Bien sûr : les allègements de charges sociales ont, comme chacun le sait, amélioré les finances publiques et créé de nombreux emplois.
Je comprends parfaitement que vous ne désiriez pas continuer cette discussion sur l’ultra-libéralisme. Mais, comme vous le notez vous-même, le mécénat ne fonctionne que quand il est déplafonné et DEFISCALISE. Et qui contrôle ce tranfert de financement ?
« »« Lorsque vous dé-fiscalisez et déplafonnez le mécénat d’entreprise celles-ci préfèrent aider des artistes ou organisations artistiques plutôt que de payer la même somme en impôt. »« »
Vraiment ras-le-bol de ce discours à deux sous : toute défiscalisation entraîne ipso facto un manque à gagner pour l’Etat. C’est donc le contribuable qui, en définitive, alimente, par ses augmentations d’impôts le « mécénat » d’entreprise. Quand on pense à tous les cadeaux faits aux entreprises depuis 25 ans, sans création d’un seul emploi, je ne suis plus d’accord pour entretenir ce système.
J’aurais posé la question différemment : « à quelle époque vivez-vous ? »
Mon cas est loi d’être unique, vous pouvez me croire, et je ne considère pas que c’est une « réussite ». Maintenant, si on veut savoir pourquoi les enfants d’enseignants « réussissent » mieux là où les autres échouent, je veux bien en parler : dans la maison d’un couple d’enseignants (ben, oui, ils se reproduisent entre eux pour pouvoir survivre), il y a des livres, des disques, des discussions à table, des sorties « enrichissantes », un coucher régulier et un temps de télévision limité, un temps de parole important. Ceci est particulièrement bénéfique pour les jeunes enfants. Le succès scolaire est à ce prix-là. Aussi, quand je lis que les enseignants « choisissent » leur établissement pour leurs enfants, je demande : « comment le pourraient-ils ? » Qu’on se le dise : les enfants d’enseignants ne bénéficient pas de passe-droit et sont assujettis à la carte scolaire comme tous les enfants. Alors, qu’est-ce qui « fait la différence » ?
« »« Elles sont là pour gagner de l’argent, et ont besoin d’employés formés pour leurs métiers et donc opérationnels rapidement. »« »
Vous avez parfaitement et tristement raison sur ce point. J’irai même plus loin : supprimons la philosophie et l’histoire dès le lycée. Ce ne sont que des matières subversives formant les étudiants au raisonnement logique, au scepticisme scientifique. Créons de zombis manipulables et exploitables à merci à la fac, et formons leurs manipulateurs à l’ENA.
Article bourré de clichés et de fautes d’orthographe. Il est totalement faux d’affirmer que les enfants des milieux défavorisés se retrouveront en difficulté scolaire. La tendance est même en train de s’inverser : les enfants d’ouvriers sont de plus en plus nombreux dans les classes préparatoires aux grandes écoles, alors que ceux des milieux dits « favorisés » deviennent de plus en plus souvent des cancres.
« »« Il n’y a pas d’égalité des chances mais est-ce que l’Etat a les moyens d’y remédier, »« »
Non, l’Etat n’a pas les moyens d’y remédier. Ces 30 dernières années, le coût de la scolarité d’un enfant n’a cessé de croître et le niveau de stagner. Il est illusoire de demander à l’Etat (et aux enseignants) de remédier à cette situation. Deux pistes doivent être explorées : le retour à l’éducation au sein de la famille et les mesures destinées à motiver les élèves. Rendre le milieu social responsable de tous les maux de l’école, c’est inciter les parents à démissionner et à confier leurs enfants à la divine providence d’un état bienveillant qui distribue des diplôme dévalorisés. Pourquoi ne serait-il plus possible qu’un fils d’immigrés illettrés devienne instituteur à 18 ans dans les années 1960, comme ce fut mon cas ? Tous les « handicaps » que vous citez, statistiques à l’appui, étaient mon lot et celui de la majeure partie des bacheliers de l’époque. Les « fils de bourgeois » ne venaient au lycée que pour passer le temps et mettre de l’ambiance : ils avaient déjà les clés de l’usine de papa dans leurs poches.