La passion dont vous faites preuve n’est pas un défaut, loin de là, surtout dans une société où un certain cynisme ricanant tend à s’installer.
Maintenant, il faut bien dire que le problème du "hooliganisme" ( récemment abordé dans une émission d’Arte) est observé, analysé et même sanctionné depuis un certain temps. http://fr.wikipedia.org/wiki/Hooligan
D’autre part, le sport étant devenu une industrie du spectacle ( à de rares exceptions près), les enjeux financiers des grandes rencontres ne font pas forcément bon ménage avec la morale ; par le biais des médias, la stupidité humaine se voit offrir une vaste perspective, d’où la contagion qui touche les plus petits clubs.
Pensons cependant - pour ne pas sombrer dans un pessimisme swiftien ( http://en.wikipedia.org/wiki/Yahoo_(literature) ) qu’il ne s’agit que d’une minorité, et que la majorité des spectateurs a pour objectif d’admirer de belles performances.
Seb, supposons que vous partiez en voyage au Japon : vous êtes victime d’ un accident grave( ce que je ne vous souhaite pas ! ) et vous perdez beaucoup de sang...le service des urgences japonaises décide de recourir à la transfusion de sang. Allez-vous vous redresser avec fureur de votre brancard pour interdire qu’on vous inflige du sang "japonais" ?
à l’auteur, pour son article très clair et abondamment documenté,
et à Zen,
"Face aux entreprises, ONG, syndicats et associations humanitaires disposent en effet de peu de moyens. Selon l’Observatoire européen des entreprises, seul 10 % des lobbyistes travaillent ainsi pour des ONG. Ils ne sont par exemple qu’une petite centaine dans les organisations de défense de l’environnement. "Ce déséquilibre pose problème, souligne Paul Lannoye, député européen écologiste, Car les entreprises financent toujours des quantités d’études pour justifier leur point de vue et les ONG ne peuvent pas en faire autant."
La disproportion des moyens d’influence saute aux yeux, et c’est particulièrement inquiétant quand on se demande ce qu’il peut bien rester comme "moyens" aux groupes les plus démunis et les plus vulnérables de nos sociétés. La rue ? les actions désespérées ? la guérilla ? Tout cela, relayé par les médias, tend le plus souvent à retourner l’opinion contre ceux qui cherchent à se faire entendre. Alors, on en revient à "Silence aux pauvres ! " ?
Si nos démocraties ne veulent pas ou ne parviennent pas à rééquilibrer les forces en présence en donnant la parole de façon équitable aux représentants des diverses strates de la société, a-t-on de quoi en être si fier ?
En parlant de Monsanto, j’ai appris sur un site internet que le PDG de Monsanto-France était, jusqu’en 2004, M. Jean Claude Princen , le père de Nicolas Princen : son nom était cité à l’occasion d’un procès mettant en cause une publicité tendant à faire passer le "Round Up" pour un produit écologique. ftp://ftp2.menacechimique.be/menacech/Document163.pdf
Je comprends bien votre intervention, et comme tout le monde, il m’arrive par facilité d’utiliser des termes qui désignent tout un pays au lieu de cibler telle ou telle institution ; si j’ai ici parlé des Américains, c’est parce que l’article portait sur l’entrée de la France dans l’Otan. J’espère que vous voudrez bien croire que l’observation que j’ai faite est valable pour toutes les nationalités.