Né en 1958, paysan du Gers éleveur de brebis. Je dis et écris beaucoup de conneries, mais finalement, pas plus que les autres... Et pourtant je réfléchi beaucoup !
D’après de nombreuses études, les sports dans lesquels l’individu est soumis a des chocs répétés sur le crâne, même sans perte de conscience, faisaient péter pas mal de neurones. Le rugby est souvent cité comme exemple.
Et cela se réalise à grand pas... L’Espagne et l’Allemagne, sans parler des pays bas semblent avoir un peu d’avance.
Mon jeune cousin, cadre chez fleuri-nichon achète des poulets au Brésil, (parait-il qu’ils n’en trouvent pas en France...). Les roses kenyanes ont envahi le monde... Le soja « bio » contaminé par de la mélamine venait de Chine. Les banques spéculent sur le blé ou le soja.
Il est évident que la concurrence est devenue mondiale et que la préoccupation des consommateurs et des producteurs n’existe plus.
Vu les moinssages, il semblerait que ce les lecteurs soient plutôt gauchisants... disons à 60%...
Par contre, il est évidents que 80 % ne savent pas utiliser la nuance ou faire des compromis. Difficile dans ces conditions de faire des échanges constructifs.
Si, si, il reste quelques paysans, certes en voie de disparition. Je pense que je fait partie des derniers spécimens... éleveur de brebis viande, en filière label rouge, sur 40 ha (une misère pour des terres de coteaux pentus et pauvres) avec 200 brebis à peine. Pour sortir un smic il faut au moins 400 brebis d’après les technico-machin-chose-surtout commerciaux.. Je pourrais faire du bio, mais il n’y a aucun avantage financier (au contraire !), et beaucoup d’emmerdements administratifs. Le maraîchage bio en reconversion ? Pourquoi pas, mais mes terres ne s’y prêtent guère, et quand on est à plus de 100 bornes des gros centres c’est pas simple... Et la aussi, beaucoup de contraintes administratives et pas mal de monde à payer (contrôleurs certificateurs...).
Mais il est certain qu’actuellement, on va tout droit à l’industrialisation de l’agriculture et de l’élevage. Des exploitations de plus en plus grosses, avec PDG et salariés roumains, c’est ce qui nous attends ! Objectif prioritaire : la rentabilité. Objectif secondaire : rester dans les clous au niveau légal . Autres objectifs : aucun ... A la limite je pense même qu’il y en aura qui feront du bio. En polyculture, avec les primes qui vont avec, çà peu le faire !
La baisse de testostérone que vous citez est très inquiétante et vérifiée par de nombreuses études. Nous commençons à peine à voir la partie émergée de l’iceberg... Beaucoup de substances utilisées comme pesticides, médicaments, adjuvants alimentaires s’avèrent êtres de redoutables perturbateurs endocriniens (surtout sur les mâles) en plus de leurs effets mutagènes et cancérigènes. Si on rajoute le bain électromagnétique ambiant, l’avenir nous promets beaucoup de mauvaises surprises.