Ah ouais, vous êtes grave. Je pensais que vous étiez un simple mondialiste apaisé, comme le sont les innombrables mondialistes qui sont tout de même pour une fédération mondiale. Mais non, pour vous, tous les humains vont se donner la main et voter tous ensemble les lois mondiales.
Bon, mais j’irai faire un tour sur votre article sur la mondialisation pour que nous jouions ensemble un peu.
Mais ce qui me gêne un peu plus c’est que vous êtes in fine un ennemi des droits de l’homme. De l’architecture de 1948 ça on avait compris. Mais vous n’avez pas vu ou peut-être pas voulu voir que les droits de l’homme font bloc, c’est-à-dire que si vous être contre un seul de ces droits, alors vous êtes en fait contre l’ensemble.
Et il y a tout de même l’article 21.3 qui précise que l’autorité de la puissance publique a pour fondement la souveraineté populaire. Cette souveraineté s’exprime lors d’élections libres et honnêtes, ou toute procédure équivalente. Le fait qu’il n’y ait pas de peuple mondial et que ce n’est pas demain la veille ne vous a semble-t-il même pas effleuré l’esprit.
Non, vous vous faîtes une fixation sur le Président de la République, le roi des cons sur son trône comme chantait Renaud, mais vous faîtes complètement l’impasse sur les représentants du peuple, les députés qui sont là justement pour contrôler l’action du Prince. Le Parlement est un contre pouvoir à l’arbitraire présidentiel, mais ça vous refusez de le voir.
Vous refusez de le voir car de toute façon vous voulez déshumaniser la politique, car pour vous, voter pour quelqu’un, c’est pas bien. Vous, voulez voter uniquement pour des lois ou des concepts. Mais comment choisit-on les fonctionnaires-esclaves qui vont devoir réaliser ces politiques, ça c’est mystère et boule de gomme, vous ne faites que déplacer le problème.
Mais bon, ça je l’ai déjà dit, passons à autre chose.
Moi je propose quelque chose de concret pour que les populations fassent un meilleur usage du pouvoir qu’elles ont déjà.
Eh bien nous ne sommes pas d’accord que veux tu. N’importe quelle constitution convient si les politiques sont sensées. Car dans ce cas la « chaîne de commandement » transmet naturellement des directives qui seront simples à faire appliquer, car compréhensibles et acceptées par tous, à tous les échelons.
Mais le peuple français est un peuple guerrier (en tout cas à l’origine) et donc il était important que le commandement puisse imposer des mesures draconiennes difficilement acceptables par la base, mais d’une importance stratégique pour le commandement.
Alors évidemment le hic c’est quand les politiques deviennent proprement inhumaines alors que la situation ne l’exige pas. Le commandement transmet des directives complètement débiles, qui ne seraient jamais appliquées si la constitution était faible et peu adaptée à la psychologie française.
*
Il y a quelques mois j’avais écrit ce que je pensais de la santé mentale du Président sous une vidéo.
Le problème c’est donc quand un Président soumis à des bouffées délirantes dispose d’une majorité à l’Assemblée nationale. Puisque dans ce cas, il est clair qu’il n’y aura pas de motion de censure qui ferait dégager le gouvernement. Ni même de destitution du Président prononcée par la Haute Cour.
Alors dans cette situation il y a tout de même des fonctionnaires qui se rendent compte que quelque chose ne tourne pas rond — je ne te laisserai pas insulter mon peuple — et qui ont parfois une toute petite marge de manœuvre pour éviter, retarder le pire à leur niveau de responsabilité.
Et c’est important pour eux de voir les résultats des élections intermédiaires pour évaluer la popularité du parti au pouvoir.
Je ne sais pas où vous voyez des masques. Il est clair depuis longtemps que Chavez est au Vénézuela ce que Sankara est au Bourkina Faso et le général De Gaulle à la France.
Tous les trois des militaires de carrière. Mais faute de politiques compétents la providence et l’âme des peuples prennent ce qu’elles ont sous la main pour sauver la patrie.
Et vous voilà revenir avec votre gouvernement mondial. Vous savez ce que j’en pense.
Pour revenir aux faits, je vous ferai remarquer que l’article 27 de notre Constitution précise que tout mandat impératif est nul. Vous souhaitez donc modifier cet article, modifier la forme.
Vous me faites le même procès de ce que j’ai vu. Mais pour être crédible, vous devez exhiber la partie de la Constitution que je souhaiterais changer.
Alors ensuite je vois bien votre misérable pirouette : vous prétendez que certains changements de forme peuvent avoir quelque influence sur le fond. Cépafo, mais dans le cas présent vous ne faites que déplacer le problème, vous ne solutionnez rien. Car même si vous et vos alliés politiques réussissaient à modifier l’article 27 pour y introduire le mandat impératif, comment garantiriez vous son application ? Vous ne faîtes que déplacer le problème.
Il n’y a que moi qui résous des problèmes ici.
Pendant que vous, vous barbotez dans votre illogisme et votre incompétence.