Pas d’accord, Easy, seuls les poètes voient la réalité. Les autres sont aveugles à leur cœur.
Comme dirait Saint Exupéry, ce n’est pas aux restes de la fête que l’on juge sa grandeur. Ce n’est pas, non plus, à ses déjections que l’on juge une grande âme.
Votre prose me semble de plus en plus torturée : arrêtez de tout intellectualiser. Il n’y a pas de solution, car il n’y a pas de problème.
@cevennevive : pourquoi ne pas aller au Tibet ou dans les régions proches ? Vous serez certainement déçue par ce que les chinois ont fait du pays décrit par Alexandra D.N., mais certainement pas par l’incroyable joie de vivre des tibétains, et ce malgré 50 ans d’occupation et des brimades quotidiennes.
Si la Chine vous fait peur, le Ladakh ou le Zanskar (difficile d’accès) ne pourront que répondre à votre soif de spiritualité. Pour une excellente approche, essayez de vous procurer « Si loin des hommes, si près des dieux » d’Olivier Föllmi
Oui, Gabriel, cela me passionne tant que je pars 2 à 3 fois par an dans ces contrées pour aider les populations locales : création d’écoles, hôpitaux, etc... J’ai pu ainsi découvrir un monde aux antipodes de la vision « idéaliste » des « bouddhistes » occidentaux (le Bhoutan n’est pas un havre de paix pour tout le monde, par exemple, certains amis népalais ont beaucoup de mal à s’intégrer), mais malgré tout fermement à l’opposé des préjugés de nos anti-religieux qui sévissant régulièrement ici (les tibétains, zanskari et autres bhoutanais ont tant à nous dire sur l’intellectualisation destructrice de nos sociétés...).
Je connais Matthieu Ricard, un homme curieux de tout, passionné de sciences et de photo (votre photo me fait d’ailleurs beaucoup penser à certaines des siennes, notamment dans « Un voyage immobile », ces éclairages et ambiances que l’on ne trouve qu’en montagne...), avec une compréhension du monde très profonde. Le côtoyer est toujours enrichissant et son association réellement engagée et utile, travaillant principalement avec la population locale.
Par contre, je ne suis pas trop adepte des conférences : non pas pour leur qualité, souvent excellente, mais comme dit plus haut, la proximité des New Age et autres bouddhistes de passage ne m’a jamais convaincue. Le bouddhisme est une affaire bien trop sérieuse pour n’être qu’une mode, qu’un plat que l’on ne goûte que de temps en temps pour sortir de la fadeur quotidienne.
Je ne serai donc pas à la conférence du Dalaï Lama, mais je suis sûr que vous saurez en profiter...
Merci pour cet article, qui nous sort un peu de la mièvrerie people et des annonciateurs de fin du monde.
@cevennevive : il y a un fossé entre Alexandra David Neel et T. Lobsang Rampa. En effet, ce dernier était un usurpateur et n’a jamais été le moins du monde reconnu par les tibétains.
Alexandra, elle, était non seulement courageuse mais également lucide sur les travers des sociétés occidentale et tibétaine. Elle avait, de plus, atteint un grand niveau de réalisation (d’où ses « pouvoirs magiques » dont elle-même se moquait).
Oui Gabriel, d’où le fameux « juste milieux » bouddhiste, qui s’appuie lui-même sur l’importance de ne pas faire de mal oà autrui.
@ Sandrine : Tous les peuples d’Asie que j’ai rencontrés se sont d’abord interessés à des détails : coiffure, musique, voitures. Reste que les tibétains et bhoutanais, notamment, font toujours de remarques sur la France en tant que « patrie des droits de l’homme ». J’en ai même connu quelques-un prêts à défendre ces droits en s’engageant dans la légion.
Difficile parfois de leur expliquer combien notre pays a changé. Mais leur fraîcheur touche au plus profond.
Dommage que certains ici n’en connaissent pas, et viennent défendre les exactions chinoises. Mais je m’égare...