Je ne vous ferais pas l’injure de vous demander si vous connaissez le personnage de Cassandre, la prêtresse troyenne dont personne ne voulut entendre les avertissements. Sachez donc que si vous persévérez dans la critique de l’âge d’or pédagogique qui nous attend - fût-ce en termes mesurés- vous serez traité en hérétique ( en effet, il ne s’agit plus , en matière d’enseignement, d’une réflexion raisonnable sur des principes et de méthodes, mais d’une foi ardente et peu encline à la tolérance).
Si vous êtes un ancien, retirez- vous et cultivez votre jardin * ; si vous êtes jeune, convertissez-vous au plus vite à l’idéologie dominante. Je prierai Saint Bégaudeau qu’il vous éclaire.
* Version décomplexée : "Foutez-tous les vieux cons qui font chier dehors".
Madame C. Rice est un des plus belles machines de guerre qui soit : équipement sophistiqué, blindage à tout épreuve, puissance de feu redoutable : elle a bien servi ses maîtres, elle les servira encore.
Je suis bien loin d’idolâtrer Madame S. Royal, mais le "Ségo bashing" qui a suivi sa déclaration ne me paraît pas étonnant ; en fait, elle n’a fait que reprendre la formule de M. C. Guéant, " "Dans cette opération précise, les Français n’ont pas pris part." en utilisant le nom de M. N. Sarkozy. Si elle avait été plus manipulatrice et plus politicienne, elle aurait adopté la tonalité consensuelle du moment et elle aurait utilisé les termes attendus et attendrissants dont la presse nous abreuve ; enfin, elle aurait dû, pour soigner son image, être présente pour serrer Madame Bétancour sur son coeur. Je n’en déduis rien du tout sur les sentiments réels et le degré de dignité necessaire à ces grands moments d’émotion collective, mais les tirs nourris contre Madame Royal en disent long sur la roublardise politicienne de certains donneurs de leçon. J’invite toutes les personnes disposant encore d’un peu de mémoire de se rappeler à quel point M. Raffarin avait montré son humanisme lors de la canicule de 2003. A titre d’exemple, je rappelle le témoignage d’un médecin, parmi tant d’autres... :
" Médecin, je remplaçais un confrère, du premier au 31 Août 2003. J’ai donc travaillé pendant 15 jours en pleine canicule (40° à l’ombre). Raffarin était en vacances à Chamonix et de nombreux ministres se reposaient à l’ombre des cocotiers. Chirac devait être au Canada...Cela ne les empêche pas de tenter de nous culpabiliser ; ils sont pourtant bien les seuls responsables de l’ampleur de la catastrophe sanitaire et de ses 15000 décès".
@ Paul Villach,
Je laisserai de côté la dénonciation de l’enseignante et la riposte immédiate des "autorités" pour explorer davantage l’exercice proposé, qui pouvait être intéressant comme base d’un enseignement critique de l’image. A l’occasion de cette recherche, les enfants auraient pu apprendre qu’on doit être vigilant sur les "informations" que contient ’une image .
Il est plus facile de reconnaître des émotions ( colère, tristesse, joie, etc.) que des traits de caractère : la littérature nous enseigne que la bonté peut se présenter des aspects rébarbatifs ( portrait du juge Popinot, Balzac- http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Interdiction , ou les réflexions du Narrateur de "la Recherche" sur le visage "antipathique et sublime de la vraie bonté" - http://www.page2007.com/news/proust/0023-aussi-je-n-entrais-plus-dans-le-cabinet-de-repos-maintenant- ; l’interprétation des émotions dans une image privée de son contexte peut-être également un exercice hasardeux : voir l’expérience de Lev Kouletchov ( http://fr.wikipedia.org/wiki/La_M%C3%A9thode_(th%C3%A9%C3%A2tre)
Henri Moreigne, merci de rendre un peu moins confidentielle cette information ! il semble que les autorités européennes ont une piètre idée des citoyens de l’U.E, puisqu’elle ne nous juge pas dignes d’être informés correctement et clairement sur un dossier qui nous concerne tous. A moins qu’on nous considère comme trop indociles...
Traroth, je suis tout aussi sceptique que vous sur l’efficacité de ce système : Comment peut-on gérer intelligemment un volume aussi énorme d’informations ? D’autant qu’on sait que , malgré des avertissements précis, les hauts responsables de la sécurité aux Etats-Unis n’avaient pas pris les mesures nécessaires avant le 11 septembre.