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Adèle Coupechoux

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  • Premier article le 25/05/2020
  • Modérateur depuis le 30/09/2020
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Derniers commentaires



  • Adèle Coupechoux 3 novembre 2020 09:37

    voici un communiqué de SUD SU et qui concerne la liberté d’expression

    Les libertés académiques : pour quoi faire ?


    LPR, des croquettes contre une muselière

      En septembre-octobre, le gouvernement a tenté de faire accepter par les syndicats son projet de loi LPR en proposant un « protocole d’accord » avec, à la clé, des primes pour les personnels titulaires : plusieurs syndicats, dont Sud Education, ont refusé ce protocole indécent.(*)

      Dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, alors que chaque foyer focalisait son attention sur ses stocks de coquillettes, de farine et de papier hygiénique, et tandis que la communauté universitaire tentait de concrétiser de manière réaliste les directives issues des élucubrations stratosphériques de politiques communicants court-termistes, le Sénat débattait du projet de loi LPR. Non seulement les mesures renforçant les financements à court terme et la précarité des personnels ont été approuvées, mais plusieurs amendements proposés s’attaquent frontalement aux libertés académiques des enseignants du supérieur, et au contrôle interne des recrutements par les élus du CNU.

    Libres, mais pas trop

      La loi Savary de 1984 avait institué clairement les libertés académiques en introduisant l’article L952-2 du Code de l’Education : « Les enseignants-chercheurs, les enseignants et les chercheurs jouissent d’une pleine indépendance et d’une entière liberté d’expression dans l’exercice de leurs fonctions d’enseignement et de leurs activités de recherche, sous les réserves que leur imposent, conformément aux traditions universitaires et aux dispositions du présent code, les principes de tolérance et d’objectivité. ».

      L’amendement 234, proposé par la sénatrice LR de l’Essonne Mme Laure Darcos(**), ajoute la mention « Les libertés académiques s’exercent dans le respect des valeurs de la République »Par ces termes en apparence inoffensifs, la loi donnerait toute latitude à l’administration ou au pouvoir politique pour sanctionner un.e universitaire dont les propos leur déplairaient. En effet, l’expression « le respect des valeurs de la République » est suffisamment vague et indéfinie pour que la loi puisse inquiéter non seulement un.e universitaire tenant des propos argumentés mais peu orthodoxes sur la laïcité (ce qui est déjà inquiétant en soi), mais aussi tout.e universitaire critiquant publiquement des choix politiques « régaliens ». Ce coup de canif dans la liberté de parole des universitaires s’élargira à coup sûr pour contrôler aussi leurs prises de position sur des sujets scientifiques sensibles pour le pouvoir, comme les questions sanitaires, la gestion des risques industriels, etc. Dans le domaine des sciences politiques et économiques, un tel contrôle du pouvoir sur les travaux universitaires signifierait la disparition à moyen terme des politologues et économistes hétérodoxes, et la fin de la pluralité dans ces enseignements. A plus long terme, potentiellement, l’enjeu est donc la fin de la pluralité des expressions politiques et économiques dans le débat public, au seul profit de la pensée dominante.



  • Adèle Coupechoux 3 novembre 2020 09:24

    Aujourd’hui, nos avancées sociales sont remises en cause par les media avec des phrases assassines diffusées dans l’opinion publique : trop de jours fériés, trop de vacances pour les enseignants, les français vivent aux dessus de leurs moyens, etc...

    Comme pour les 35h qui ont été parfois mal accueillies et détournées pour exploiter encore plus les employés. Les accords d’entreprise mal négociés dans les privé, parce que sans syndicats pour les porter, ont donné des conditions de travail complètement délirantes : 10 mn de pause plusieurs fois par jour, dans la restauration des pauses de 4 heures dans une même journée...pour éviter les RTT.

    Dans ce contexte de dictature sanitaire, les syndicats continuent de contrer les directions mais surtout pour renchérir. Les mesures sont gouvernementales et le seul pouvoir accordé aux syndicats est de faire pire. Tous les jours, dans les universités, nous recevons des mails de syndicats visant à renforcer les mesures sanitaires que les directions n’auraient pas mises en place assez efficacement. 

    Du coup, le télétravail est obligatoire, sauf pour ceux dont la présence est incontournable. Pour ces derniers, plus possibles de déjeuner dans l’espace commun de restauration mais obligation de rester à son bureau pour sa pause. Des masques, des masques et des masques...partout, dedans, dehors, etc.

    Le télétravail va détruire beaucoup d’emplois, « non essentiels à la vie économique », avec progressivement des temps partiels mis en place, puis un poste sera mutualisé pour regrouper les temps partiels.



  • Adèle Coupechoux 2 novembre 2020 22:48

    @Luigi Cavaliere

    Sanofi fera de même avec les IHU parisiens. Et tous les autres IHU de France et de Navarre.
    Sanofi qui touche les aides de l’état en utilisant les salaires des hospitalo universitaires pour former ses futurs salariés. En échappant à chaque fois à sa contribution...en faisant chanter le secteur public. Sanofi, ça suffit.
    Et ce ne sont pas les seuls industriels à se servir.



  • Adèle Coupechoux 2 novembre 2020 22:30

    @pemile

    Des fêtes, des fêtes, oui mais des fêtes !

    Vous n’y pensez quand même pas petit garnement ! Vous allez tuer mémé...



  • Adèle Coupechoux 2 novembre 2020 22:22

    @xana

    La Roumanie, elle a bien dû changer depuis les années 70. 

    Je ne devais pas avoir plus de 12 ans. C’est dans le delta du Danube que j’ai vu
    pour la première fois des pélicans et des nénuphars avec des tiges tellement longues, que je m’en suis fait un turban d’hindoue.
    Ils parlaient fréquemment français les roumains avec des comme-ci comme ça séducteurs pour dire, oui c’est vrai on parle bien le français. Ils nous demandaient des collants, des jeans, des stylos Bic, de chewing-gums. Mes parents avaient l’impression de se retrouver à la libération.
    Et puis il y avait les auto-stoppeurs qu’on prenait à bord de la vieille dodoche qui nous avait permis d’arriver en Roumanie. Ils nous servaient de guide touristique. Pour nous montrer les vergers qui bordaient les routes, offerts à qui se donnait la peine de cueillir leurs fruits. C’était une belle idée.
    Et puis il y avait les femmes qui avaient un accès égal au travail, pour les mêmes travaux des routes qui abîment autant les femmes que les hommes.

    El la mer noire...Une Italie des années 50. 

    Ce qui ne semble pas avoir changé, Xana, quand je vous lis, c’est la qualité des routes et des pneus.
    En revanche, pour nous la Roumanie, c’était la dictature impossible à imaginer en France alors que 30 ans plus tôt, la France y était confrontée. Et qu’en 2020, elle s’y retrouve plongée une nouvelle fois.

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