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abelard

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Tableau de bord

  • Premier article le 29/09/2012
  • Modérateur depuis le 16/04/2013
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Derniers commentaires



  • abelard 30 juillet 2014 17:30

    @ Furax,

    Vous avez raison, j’ai oublié nombre de criminels...
    C’est vrai que le cas Botul me fascine.
    Ce zozo grimpe sur tous les tréteaux qu’on lui tend (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne l’invite pas à dîner, il serait foutu de monter sur la table pour haranguer les convives...).

    En tant qu’Intellectuel il prône la « responsabilité des intellectuels et le droit de s’élever contre les injustices » !
    Le problème est que la responsabilité, ça marche dans les deux sens. S’il se donne le droit de provoquer à la guerre, il serait normal qu’il en assume les conséquences...

    Botul, en prison !



  • abelard 30 juillet 2014 17:21

    @ Pepe,

    Bravo, belle tentative de remplacer au pied levé l’un des phares de l’humanité !
    Mais Werner n’aurait pas manqué de dénoncer la plus démoniaque invention de Kadhafi.
    Allié au comte de Champignac, il avait découvert le champignon qui fait pourrir notre fromage sur pied !
    Une France sans Camembert, sans Roquefort, sans Chavignol !

    Ouf ! Merci Sarko/Botul !



  • abelard 30 juillet 2014 14:00

    @Massacrada,

    Le projet sioniste, aussi fou qu’il puisse être, n’avait au fond qu’un but. Montrer à l’humanité ce que « les Juifs » étaient capable de faire.

    Résultat : nous savons que les Juifs sont capables de crimes contre l’humanité.

    Mais ça, ça ne fait pas avancer le monde. On savait déjà que des hommes fanatisés pouvaient perdre toute dignité, les nazis nous en avaient donné la preuve.

    Donc les Juifs ? Quoi d’autre ?



  • abelard 30 juillet 2014 11:48

    A tous,

    Je suis désolé, ça va faire un post un peu long, mais je n’ai pas trouvé le lien.
    A ceux qui veulent lire ce que j’ai trouvé de plus intelligent sur la question !
    Un chef d’oeuvre de Sophie Bessis.
    Gaza 2014 ou quel antisionisme ?
    PAR SOPHIE BESSIS
    Depuis qu’Israël a « évacué » Gaza en 2005, Tsahal envahit régulièrement l’enclave au prétexte de neutraliser la capacité de nuisance du Hamas. L’opération « Bordure protectrice » lance aujourd’hui ses chars pour y éliminer les lanceurs de roquettes, au prix de la mort de centaines de civils que le langage militaire appelle « dommages collatéraux ». Comme d’habitude, les parrains des deux camps finiront par obtenir un cessez-le-feu. Jusqu’à l’explosion suivante. Jusqu’à quand ?

    Plus que jamais, cette tragique répétition et l’impossibilité pour les Palestiniens de vivre en peuple libre sur la terre qui est la leur obligent à reposer la question de l’antisionisme. Vu le caractère inacceptable de l’occupation israélienne, il est facile de se ranger sous sa bannière. Mais il faut, dans ce cas, définir l’antisionisme dont on se réclame.

    Les nationalismes, à ne pas confondre avec la libération nationale, se reconnaissent entre autres à leur mythification systématique de l’histoire.

    N’échappant pas à cette règle, la construction du roman national israélien repose sur une fiction et une imposture. Le mouvement sioniste a toujours affirmé le droit inaliénable du peuple juif à recouvrer « sa » terre en entretenant l’illusion qu’« une terre sans peuple » attendait le « retour » chez lui d’un peuple sans terre. Ce mensonge a longtemps rendu les Palestiniens invisibles aux yeux du monde. L’imposture, elle, a consisté à transformer l’immémoriale promesse messianique du retour des juifs en Terre sainte en droit de propriété exclusif sur un territoire auquel la Bible, passée du statut de livre saint à celui de manuel d’histoire, est censée servir de cadastre. Or, le sionisme est une idéologie née dans l’Europe de la seconde moitié du XIXe siècle qui a inventé l’Etat-nation, et légitimée par la multiplication des persécutions antijuives qui ont connu leur monstrueux apogée avec l’extermination des Juifs européens dans les camps de la mort nazis.

    Pendant des décennies d’ailleurs, théologiens et rabbins ont refusé de le cautionner. Ils jugeaient que le moment du retour ne pouvait être fixé que par l’Eternel et voyaient le signe de l’élection du peuple juif dans le fait qu’il a reçu de Dieu la Loi, plus que la terre, donnée, elle, sous conditions. Construction historique moderne, le sionisme ne saurait donc octroyer par lui-même aucune légitimité à l’Etat-nation israélien qu’il a construit au prix d’une instrumentalisation du religieux et d’une entreprise coloniale n’ayant jamais voulu dire son nom, c’est-à-dire de la conquête, du nettoyage ethnique et de la négation des droits de ceux qu’il a expulsés ou soumis.

    Sur le plan politique, comme tout nationalisme, le sionisme s’est donné pour mission de régner sur une communauté dont il s’est autoproclamé l’unique mandataire. Comme tout nationalisme, il définit pour elle un « espace vital » d’où doivent être bannis tous ceux qui portent atteinte à sa pureté. Jamais les dirigeants sionistes, avant puis après la création d’Israël, n’ont voulu désigner de frontières claires à leur Etat, convaincus que ce dernier doit englober la totalité d’un mythique « Eretz Israël » aux limites non définies. Tout au plus, les plus réalistes ont convenu qu’il faudrait un jour lâcher quelque chose, le moins possible, pour obtenir la paix. Mais ces réalistes ont été balayés par l’idéologie même qui était la leur. D’occupation illégale en répression brutale de toute aspiration palestinienne à l’autodétermination, Israël ne s’est donné que la guerre sans fin pour horizon.

    Enfin, des siècles d’oppression dont les juifs ont été l’objet les dirigeants sionistes ont tiré une sorte de « droit » à l’impunité pour toute persécution commise, au nom de la réparation des souffrances subies. Cette posture n’est pas recevable. L’éthique oblige donc à l’antisionisme pour deux raisons au moins : les Palestiniens ont le droit de vivre libres dans leur pays, et la persécution subie, quelle qu’en ait été l’ampleur, n’autorise en aucun cas à devenir persécuteur, elle ne libère personne du respect du droit.

    Voilà trois raisons, historique, politique, éthique qui donnent sens à l’antisionisme. La détérioration continue de la situation depuis l’échec d’Oslo a rallié à lui ceux qui crurent, sincèrement, que le sionisme pouvait régler de façon positive la « question juive », et qui en constatent aujourd’hui les dérives. C’est le cas de la gauche pacifiste israélienne qui regarde, terrifiée, sa société se laisser séduire par la droite la plus radicale. Antisionistes et postsionistes peuvent donc se rejoindre en un combat commun. A condition, on l’a dit, de savoir de quoi l’on parle.

    Tout au long du XXe siècle, tous les nationalismes - portés par une inéluctable dynamique interne à leur point d’incandescence, c’est-à-dire à une modalité ou à une autre du fascisme, quel que soit le nom qu’on lui donne - ont engendré la mort, la destruction, les nettoyages religieux ou ethniques. A chaque fois, des hommes et des femmes se sont levés pour combattre les assignations identitaires, la haine raciale, la stigmatisation des minorités, et pour ouvrir d’autres pistes aux aventures humaines. C’est au nom de ces principes qu’il faut être antisioniste. Pas au nom d’un nationalisme concurrent. Or, la majorité des élites arabes et des opinions qu’elles formatent combattent le sionisme en usant du même logiciel. Elles sont, elles aussi, habitées par le fantasme de la pureté, qui engendre l’exclusion de l’autre du territoire, de la mémoire, de la culture. Le nationalisme arabe a ainsi procédé depuis plus d’un demi-siècle à une série d’épurations ethno-religieuses qui ont exclu des communautés nationales tout ce qui n’était pas arabo-musulman. Cela n’exonère pas le sionisme de ses méfaits. Cela ne donne ni moyens ni légitimité pour le combattre. Pour les parties séculières des opinions arabes, la Palestine est un territoire arabe à récupérer. Pour leurs segments religieux, c’est une terre musulmane qui doit revenir à la Oumma. Les uns et les autres mènent une bataille identitaire contre Israël, dans laquelle les intérêts des Palestiniens réels ne pèsent pas grand-chose, l’histoire l’a, plus d’une fois, montré. La diabolisation courante de tout juif en archétype sioniste a, en outre, conduit la majorité des Arabes à un intolérable déni d’histoire passant par le refus de reconnaître la réalité du génocide hitlérien et par une cécité commode sur les ravages de leur propre nationalisme. Outre leur caractère insupportable, ces postures ont contribué à renforcer la rhétorique sioniste qui n’a cessé de jouer sur la menace antisémite pour souder autour d’elle la société israélienne.

    Que faire pour sortir de l’impasse ? D’un côté, la droite israélienne au pouvoir ne veut pas d’un Etat palestinien, si modeste et impuissant soit-il. Pour elle, l’Etat hébreu a vocation à s’étendre de la mer au Jourdain. Or, jamais les Palestiniens ne se résigneront à vivre dans la servitude. De l’autre, une société israélienne existe, si discutables que soient les bases sur lesquelles a reposé sa création. Enfin, la colonisation systématique de la Cisjordanie, où vit désormais 10% de la population juive israélienne, éloigne chaque jour davantage la possibilité de la partition de la Palestine historique en deux Etats. L’occupation a produit le paradoxe d’instaurer l’apartheid dans le cadre d’un mélange inextricable. Dans la mesure où ni les Palestiniens ni les Israéliens juifs ne quitteront une terre qui est la leur ou qui l’est devenue, c’est donc à une autre forme de coexistence qu’il faut désormais songer. Pour que le rêve d’une cohabitation égalitaire puisse se transformer en horizon possible, les Arabes doivent renoncer au stérile déni d’existence de la société israélienne. Seul un combat commun entre les anticolonialistes israéliens et les gauches arabes libérées du vieux réflexe tribal pourrait permettre de briser le cercle. L’antisionisme libérateur ne peut être, de part et d’autre, qu’un antinationalisme.

    Envoyé de mon iPad

    Une vraie démocratie pour tous, une démocratie idéale, ce serait ça le don d’Israël au monde.
    ...Ça aurait quand même une autre gueule que les bombes à clous sur les enfants...



  • abelard 30 juillet 2014 10:51

    @ L’auteur,

    Bien sûr il n’est jamais trop tard et reconnaitre ses erreurs est un gage d’honnêteté.
    Mais s’être laissé piéger par la propagande de l’époque Sarko est une preuve de naïveté.

    Pour avoir une idée de ce qu’étaient au fond les « interventions humanitaires », le fameux « droit d’ingérence » il suffisait de regarder ce qu’est devenu le Kosovo.
    Vous souvenez vous ?
    C’était un « droit d’ingérence » exemplaire !
    ... Le Kosovo d’aujourd’hui n’est pas une démocratie, c’est un Etat mafieux entièrement corrompu...

    L’affaire de Lybie est pour moi extrèmement grave. Nous avons, soit par crédulité (ce qui est votre cas), soit par inaction (ce qui est le mien) ramené un pays modèle de développement à l’état de territoire soumis à une guerre de tribus digne du Moyen-âge.
    La responsabilité de la France est effroyable.

    En tant que citoyen, je demande à ce que les responsables de cette catastrophe soient traduits devant la Cours de justice internationale.

    En premier chef, les deux marionnettes médiatiques qui paradaient en se félicitant de leurs crimes, les dénommés Sarkozy et BHL-dit-Botul.

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