Votre article apporte un éclairage terrible sur le prix qu’on fait payer aux peuples pour disposer de l’énergie, qui sera partiellement gaspillée ailleurs : déforestations, expropriations, famines, exodes, guerres ...
Je partage vos craintes : Il y a longtemps que les stratèges de la géo-politique s’emploient à remodeler le monde ; il est un peu utopique de penser que ce remodelage est prévu dans l’intérêt de tous. Voici quelques aperçus d’un article du "CENTRE FOR RESEARCH ON GLOBALIZATION" :
"The Mediterranean Union : Dividing the Middle East and North Africa" by Mahdi Darius Nazemroaya.
" L’ensemble de la Méditerranée devrait à terme entrer dans l’Union européenne, notre sphère d’influence. Cette initiative est dirigée par la France et a été officiellement lancée par Nicolas Sarkozy sur un tour de la Méditerranée, qui a commencé en Algérie.
L’idée d’une "Union méditerranéenne" a été présenté aux Européens avec l’élection de Nicolas Sarkozy, mais cette idée n’est pas aussi nouvelle que les principaux médias le disent. Zbigniew Brzezinski a reconnu en 1997 que "la France ne cherche pas seulement à jouer un rôle politique dans une Europe unifiée, mais se considère aussi comme le noyau d’un groupe d’États " Méditerranée-Afrique du Nord " qui partagent des préoccupations communes. » Une extension de la Sphère d’influence de l’Union Européenne va également se traduire par une extension de l’influence anglo-américaine et des diktats économiques du Consensus de Washington. Dans ce cas, la question est de savoir quelle sera l’influence anglo-américaine au sein de l’Union méditerranéenne ?
L’U.E. soutient à la fois les intérêts anglo-américains et franco-allemand . C’est à travers la "relation spéciale" de l’Amérique avec la Grande-Bretagne et avec l’’OTAN que l’Amérique a un pied dans l’Union européenne. "
Vous avez raison de mettre en question la façon dont les problèmes d’actualité sont présentés : l’affaire du Thibet a l’avantage de paraître plus simple à l’opinion publique : en gros, Chinois = méchants, Thibétains = bons. La compréhension est immédiate, et l’engagement donne bonne conscience. D’autre part, les émeutes contre la faim ont le désavantage de nous rappeler des choses désagréables, compliquées : si l’on voit bien les victimes, on ne sait pas trop ( et on ne veut pas trop non plus ) chercher des causes, des responsabilités. Il faudrait se demander si les nations occidentales prospères jusqu’à l’obésité n’ont pas vaguement contribué à cet état de choses. Ce serait inquiétant, voire pénible. Nous voulons bien nous pencher sur les malheurs du monde, mais pas au point que ça devienne inconfortable.