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Argoul

Tableau de bord

  • Premier article le 07/09/2005
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Derniers commentaires



  • Argoul Argoul 5 juin 2008 11:07

    Je suis tout réjoui de l’humour qui pimente tous ces "commentaires". Il y a de fort belles trouvailles ! Et voilà une preuve de plus pour Montaigne : l’opinion commune de notre époque préfère les images au texte ! Ce serait plus direct, plus parlant. Apparemment moins à la tête qu’au bas-ventre ce qui, ma foi, reste en propagande et publicité le plus efficace.

    Avis aux profs de philo pour la révision du bac... Question : est-ce que ça marche pareil pour les filles ? Il ne me semble pas lire beaucoup de commentaires féminins sur Montaigne et sur l’image associée. Peut-être aurais-je dû mettre aussi un vigoureux sauvage nu ? Dès lors (polémique pédagogique, une de plus), y aurait-il sexisme à user de tels procédés qui pourtant fonctionnent bien ?

    Sur les attraits du "bon sauvage", c’est le mythe de l’époque Montaigne. Il court toujours (voir les écolos) ! La Nature fait bien les choses (Dieu aussi), il ne faudrait surtout pas toucher à son oeuvre initialement le Paradis). Cela donnera effectivement au 19ème le darwinisme, avec sa variante hors Darwin du "darwinisme social" (qui serait plutôt dû à Spencer), dans une époque historique d’arrivisme bourgeois et impérial forcené. Cela donnera aussi l’anti-OGM, l’anti-nucléaire, le retour à la terre, la préservation des ressources, petites fleurs et petits oiseaux, et toutes ces sortes de choses plus ou moins intéerssantes, sympathiques ou pathétiques, c’est selon.

    Montaigne était nourri de la lecture des Anciens. Grecs et Romains n’étaient pas des "humanitaires", Aristote trouvait que rien ne valait mieux que laisser faire la nature ; Platon voulait dresser les hommes depuis tout petits à être vigoureux physiquement, aiguisés d’esprit et collectifs d’affection. Pourquoi vous étonner ? L’Angleterre victorienne (époque de Spencer et de Darwin) était elle aussi fort lectrice des Anciens.



  • Argoul Argoul 27 mai 2008 13:39

    Je ne sais à qui s’adressent vos reproches de "caricature". Ma conviction se trouve - c’est la règle commune - dans la conclusion : "La marchandisation, c’est le laisser-aller groupal des modes et du "tout vaut tout". Y résister nécessite autre chose que des slogans braillés en groupe fusionnel dans la rue : une conscience de soi, fondée sur une culture assimilée personnellement. On ne refait pas le monde sans se construire d’abord soi-même."

    Ceux qui critiquent libéralisme-américanisme-consommation, marchandisation (cette abandon pétainiste selon Badiou) - que font-ils de concret pour s’en sortir ? Il ne suffit pas de dire yaka. L’émergence de pays immenses comme la Chine, l’Inde, le Brésil, le Nigéria force la globalisation des échanges, des capitaux et des hommes. On n’a pas à être "contre", c’est un mouvement de fond. Certains rêveraient-il de bombes H pour réatblir la domination d’avant ?

    Reste à nous adapter à ce mouvement des hommes. De même qu’au réchauffement du climat et à la raréfaction des ressources ou aux moindres cotisans pour plus de retraités. L’intérêt de Melman est d’avoir pointé l’inversion de caractère des gens : du "père" responsable, adulte, "libre" - à la "mère" attentiste, confiante, dépendante. Ce n’est pas du sexisme si l’on prend ces mots de la psychanalyse comme des SYMBOLES comme Freud l’a fait. D’où l’ineptie de pointer une fausse contradiction entre hystérie et loi du père : l’hystérie était la manifestation des névroses féminines sous la loi d’autorité dite du père ! Même chose pour Badiou et son "pétainisme" ; prenons-le comme symbole d’une démission, d’une lâcheté. Le pétainisme, au fond, n’était pas un fascisme, il ne visait pas à changer les choses mais à les conforter, à les immobiliser (la terre ne ment pas) . C’était un conservatisme, pas une révolution (même dite "nationale"...). Donc Badiou rejoindrait-il Melman dans l’idée d’abandon à la "force" ?

    Ce n’est pas la même chose que de réagir. Ce qui s’impose à nous (la mondialisation du fait de l’émergence d’immenses populations au développement) doit nous stimuler, pas nous faire abandonner. Et c’est là que le choix de Tocqueville (la liberté pour faire, plutôt que l’égalité pour jouir) prend tout son sens. Bien sûr dialectique = ni la liberté de la jungle ni l’égalitarisme du troupeau.



  • Argoul Argoul 23 mai 2008 13:35

    Vous n’avez pas remarqué que la presse et les media ne cessent d’en parler ? d’interroger divers "spécialistes" sur tous ces sujets ? vous n’avez jamais entendu parler une seule fois du Bové national ?Vous avez oublié que le "Grenelle" de l’environnement n’était pas du tout parlementaire (et que c’est ce qui pose problème justement, cette liaison entre démocratie participative et démocratie représentative) ? A vous lire, vous semblez "contre" les OGM, donc être parano sur ce qu’on va vous faire. Le débat, ça veut dire de tenir compte des arguments des autres, vous savez. Même s’ils ne sont pas pour vous les bons ou les plus forts, ils existent. La démocratie ça ne veut pas dire "j’ai raison donc tout le monde s’incline", ça veut dire on met les arguments sur la table, les scientifiques, les économistes, les politiques, les entrepreneurs, les consommateurs, les citoyens... Après - et c’est ça "la politique" - s’en dégagent des idées et des actions. Jamais figées, elles peuvent toujours être remises en cause car, en politique, il n’y a pas de science exacte. La politique, c’est le débat, donc le mouvement. Il n’y a que dans,les "pays socialistes" que le Parti décide de tout, en formation restreinte de Bureau Politique.



  • Argoul Argoul 23 mai 2008 13:29

    Ca veut dire quoi au juste "démarchandiser" les monnaies ? Une monnaie est un étalon de valeur "neutre" par rapport aux marchandises (qui font l’objet de désirs différents pour les mêmes choses). Vous voulez sans doute parler de la parité euro-dollar ?

    Deux références d’un auteur que je trouve sérieux :

    les politiques divergentes de la Fed et de la BCE : http://www.typepad.com/t/trackback/2675902/25660316

    le déficit courant US est-il un problème : http://www.typepad.com/t/trackback/2675902/29218732

     



  • Argoul Argoul 23 mai 2008 13:12

    Oui, mais ça c’est votre étiquette, celle par laquelle vous aimez vous présenter aux autres en société. C’est très bien, mais de peu d’intérêt (faites excuse) sur le sujet de l’article. Qu’en est-il sur le fond du débat ? La dialectique entre égalité et liberté ? Entre société du père et société maternante ? Entre l’intérêt d’un psy ou celui d’un sociologue pour analyser nos sociétés modernes ?

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