• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Technologies > Enquête : quels problèmes et questions pour la philosophie et la science (...)

Enquête : quels problèmes et questions pour la philosophie et la science ?

Ce billet se veut participatif. Ce n’est pas un sondage ni une enquête d’opinion mais une invitation à réfléchir aux grandes questions de notre monde. Mais ne vous égarez pas dans le titre car la philosophie, du moins moderne, n’a pas pour vocation à résoudre des questions. Sinon elle devient idéologie et perd son essence.

Pour faire simple, la philosophie pose des questions, elle interroge les choses et le monde. Elle ouvre parfois des chemins. La science pose des problèmes, souvent formulés comme hypothèses, puis elle cherche des solutions en utilisant des outils expérimentaux et très souvent des instruments de calcul. En le disant autrement, la philosophie s’étonne et interroge son étonnement en façonnant un dispositif discursif et souvent conceptuel destiné à soulever une énigme puis à tenter de la résoudre. La philosophie a tenté de résoudre des énigmes, du moins à l’époque moderne. Et pour être complet, la théologie propose de vivre un mystère et si possible, de l’éclairer et le formuler.

Lorsque la philosophie passe de l’énigme au mystère, elle devient théologie.

Lorsque la philosophie laisse les énigmes pour s’intéresser aux problèmes, elle se fait science ou idéologie, ce qui est au fond la même chose.

Lorsque la science transforme les problèmes en énigme et qu’elle cherche à la résoudre, elle s’élève vers la philosophie.

Lorsque la science ne parvient pas à résoudre les énigmes, elle compte parfois sur la théologie mais cette voie est sans issue pour l’instant.

Kant illustre parfaitement la manière philosophique de poser des énigmes et notamment celle de la connaissance du sujet humain dans le monde. Comment l’expérience sensible est-elle possible, pourquoi les choses se calent-elles sur les concepts de l’entendement, comment sont produits ces concepts ? Le chemin de pensée ouvert par Heidegger repose sur une énigme fondamentale et disons, assez ésotérique pour le profane, celle de la différence ontologique entre l’être et l’étant. Einstein a lui aussi inventé des énigmes, de l’effet photoélectrique à la gravité. Il a apporté les réponses accessibles à son époque. Il a aussi lancé une autre énigme, à partir de la physique quantique et le fameux paradoxe EPR. Et que dire de Darwin qui laissa la solution créationniste pour examiner l’énigme expliquant pourquoi toutes ces espèces avec comme seule hypothèse la Nature.

Peut-être souhaitez-vous participer et vous mettre en marche vers les connaissances. Qu’attendez-vous de la science et de la philosophie ? Quelles questions, quels problèmes ? Votre avis m’intéresse, quel que soit le niveau de connaissance. Merci pour votre participation. Ce sera l’occasion d’un échange amical et j’espère instructif. Ainsi qu’utile en ces temps agités. Les sociétés sont confuses et pourtant, l’énigme de l’univers est sur le point de se dévoiler sous un jour nouveau.


Moyenne des avis sur cet article :  1.44/5   (18 votes)




Réagissez à l'article

39 réactions à cet article    


  • rogal 2 mai 11:27

    Intéressante initiative. Merci Bernard Dugué.
    Un problème ardu est celui de l’explication scientifique de la conscience. Descartes l’avait réglé par la distinction radicale de la substance étendue et de la substance pensante. Ce n’est pas acceptable pour une science matérialiste, à première vue, pour laquelle tout phénomène doit être réduit à des propriétés de la matière. Même si la conception de celle-ci a évolué comme on sait, on ne la voit pas établir autre chose que des correspondances (telle sensation, tel état cérébral). Faut-il renoncer à cette science-là, à ce monisme ?


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 mai 13:14

      @rogal

      La conscience est avec la vie l’une des deux grandes énigmes que la science ne parvient pas à élucider L’avenir nous enseignera que si la conscience n’est pas explicable à partir de la matière, c’est parce que la matière et la physique n’ont pas été interprétées correctement


    • JL JL 2 mai 11:36

      ’’Lorsque la science transforme les problèmes en énigme et qu’elle cherche à la résoudre, elle s’élève vers la philosophie.’’

       
      Je ne crois pas que la science agisse ainsi, mais au contraire : elle transforme les énigmes en problèmes. Et un problème bien posé est à moitié résolu.
       
      Ne me remerciez pas : c’est d’bon cœur.
       
      Je me demande, Bernard Dugué, si vous allez vous en sortir.

      • JL JL 2 mai 13:27


        Il ne faut pas confondre mystère et énigme. Nous ne savons pas s’il existe une explication rationnelle aux mystères. Le saurions nous qu’ils ne seraient plus que des énigmes. Les théologies, ou sciences de la foi, nient que cette question soit un mystère, et en font une énigme dont elles prétendent détenir la clé. 
         
        Je suis athée et j’aime ce mystère, j’ai foi en ce mystère - nous n’avons pas le choix - qui n’épuisera jamais la science, aussi longtemps que l’obscurantisme n’aura pas embrumé tous les esprits.
         
        Quand Bernard Dugué écrit : ’’Lorsque la science ne parvient pas à résoudre les énigmes, elle compte parfois sur la théologie mais cette voie est sans issue pour l’instant.’’ (c’est moi qui souligne), il prétend qu’un jour les mystères seront résolus. Je ne sais s’il faut appeler ça du scientisme ou de l’obscurantisme.
         


      • Gabriel Gabriel 2 mai 11:50

        Bonjour à l’auteur

        Je pense que le travail du philosophe s’est d’être factuel dans l’instant présent sur les évènements à analyser et d’en proposer une solution viable dans un avenir présupposé à partir de son historiographie. Quant à la science, il me semble qu’au niveau des découvertes actuelles, la physique (n’étant rien d’autre que de la métaphysique prouvée) ne peut plus se déconnecter d’une conscience universelle, immatérielle si elle veut progresser. En clair, l’esprit est dans la matière et je crois qu’il faut l’admettre. 


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 2 mai 13:16

          @Gabriel

          Bonjour, mettre l’esprit dans la matière, c’est la solution de facilité qui est employée par nombre de scientifiques monistes dans la mouvance panspiritualisme. Ce qu’il y a dans la matière, c’est l’information et la communication en plus de la mécanique des dispositions (voir mon livre à paraître fin mai aux éditions Iste)


        • Gabriel Gabriel 2 mai 15:06

          @Bernard Dugué
          Information et communication ne sont ils pas des purs produits de l’esprit ? Bien que Déiste tendance panthéiste, je ne suis pas dans une position spirituelle qui placerait l’esprit dans la lumière mais, nous pouvons peut-être nous référer en autre, à la thèse de certains psycho-physiciens (du type J.E.Charon) qui découvrent une structure éonique néguentropique (qui ne peut régresser) dont le contenu gazeux de lumière nouménale (Du - au +) contrairement à la lumière phénoménale (exemple du soleil du + au - ) serait, d’après eux, porteuse de la mémoire de l’univers. Ce qui rejoindrait les thèses du bouddhisme tantrique Tibétain comme quoi, tout n’est qu’illusion, rien n’est matière et la perception que l’on a, des choses et des formes, proviendrait uniquement des différents niveaux de fréquence des vibrations de celles ci… 


        • Hermes Hermes 2 mai 16:11

          @Gabriel

           peut-être de la fréquence de vibration de celui qui les perçoit... puisque pour qu’il y ait perception, il faut que les fréquences de vibrations s’accordent.

          Cela a énormément d’implications. Des centaines de livres ne suffiraient pas à les décrire.

          Mais aucun de ces livres ne serait d’aucune utilité, car au bout du compte la recherche métaphysique se résume alors à une toute petite énigme très très concrète dont la réponse n’est absolument pas intellectelle : où est la molette de réglage pour s’accorder sur une fréquence ou sur une autre ? Comment l’actionne-t’on ?

           smiley



        • mmbbb 2 mai 21:07

          @Bernard Dugué en effet je suis trop con pour comprendre Dugue Quant a ton livre est ce de l esoterisme ou de la science ? Puisque tu es vraiment condescendant envers tes semblables oh grand maitre omniscient si je tombe sur ton bouquin je détacherai une page et je me toucherai le cul


        • dejaegere 2 mai 21:18

          @Bernard Dugu

          Donner la primaute a la matiere ou a l’esprit :faut choisir. Il n’y a pas de troisieme voie.

          Au fait je suis curieux, tres curieux de connaitre ce qui vous permet de dire que le mystere de l’univers est sur le point d’etre devoile .... scientifiquement bien entendu.


        • dejaegere 3 mai 05:38

          @Shawford

          OK, mais si en l’occurrence en politique on peut inventer toutes les voies possibles vous seriez tres genereux et sympa de nous exposer ce que pourrait etre une 3eme voie pour le probleme philosophique que j’ai souleve a Mr Dugue.


        • Hermes Hermes 3 mai 10:53

          @JC_Lavau

          Merci pour le lien smiley


        • dejaegere 3 mai 14:55

          @Shawford

          Vous avez tout a fait raison. On (je) oublie trop souvent l’axe de l’ironie. Merci.


        • foufouille foufouille 2 mai 11:52

          réponse au titre : rien et absolument rien.


          • VeloCipaid VeloCipaid 2 mai 12:13

            Mais , enfin , Dugué , Taverne n’a-t-il pas déjà tout dit ?
            N’avez vous pas l’impression de lui faire obstacle ?


            • Pascal L 2 mai 13:26


              « La science pose des problèmes, souvent formulés comme hypothèses »

              Les hypothèses ne sont pas des problèmes, mais des amorces de réponses. Ces réponses ne sont pas validées et ne peuvent faire partie de la vérité. Lorsqu’une hypothèse se vérifie dans un domaine de validité, elle se transforme en loi et une loi est une expression de la vérité scientifique. Cette vérité est unique, elle ne peut fluctuer en fonction de l’humeur et de la météo et cette vérité n’existe que dans le domaine où elle est vérifiée. Il y a peu, sur la théorie du Big Bang, on considérait qu’il y avait 80% d’hypothèses, mais que nous n’avions pas meilleure théorie à proposer. Le Big Bang est donc encore du domaine des hypothèses, mais comme c’est la meilleure hypothèse, on peut valablement l’utiliser pour faire avancer la recherche. Tout ce qui utilise cette théorie ne peut que rester dans le domaine des hypothèses.

              « Lorsque la philosophie laisse les énigmes pour s’intéresser aux problèmes, elle se fait science ou idéologie, ce qui est au fond la même chose. »
              La différence entre la science et l’idéologie, c’est la démonstration et ce n’est pas rien. 
              Ce que je comprends de la différence entre énigme et problème dans votre texte, c’est que dans un cas, il y aurait une solution. La difficulté de la philosophie est que lorsqu’elle cherche des réponses, elle se contre-fiche de l’expérimentation et donc ne cherche pas à établir la réponse comme une vérité. La phrase de Simone de Beauvoir « On ne nait pas femme, on le devient » est totalement réfutée par l’expérimentation, mais elle ne voyait pas l’intérêt d’une validation de sa théorie (on devrait dire : on nait femme et on le devient). Elle a vécu une époque de découvertes scientifiques sans précédent depuis les début de l’humanité, mais aucune de ces révolutions ne mérite la moindre mention dans son œuvre ni dans celle de Sartre.
              En ce sens, la philosophie mène à l’idéologie et non à la science lorsqu’elle cherche des réponses.

              « Lorsque la science transforme les problèmes en énigme et qu’elle cherche à la résoudre, elle s’élève vers la philosophie »
              La science ne « s’élève » pas lorsqu’elle va vers la philosophie, elle se perverti. Selon Wikipedia, « la métaphysique est une science philosophique qui questionne d’abord l’existence des choses ou des événements tels qu’ils nous apparaissent, et qui tente ensuite de décrire et d’expliquer ce qui existe vraiment » La juxtaposition de « science » et « philosophique » me pose problème. Si la philosophie cherche des réponses sans la science, le pire est à craindre. Ne faut-il pas plutôt considérer qu’il y a des questions pour lesquelles nous n’avons pas de réponses. Nous savons que l’homme préfèrera n’importe qu’elle réponse à l’inconnu, mais est-ce bien raisonnable ? C’est ici le lieu de prédilection de tous les gourous qui vont utiliser des réponses idéologiques pour obtenir un pouvoir.

              « Lorsque la science ne parvient pas à résoudre les énigmes, elle compte parfois sur la théologie mais cette voie est sans issue pour l’instant »
              Lorsque la théologie explique la science, on est sûr de se tromper. Aucun livre théologique ne contient plus de science que ce qui pouvait exister au moment de l’écriture. Donc si nous utilisons la théologie pour expliquer la science, la régression est certaine et la voie forcément sans issues.
              Dans beaucoup de religions (mais pas toutes) la théologie s’appuie sur des faits observés qui échappent à la science. Il n’y a donc pas de vérité scientifique sur Dieu, mais les faits restent observables et nous posent des questions. On peut toujours utiliser des méthodes scientifiques (à défaut d’appareils de mesure) pour analyser ces faits, mais la réponse est toujours quelque chose de personnel. C’est une approche bien différente que de faire confiance à un gourou.

              • mmbbb 2 mai 21:16

                @Pascal L c’est Thicho Brahe qui est un des fondateur de la science moderne . Dugue en revient a l enseignement du moyen age ou Dieu est au centre de tout et melange les genres en prenant les autres pour des cons parce comme ces petits copains du saint Office il ne supporte pas la controverse Il m a gratifie de con et j’ai pu echapper au bucher comme Giordano Bruno Ouf je respire


              • JC_Lavau JC_Lavau 2 mai 22:03

                @mmbbb. Deux écritures furent utilisées pour son prénom : Tycho, et Tyge.

                Le t scandinave est toujours soufflé, au contraire du nôtre.
                Le y est plus aigu que notre « u », moins frontal que notre « i ».
                Devant une frontale, le g danois est un gutturale douce et soufflée, proche d’un yod.
                Le ch danois est une gutturale plus raclée, proche du kha russe (ou du chi grec), dont toujours soufflée.
                L’accent tonique est sur la première syllabe.

              • JC_Lavau JC_Lavau 2 mai 13:32

                Quand on sait aussi peu que cela, on a le droit de fermer sa gueule.


                • Ecométa Ecométa 2 mai 17:52

                  Pour comprendre la science sépare et divise, assez souvent à l’antagonisme, tout ce qui pourtant participer, collabore, et s’entretient ; de plus la science est manipulatrice dans l’âme !
                   
                  Une question pour la science : savoir pour quoi faire ? Pour réellement mieux comprendre , en termes d’entendements, de bonne intelligence, ou pour mieux manipuler ?


                  • JC_Lavau JC_Lavau 2 mai 18:06

                    @Ecométa. Rassure toi : je suis ingénieur, donc coupable quand même, pour te venger d’avoir été si nul en classes de sciences. D’où tes gros besoins en malveillance et en dénigrement de ton prochain.


                  • Ecométa Ecométa 2 mai 18:32

                    @JC_Lavau

                    Quel prochain ? Pourquoi se sentir ainsi visé ? A vous lire j’en arriverais à apprécier l’ « intelligence artificielle »... plus exactement « l’ingénierie mécaniste » !


                  • JC_Lavau JC_Lavau 2 mai 18:50

                    @Ecométa. Quod Erat Demonstrandum. Prouvée, ta malveillance est projective.


                  • Ecométa Ecométa 2 mai 18:19

                    La « vérité pure scientifique » à la peau dure ! Pourtant, même Descartes, avec sa « morale provisoire » ( chantier resté ouvert), savait que la science ne peut justifier la science, qu’il lui faut quelque chose de supérieur !
                     
                    Une question se pose : la science et son corollaire la technique, sont-elles sans poser problèmes ? Non, visiblement la science pose autant, voire même plus, de problèmes qu’elle en résout, parfois même définitifs et irrémédiables... mais la science et la technique résoudront elles-même les problèmes qu’elles posent !

                     N’y a -t-il pas là comme un véritable cercle vicieux ?

                    Il ne s’agit pas d’être contre la science et la technique qui sont utiles et nécessaires à l’humanité, mais simplement de les dominer en termes d’entendements !

                    A propos de philosophie, on se croirait revenu au temps des « sophistes et des cyniques » sous l’antiquité ! A l’époque il y avait Socrate, Platon et Aristote qui les combattaient ! De nos jour, en matière de philosophie c’est un vide sidéral : il ne fait aucun doute que le sophiste et le cynisme ont de beaux jours devant-eux  

                    De l’humain à l’humanité, puis à l’humanisme et ensuite au transhumanisme : il y a là un vrai problèmes de la sciences pour le « principe d’humanité » ... pour l’humain et l’HUMANITE ! 


                    • Pascal L 2 mai 18:34

                      @Ecométa
                      La science est neutre par nature. Ce qui importe, c’est ce que nous en faisons. Le problème est le même qu’avec les religions. Dès que la nécessité de la recherche du pouvoir s’en empare, la guerre et la mort ne sont pas loin. La solution n’est pas compliquée, mais demande de gros efforts : nous ne devons jamais accepter de quelqu’un d’autre des idées que nous ne comprenons pas dans le détail. Et c’est à cause de notre paresse que nous nous faisons conduire par le bout du nez. 


                    • JC_Lavau JC_Lavau 2 mai 18:52

                      @Ecométa. Il est commode de se targuer de « philosophie », pour être aussi confus.


                    • mmbbb 2 mai 21:46

                      @JC_Lavau et pourtant Dugué est scientifique ?


                    • JC_Lavau JC_Lavau 2 mai 21:48

                      @Ecométa. Non. Pas scientifique pour deux sous, il n’en respecte aucune des disciplines ni ascèses, aucune déontologie. Juste imposteur.


                    • Hervé Hum Hervé Hum 3 mai 09:48

                      Pour contribuer, je vous recopie un extrait d’un de mes articles

                      Ainsi la religion est la compréhension du monde par la révélation (du point de vue de la transcendance)

                      La philosophie est la compréhension du monde par la cogitation (du point de vue de l’humain)

                      la science est la compréhension du monde par l’observation (du point de vue de l’Univers matériel).

                      La philosophie est donc le pont jeté entre la religion et la science et est plus que jamais d’actualité. Car seule la philosophie permet à l’humain de fonder un nouveau paradigme existentiel où celui ci ne peut être que du point de vue de l’humain en conséquence de sa connaissance de la nature et de l’Univers. De ses limites et de ses possibilités.

                      Pour faire comprendre les réticences pour l’esprit humain à changer de dimension de conscience, la métaphore du grain de sable vaut mieux qu’un long discours.

                      Jusqu’à aujourd’hui l’humain est le maître de la plage dans laquelle les grains de sables sont les étoiles et le ciel le domaine de Dieu, créateur et protecteur de la plage. La découverte de l existence de la vie extra terrestre revient à nous faire passer du statut de maître de la plage à celui de grain de sable sur cette même plage. Alors se pose la question de savoir qui est le véritable maître de la plage ? s’il y en a un ? Qu’elle est notre place, notre valeur, notre sens comme simple grain de sable au milieu d’autres milliards de milliards de grains de sables ? D’unique et donc d’objet le plus précieux de l’Univers, nous passons à la valeur d’un grain de sable quelconque sur la plage.

                      C’est donc bien un changement de dimension de conscience. Il ne s’agit pas simplement d’un saut conceptuel, mais d’un plongeon dans un abîme ontologique ou Dieu n’est plus la réponse salvatrice. Où la seule solution est de changer de peau, de se détacher de sa vieille conscience pour s’ouvrir à la nouvelle, avec l’âme d’un guerrier. Non pas pour combattre un ennemi inconnu, mais pour s’armer de ses propres valeurs. S’attacher à soi avec la conscience de sa propre finitude dans un Univers qui n’est plus notre domaine de puissance, mais seulement de notre liberté d’expression.


                      Bon, depuis, j’ai fais quelques progrès, notamment grâce au principe de relation de causalité.

                      Celui ci m’a assez récemment fait prendre conscience que tout découle de la raison pure et que rien ne peut la dépasser, pas même Dieu si on croit en lui.

                      Toute la réalité ne peut exister qu’à travers la raison pure et seulement à travers elle, en dehors d’elle, ne reste que le chaos, enfin, pas exactement, mais c’est la meilleure image !

                      Bref, personne ne détient la raison, c’est une imposture et un mensonge permettant la manipulation et surtout, consistant à maintenir les humains dans la division et la confrontation, donc, interdisant l’harmonisation sociale.

                      La première des chose à comprendre est donc cela, que la raison pure repose sur ses propres postulats et non sur ceux que l’on veut soit même par passion.

                      La raison, on l’a suit pour s’en servir et tout autant pour asservir que pour servir. Mais seul celui qui en a la plein connaissance/conscience est libre et peut mettre tous les autres en esclavage.




                      • Hervé Hum Hervé Hum 3 mai 09:51

                        @Hervé Hum

                        Mais seul celui qui en a la plein connaissance/conscience est libre et peut mettre tous les autres en esclavage.

                        Ou libérer !


                      • Zolko Zolko 3 mai 12:08

                        « Qu’attendez-vous de la science et de la philosophie ? Quelles questions, quels problèmes ? »
                         
                        à supposer que la question est posée de bonne foi, moi j’ai bien une vraie question : pourquoi l’Homme ? Quelle est la place de l’Homme sur la Terre ?
                         
                        Si l’on suit les préceptes écologistes, il faut sauvegarder l’environnement, les ours polaires, les baleines bleues et les abeilles, la forêt vierge et les récifs coralliens, et pour ce faire le plus simple serait d’éliminer l’espèce humaine de la Terre : hop, problème résolu.
                         
                        Bien entendu, ça m’embête un peu quand-même, et d’ailleurs aucun écologiste ne propose cette solution radicale, mais alors, quoi ? Si la préservation de la Terre est le plus important, pourquoi ne pas aller vers ça : on retourne vivre dans les arbres, quelques milliers d’Humains qui se font chasser par les tigres auraient le droit de survivre. Mais si l’Homme est plus important, alors il faut accepter un peu de destruction de l’environnement primitif de la Terre. Mais alors, un peu, ça fait combien ?
                         
                        La Terre a 4.5 milliards d’années, et devrait rester viable encore pendant au moins 1 milliards d’années, l’Homo Sapiens Sapiens existe depuis 100 000 ans, somme nous condamnés à vivoter pendant 1 milliards d’années à discuter du sexe des anges ? Les dinosaures ont régné sur terre pendant 100 millions d’années, on peut en faire des choses pendant tout ce temps. Mais faire quoi ? Des smartphones encore plus puissants ? Le millionième titre de chamions-league du Real de Madrid ? L’attente du nom du millième président des USA ?


                        • Hervé Hum Hervé Hum 3 mai 13:32

                          @Zolko

                          « Les dinosaures ont régné sur terre pendant 100 millions d’années, on peut en faire des choses pendant tout ce temps. Mais faire quoi ? »

                          A cette question et en supposant qu’on dispose de seulement 1% de ce temps, vous ne posez pas celle qui s’impose d’elle même, enfin, pour toute personne échappant au conditionnement.

                          C’est à dire, que si on suppose autant de temps, alors, la question qui s’impose est de savoir pourquoi, pour quoi, l’humain est t’il si pressé ?

                          Et voyez vous, par cette simple et unique question que vous posez pas, vous y trouverez là, la réponse à toutes vos précédentes questions.


                        • Zolko Zolko 3 mai 13:48

                          @Hervé Hum : je parle de 100 millions d’années et vous dites que je suis pressé ???


                        • Hervé Hum Hervé Hum 3 mai 15:22

                          @Zolko

                          Disons que vous lisez trop vite, de là à penser que vous êtes pressé !

                          Non, relisez mon commentaire, je parle de l’humain en général où tout est urgent. Tout est comptez, mais peut être faut t’il comprendre le mot pressé comme on presse une orange ?

                          Mais même 1 million d’année c’est beaucoup, alors la question qu’il faut poser, c’est pourquoi une telle urgence ? Pourquoi être tant pressé et surtout, se laisser presser comme une orange ?

                          Répondez à cette question et vous répondrez à toutes les autres...


                        • dejaegere 3 mai 12:51

                          Mr Dugue

                          Vous avez, je crois, sollicite notre intervention sur les sujets que vous avez proposes. Trs bien.

                          Je me permets donc d’attirer votre attention sur mes deux reflexions ou questions ( ci-dessus) que je vous proposais hier. Merci d’avance.


                          • dejaegere 3 mai 15:05

                            @Shawford

                            Il aurait tort de ne pas me repondre. Je suis un pittbul. Il aurait droit a mes deux questions apres chacune de ses contributions quel qu’en soit le sujet. Je suis a la retraite, j’ai tout mon temps sauf si entre temps l’univers nous pete a la figure.


                          • JL JL 4 mai 09:21

                            @Shawford

                            ♪♫♪
                            « Prenons des chaises,
                              Pour être à l’aise, 
                              Car le spectacle va commencer,
                             ... » ♪♫♪
                             
                             smiley

                          • abcd 14 mai 12:37

                            Y à une question qui me taraude, elle est ni profonde ni existentielle, mais y à ce concept de « vallée de l’étrange », du roboticien Japonais (qui a surement un nom, mais...), nos sens sont très sensible à ce qui nous ressemble beaucoup, mais notre cerveau sur-différencie quand même les moindres inexactitudes (quand un robot ressemble moins à l’homme comme un robot type chien, on a pas de difficulté à l’intégrer dans nos environnements, mais un robot homme nous stress dés qu’on perçoit ses imperfections) et je me demande si il n’y a pas un peu de ce fonctionnement cérébrale dans le racisme si au fond culpabiliser les gens est un peu idiot, puisque ce serait un réflexe (au point que le roboticien en question ne veut plus de robots ressemblant à sa femme ou à sa fille) qu’on pourrait désensibiliser sans nier l’existence de ce réflexe cognitif.
                            Du coup la question est observe t’on à l’imagerie cérébrale un fonctionnement similaire entre la vue d’un robot presqu’humain et un humain d’une autre ethnie ? (même si culturellement on a tempéré ce reflexe, par un universalisme chrétien, il est possible qu’il reste des traces du réflexe).

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON








Les thématiques de l'article


Palmarès



Partenaires