je vous remercie de votre réponse, mais là encore, je vais revenir - bien que ce soit probablement irritant au possible - sur les termes que vous employez : là où j’évoque le Temps, notion philosophique, vous utilisez le terme "tradition", qui implique d’une part une forme de pesanteur sociale, et qui, d’autre part a pris aujourd’hui des connotations politiques auxquelles je n’adhère pas. Quant au "caractère discriminatoire", je crains d’avoir vainement repris la définition de base , puisque vous ne la concevez que dans l’acception de "discrimination sociale", alors que j’ai passé quarante ans de mon existence à essayer de convaincre des esprits plus ou moins rétifs que l’héritage culturel dont nous disposons et qui s’enrichit sans cesse ne doit pas rester aux mains des privilégiés de l’ordre social. Maintenant, débarrassez-vous de ce que vous voulez, prônez à votre aise le culte unique du présent, je compte bien transmettre autre chose à mes petits enfants : "Si Peau d’Âne m’étais conté, j’y prendrais un plaisir extrême". Et nous irons voir aussi des dessins animés. En écoutant Eric Satie ou Thélonious Monk.
Vous avez eu raison de proposer votre article, c’est une piste de réflexion intéressant sur la notion malheureusement bien galvaudée du politique, un sujet qui nous concerne tous. Maintenant, il y a des intervenants pétris de certitudes qui ne voient plus la nécessité de s’interroger. Je ne les envie pas. Ceci dit, par votre faute, il va falloir de je retrouve dans mon tas de bouquins - capharnaüm - un ouvrage qui s’appelle, je crois, "le tombeau de Machiavel " .
Je suis en désaccord avec votre article ,votre conclusion et les connotations systématiquement négatives dont vous chargez certains termes, comme "discrimination" : voici le sens premier du terme : "Action, fait de différencier en vue d’un traitement séparé (des éléments) les uns des autres en (les) identifiant comme distincts. Synon. distinction. " ; il s’agit donc, en matière de création artistique et culturelle, de distinguer ce qui a, à nos yeux, le plus de valeur . Le temps qui passe est un grand discriminateur, quelques chefs d’oeuvre sont immortels, ils échappent aux modes, aux contingences temporelles et géographiques, ils appartiennent au patrimoine de l’humanité. Maintenant, si cela leur fait plaisir, et leur donne le sentiment d’oeuvrer utilement pour la démocratie, les contemporains peuvent s’égosiller en criant "Mort aux barbons !". C’est à peu près aussi utile et démocratique que de tronçonner les beaux arbres qui bordent les routes sous prétexte qu’ils tuent les usagers. Faites donc exploser les Boudhas, brûlez les bibliothèques, karchérisez les musées, finissez en avec ces témoignages du passé, et ..."Viva la muerte !"
Vous avez très bien fait de parler de la fesse, bien plus émouvante et éloquente que le triste cul pornographique et commercial. Quelles que soient sa consistance, son âge, sa hauteur , son ampleur et sa pilosité la fesse reste ingénue, lunaire et poétique.
Merci pour cet article excellent, et très drôle. C’est une mine d’inspiration...
On peut en tirer toute une philosophie : " Je pue, donc je suis", voire une religion : "Et maintenant, mes bien chers frères, puons ensemble" ou une intéressante récupération commerciale : "Faites vous des amis avec Puduku ! ", "Brillez en société avec Pudubec ! ", etc.