Travailler plus pour gagner plus ? La forme même des pyramides d'Egypte, nous enseigne que les ouvriers, et ce dès la plus haute antiquité, avaient développé une tendance naturelle à en faire de moins en moins.
De l’intérieur, il se murmure que samedi Bayrou va tuer le PS. Orange bonnet et bonnet orange !
Emmanuelli serait entré en lévitation. Fabius a quitté l’orbite et Jospin menace de couler l’ile de Ré et lui avec. Ca couine dans les cellules militantes. On va faire sortir Tonton d’outre tombe. Hollande est confus. Bartolone sait plus où se mettre. Strauss Kahn se cache. On essaye de limiter les dégâts. C’est juste pour samedi. C’est pas du marchandage. Haut vol ! Plus personne contrôle la madonne. Si elle réussit tant mieux. Si elle foire... Aie !
Moi je dis un débat sans pression. Vous voulez des arguments ?
Au risque de vous surprendre, je pense que Sarkozy a tout intérêt au débat Royal / Bayrou. Comme à tout ce qui peut rapprocher Bayrou et Royal. IL fait le calcul que la candidate va perdre en interne PS les soutiens des éléphants et aux extrêmes les voix qu’elle gagnera sur le centre.
Avec un peu de chance si Bayrou manoeuvre bien Ségolène samedi(on peut lui faire confiance), elle peut faire exploser le PS en vol. Demandez à Fabius, Mélanchon, Bartolone, Vaillant, Jospin et ... Hollande ce qu’ils en pensent vraiment de ce débat. Piège à c. Savez vous qu’un sabordage de l’intérieur du PS est même possible ? Sarkozy le sait. C’est pas un beau métier la politique...
Tiens pour éclairer un peu les grandes réconciliations politiques, quelques déclarations des candidats qui courtisent Bayrou (source l’Orient le jour, journal du Liban).
Nicolas Sarkozy :
- « Je l’ai toujours connu à droite, voici qu’il est maintenant à gauche, j’espère qu’il a demandé l’autorisation à ses électeurs. » (18 avril).
- « C’est la caricature du cynisme et de l’opportunisme. » (12 avril).
- « M. Bayrou est une “création essentiellement médiatique”. » (27 mars).
- « Le principal, c’est de bien viser. Vous le croyez à droite, il est parti à gauche. Vous le croyez à gauche, il est parti à droite (...). Ce n’est pas comme ça qu’on dirige la cinquième puissance du monde. » (20 mars).
- « On parle de l’élection de la présidence de la République, et ce n’est pas une question de sourire, celui de Mme Royal, ou de tracteur, celui de M. Bayrou. » (18 mars).
- « Sa victoire conduirait à l’immobilisme dans un premier temps, à la crise politique dans un deuxième. » (11 mars).
Ségolène Royal :
- « Il est assis entre deux chaises. Je ne sais pas si vous avez essayé de rester assis entre deux chaises, ce n’est pas très confortable. » (20 avril).
- « Son “ni droite ni gauche” masque l’immobilisme le plus absolu, le refus de dire clairement quelles sont les solutions qui seront apportées aux problèmes qui se posent au pays. » (27 mars).
- « C’est une forme d’imposture. » (14 mars).
- « Il cherche à brouiller les cartes. » (1er mars).
- « La politique n’a rien à gagner dans le ramollissement des identités politiques. » (26 février).
On revient de tout en politique. De ses ennemis, de ses amis et de son programme quand on est élu.
« il ne sera toute sa vie qu’un duc à demi ultra, à demi libéral, un être indécis parlant quand il faut agir, toujours éloigné des extrêmes, et par conséquent se trouvant le second partout ». Le rouge et le noir. Stendhal.