau périodique, notre uranium sur terre vient de la fusion d un gros soleil mort depuis, on est des poussières d étoile) a partir de là soit c est pas le bon mot on parle pas de fusion, soit c est chaud, soit ils ont le prix Nobel et c est pas le cas, voilà c est tout.


                    • Abcdefg (---.---.89.111) 21 octobre 2016 15:22

                      @JC_Lavau J ai une base en écologie et le mouvement des atomes en fait partie les géologues s intéressent pas au déplacement d un atome de phosphore sur des millions d années et les biologistes ne pensent pas en système atomique, au mieux en système informatif phylogénie. A chaque spécialité ces tares, yep je suis sceptique mais pas contre le GIEC :)


                    • Doume65 21 octobre 2016 20:18

                      @doctorix
                      « Lavoisier avait bien montré le chemin »

                      Oui mais le fou regarde le doigt lorsqu’on lui montre la lune. Tu as vu comment il a fini, enfin, comment on l’a fini !


                    • abcdef (---.---.70.146) 21 octobre 2016 21:08

                      @doctorix on ne produit pas d’énergie, on n’utilise que sa transformation (d’une énergie potentiel sous forme carboné, en énergie thermique pour pouvoir la transformer en énergie mécanique) et l’utiliser pour déplacer 1.5 tonne 5 de ferraille (votre bagnole) pour une charge utile de 50 à 200 kg c’est énorme, à titre de comparaison un tracteur agricole de 5 tonnes en tracte 23 tonnes (5 de tracteur 4 de remorque et 14 de charge utile) et une semi-remorque de 8 tonnes tracte 44 tonnes (8 de tracteurs, 11 t de remorque et 25 tonnes de charge utile), faites les ratios les voitures modernes ont bien trop de poids par rapport à leurs charges utiles (à moins de les faire en carbone), le plus simple c’est de les limiter et pensée l’urbanisation (et j’habite en campagne, je ne prétend pas que cela va me simplifier la vie, faudra penser ses déplacements)


                    • doctorix doctorix 22 octobre 2016 11:19

                      @abcdef

                      D’une manière générale, le mot fusion venant du latin fusio et du verbe fundere signifie fondre, comme on le voit sur l’animation. Mais on extrait deux notions distinctes de ce mécanisme :

                      • fondre à proprement parler, au sens physique, le passage d’un corps ou d’une substance de l’état solide à l’état liquide ;
                      • et fusionner qui désigne aussi la perte de la distinction entre plusieurs entités. Par exemple si l’eau du verre gèle à nouveau les glaçons ne seront plus fondus, mais resteront fusionnés.
                      • Ce qui veut dire que fusionner deux atomes n’implique pas nécessairement une notion de chaleur, mais réunion de deux entités distinctes en une seule. C’est ce qu’il faut entendre par fusion froide. Il est évident que la LENR n’implique pas les mêmes mécanismes que la fusion solaire. Ce sont ces mécanismes mal connus qu’il faut impérativement mettre en lumière, ce qui implique une compréhension différente de la physique en une sorte de saut quantique de la connaissance.

                    • Doume65 22 octobre 2016 20:13

                      @doctorix
                      La fusion dite froide s’accompagne d’un dégagement de chaleur. C’est relativement à ce qui se passe dans les tokamaks ou dans une étoile, que c’est froid. De même on parle de supraconductivité à des températures « chaudes » alors que c’est en-dessous de 164 kelvins (-109 °celsius).


                    • abcdef (---.---.70.146) 22 octobre 2016 22:25

                      @doctorix, votre démarche on sait pas tout mais cela marche, je la valide parfois, j’ai deux exemples le système pantone et l’ostéotérapie, les 2 à la base on des postulats ésotériques.
                      Le système pantone est à la base un don divin fait un charpentier, qui est reproductible par des ingénieurs et qui limite la pollution voir peu valoriser l’acide de batterie, on peut postuler peut-être à tord qu’il y a une hydrolise qui optimise le rendement (et limite les résidus de combustion, si on met de l’huile jaune et qu’on vidange de l’huile noir, c’est qu’une partie du fuel n’a pas pût bruler), l’inspiration est insolite, le résultat est reproductible et efficace, donc renault a déposé des brevets à la con avec des injecteurs à eau qui ne marchent pas et qui empêchent toute réflexion sur le sujet.
                      L’ostéothérapie a une mystique initiale, mais quand vous vous bloquez 3 cervicales et 3 dorsales au point qu’un nerf soit pincé ce qui vous empêche de lever le bras, bah cela marche et de toute manière la médecine ne ce soucie des maux des prolos les troubles musculosquelettiques concernent principalement les paysans, les ouvriers du batiment et des abattoirs, par conséquent elle n’offre que 2 réponses vous gavez de médocs, constater par radio, la chirurgie le cas échéant et sinon d’une manière générale culpabiliser le patient, parce que bon y à des gens qui ont des vrais problèmes (qui ce soignent avec des médocs) et puis rendez vous compte les riches font des études, donc à la procréation leurs fertilités baissent et en plus il risque d’avoir des enfants moches, par conséquent la médecine doit répondre à ses priorités (de riches et culpabiliser les pauvres et puis cela occupe les chirurgiens avec des prothèses de hanches, des hernies discales et les immunologues avec des staphilocoques aureus, doré, multirésistants).
                      So wath, je suis pas hermétique, mais cela fait tellement magique ce truc de la fusion froide, que voilà


                    • eau-du-robinet eau-du-robinet 20 octobre 2016 17:42

                      Bonjour,
                      .
                      On peut y fabriquer de l’hydrogène voire du méthane à partir de d’énergies vertes.
                      .
                      On prend par exemple le surplus de l’énergie éolienne :
                      .
                      On décompose l’eau avec l’électricité par l’électrolyse de l’eau , on récupère le hydrogène qu’on peut stocker ou le mélanger avec le CO2 de l’air ambiant pour fabriquer du méthane . Puis le méthane peut être réinjecte dans le réseau de GAZ voire être stocké.
                      .
                      Produire du méthane à partir du CO2 + H2 => pour obtenir du CH4 + 2 H2O
                      .
                      Une vidéo à l’appui ...
                      https://www.youtube.com/watch?v=THt_WVAlbV4
                      .
                      voire aussi
                      http://www.bioenergie-promotion.fr/24904/production-de-methane-a-partir-dhydrogene-du-vent-et-de-co2-de-stations-depuration/
                      .
                      http://www.grtgaz.com/fileadmin/engagements/documents/fr/Power-to-Gas-etude-ADEME-GRTgaz-GrDF.pdf
                      .
                      http://www.scinexx.de/wissen-aktuell-19554-2015-11-20.html


                      • shyroki (---.---.88.237) 20 octobre 2016 21:54

                        @eau-du-robinet
                        L’éolien étant une blague parler de surplus, cela fait sourire.

                        Utiliser l’énergie électrique de l’éolien pour faire de l’hydrolyse de l’eau afin d’obtenir de l’hydrogène, pour ensuite en faire du méthane, ...

                        Si on fait abstraction des quantités produite extrêmement faible en utilisant ce moyen, le cout d’une telle procédure serait vraiment important.

                        Après trouver des solutions pour stocker de l’énergie électrique avec un bon rendement, beaucoup y travail.


                      • JC_Lavau JC_Lavau 20 octobre 2016 18:13

                        Imposture de A à Z dans cet article, comme bien trop souvent chez Jean-Paul Baquiast, qui n’a jamais eu l’ombre d’une formation scientifique.

                        Depuis plus de trois milliards d’années, c’est la photosynthèse qui consomme le dioxyde de carbone océanique puis atmosphérique. Ça marche tellement bien que les algues ont fini par rendre d’abord les océans, puis l’atmosphère aussi, oxydants et non plus réducteurs. Ça marche mal durant les glaciations, car alors la tragique pénurie en CO2 atmosphérique fait gravement souffrir la végétation terrestre. Ces temps-ci, la pénurie perd de sa gravité, et nombreuses sont les zones semi-arides qui en profitent pour se reverdir. 98 % des espèces végétales terrestres attendent le triplement en CO2 atmosphérique pour atteindre leur optimum végétatif, pour lequel elles avaient évolué depuis toujours.

                        L’argument « capturer le CO2 » est une imposture majeure.
                        Et la suite pseudo-industrielle est d’une stupidité insondable.


                        • baldis30 21 octobre 2016 10:21

                          @JC_Lavau

                          imposture .... le mot est faible .... ! 

                        • HELIOS HELIOS 20 octobre 2016 19:24

                          .... soyons serieux 2 secondes.... c’est pourquoi faire l’hydrogène ? disons le clairement, c’est pour faire tourner des moteurs dans des vehicules... et c’est tout !


                          Parce que le reste, cela peut etre electrique car connecté directement au reseau. et faire de l’electricité, ça on sait faire on a pas besoin de methane, on a :
                          Le nucleaire, les carburants divers et varies (charbon,petrole, gaz), le soleil, le vent, l’eau.... chacun d’entre eux ayant des avantages et des inconvenients.

                          Alors, l’hydrogène est interressante car comme le petrole c’est un « porteur » energetique interressant, mais il a un ENORME defaut... a l’instar de l’electricité et son problème de batterie, l’hydrogène est un produit difficilement stockable. Il ne suffit pas de faire un reservoir genre bouteille de gaz.... pas possible, parce que l’hydrogène passe a travers (eh, oui, ne rigolez pas...)

                          L’hydrogène demande des reservoirs lourds et fragiles... et chers, avec tous les problemes que posent la « recharge » et l’approvisionnement des stations.

                          Actuellement la meilleure solition consiste a transporter les composants qui permettent de fabriquer de l’hydrogène A BORD du vehicule qui va l’utiliser ensuite, soit en le brulant, soit en le « reduisnat » comme les piles a combustibles.
                          Tout ça... ce sont des usines a gaz également complexes, cheres et dont le rendement (double conversion pour obtenir l’hydrogene puis pour obtenir le mouvement d’un moteur) ... et donc un rendement detestable.

                          Dommage, l’idée est bonne... 

                          Avant d’avoir nos autos qui fonctionnent a l’hydrogène, il nous faut developper des reservoirs..... et ensuite il faut trouver une technologie a haut rendement pour obtenir soit de la chaleur, soit de l’electricité... on y est pas encore !

                          ah... p’tit detail que j’allais oublier.... L’usage de l’hydrogène pour une combustion impose l’utilisation d’oxygene pur, car.... « bruler » de l’hydrogène avec de l’oxygène contenue dans l’air produit des oxydes d’azote et des ions acides (amonium, amoniaque)... pas tres propre non plus tout cela si vous suivez une voiture qui sent le pipi !

                          • Abcdefg (---.---.225.26) 20 octobre 2016 22:35

                            @HELIOS La voiture c est ce qu on z devant les yeux, mais le transport maritime, l extraction minière, construire un canal (personnelle ment j en revient toujours pas qu on est refait le canal de Suez en 1 an), l agriculture, les travaux publics, le transport routier ( on est telle ment habituer a la flexibilité, que le ferroutage aura du mal, livraison en 24h...), bon y a pas de bonnes solutions c est la seule vérité.


                          • Jean Keim Jean Keim 21 octobre 2016 07:36

                            Si c’est technologiquement réalisable, c’est une solution palliative pour les automobiles actuelles – modifiées en conséquence, en attendant autre chose comme le tout électrique, mais l’eau évacuée par les « pots d’échappement » dans des zones ayant une grande densité de véhicules, ne posera-t-elle pas un problème ? Les petits ruisseaux font les grandes rivières.


                            • Croa Croa 21 octobre 2016 10:41

                              « L’utilisation du méthane, ce gaz à effet de serre très puissant, »
                              Ça dépend ! Son utilisation produit 3 fois moins de CO2 que le charbon.
                              *
                              C’est sa perte (les fuites) qui seraient dommageables. Donc peu importe comment on fait : Comme c’est dangereux on fait attention de toute façon !
                              *
                              Par ailleurs l’Hydrogène est encore plus dangereux.
                              *
                              Sinon la solution présentée ici n’est guerre convaincante. Elle n’est pas miraculeuse car énergivore. Il vaut donc mieux continuer à faire sa cuisine au gaz naturel ! smiley

                               


                              • doctorix doctorix 21 octobre 2016 19:59

                                Ceux qui ont fait le pas de croire aux ovnis savent qu’ils utilisent une énergie bien plus intéressante, qui donne à la fois puissance énorme et autonomie.

                                Puisque ça existe (des millions de témoins l’ont constaté de leurs yeux), c’est par là qu’il faudrait creuser. Autrement, on bricole et on perd son temps.
                                Persister à faire rouler des bagnoles avec un non-sens mécanique comme le moteur à piston, et croire qu’il en sera toujours ainsi, c’est faire bien peu confiance au génie humain. Les ovnis sont la preuve qu’il existe une physique qui dépasse la nôtre actuelle, et qu’il faut chercher à atteindre et à comprendre. C’est une question de survie pour l’espèce humaine (les autres espèces n’en ayant pas besoin...).

                                • zygzornifle zygzornifle 1er novembre 2016 10:00

                                  avec les tous les pets des vaches il y a de quoi faire ....

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