Et puis plus je m’intéresse à cette campagne, et plus je me dis que ces discours ont une autre « gueule » que ceux de ses adversaires. Quant une choses est juste, il faut l’avouer ! Un extrait de son discours de Lyon, retranscris dans le blog d’Yves Daoudal (http://yvesdaoudal.hautetfort.com/) :
"Le Progrès, la Modernité interdiraient de s’inspirer, de défendre, d’évoquer même les valeurs qui firent notre Histoire, notre destin et notre grandeur ! Ces valeurs fondatrices de toute nation civilisée, de toute société humaine !
Eh bien, je vous affirme que malgré ce qu’on vous dit, nous sommes les gardiens des valeurs qui font le monde civilisé, et ce combat que vous menez, que nous menons, c’est le combat immémorial de la Civilisation contre les Barbares.
C’est clair, nos ennemis sont ceux qui depuis des millénaires sous des formes diverses glorifient les instincts plus que l’effort, la veulerie plus que l’énergie, la soumission plus que la résistance. Ceux qui refusent les contraintes et les responsabilités. Ceux qui exigent des droits et refusent les devoirs. Ceux qui ne croient à rien et n’ont pas de Patrie charnelle !
Nous croyons, nous, à l’enracinement, car chaque Peuple porte en lui même l’écho assourdi des temps anciens, celui qui fera la musique des lendemains heureux.
N’en déplaise aux piètres penseurs de notre siècle, les Traditions ne sont pas le retour a un passé mort.
Qu’est-ce que la tradition ?
La tradition n’est pas la transmission de n’importe quoi, mais du Beau et du Vrai mesurés à l’aune de l’expérience humaine. « Elle est ce qui donne un sens à la vie et l’oriente. Elle porte en elle la conscience du supérieur et de l’inférieur, du spirituel et du matériel. Elle est son être éternel. Elle lui donne ses principes, ses vérités permanentes, capables de traverser les fluctuations temporelles. Elle est ce qu’il y a de plus ancien et de plus proche. Elle est la traduction d’une façon unique d’être des hommes et des femmes devant la vie, la mort, l’amour, l’histoire, le destin.
Elle porte les principes qui transcendent la vie, les pensées et les actes. »
Voilà notre idéal et notre espoir, il tient en un mot : habiter un monde et s’y enraciner.
Etre de quelque part, appartenir à une lignée, à une histoire, parler et penser dans une langue, que l’on reçoit à son insu et qui forme notre perception de tout ce qui nous entoure.
Nos racines, nos liens ancestraux, ceux de la culture et des valeurs, nous font hommes et femmes réels, liés à la nature, héritiers sans mérite, dotés d’une identité, même quand nous la refusons.
Loin d’être des fardeaux inutiles, ce sont là, en réalité, les fondements de la liberté. Cette liberté personnelle que nous ne séparons pas de la responsabilité individuelle, qui donne à l’être humain sa grandeur et sa dignité. Cette dignité, ce respect des hommes et des femmes de mon pays, qui m’entraîna toujours quel qu’en soit le prix, à lui dire la vérité, valeur essentielle s’il en est !
Et aussi :
Nous ne discutons pas Dieu.
Nous ne discutons pas non plus la Patrie , c’est-à-dire la Nation dans son intégrité territoriale et morale dans sa pleine indépendance, dans sa vocation historique. (...)
Nous ne discutons pas la Nation.
Nous ne discutons pas la famille. C’est le berceau de la vie et le creuset de l’éducation des enfants. (...)
Nous ne discutons pas le travail ni en tant que droit ni en tant qu’obligation : le travail est une gloire et un bonheur. Il peut être plus ou moins utile, d’une valeur économique plus ou moins grande, mais, moralement, il est toujours également digne. (...)
Nous ne discutons pas l’autorité. Elle est un fait et une nécessité. Elle est un droit et un devoir, devoir qui se nie lui-même s’il ne s’exerce pas, droit dont le fondement principal est le bien commun. (...)
La liberté est un bien précieux des Nations et des hommes mais il ne peut y avoir de liberté contre la vérité ni contre le bien commun. Concilier les impératifs de liberté et d’autorité reste la mission principale des responsables politiques. Ce juste équilibre fonde leur légitimité, et elle mesure leur valeur."
Evidement, on peut ne pas être d’accord... Mais on ne peut pas dire que ce texte ne vaut rien !
« Peu importe l’appartenance politique. Le fric si il était mieux redistribué, il y aurait moins de violence. Mieux, si le marché de l’emploi était ouvert à tous, sans discrimination, ily aurait également moins de violence. Je peux encore lister des exemples à l’infini... »
Oui je le veux bien, mais je crois que tout cela est bien plus complexe. Et il faudrait déjà que le marché de l’emploi soit ouvert tout court. Et là on pourrait parler taxes, et système économique, mais ce n’est pas le sujet ici, et je ne suis pas un spécialiste.
« Quant à la réponse à la violence c’est une question on ne peut plus complexe. J’ai moi-même été éducateur auprès de jeunes en difficulté sociale. J’ai été confronté à l’extrème violence. Mais la réponse la plus adaptée, n’a jamais été la violence. »
Oui, je veux vous croire sur parole, mais je dis simplement qu’en laissant trop dégénérer une situation, la violence peut devenir l’ultime recourt...
"Cela dit mettre de l’huile sur le feu (comme karchériser la racaille) n’est pas la meilleure réponse à la violence.
Que faire ? l’encadrement militaire proposé par Ségo ? "
Honnêtement, je n’en sais rien !!! Je me dis parfois qu’elle n’a peut-être pas entièrement tort, pourquoi pas une activité très encadrée, pour aider les gens ?
M’enfin, ce n’est pas nous qui réglerons la situation ce soir !
« vous sélectionner en essayant de faire croire encore que c’est l’insécurité qui est au coeur du commentaire, n’importe quoi, laissez donc Sarko se charger de ce genre de débat il y arrive très bien sans vous... »
Je suis navré de votre impression, il se trouve que vous tombez au milieu d’une conversation qui a un peu dévié... Mais les faits divers font parfois boule de neige...
Oui, mais a-t-on besoin d’un ministère pour ça ? Le bureau des affaires indigènes, euh, allogène, n’est pas nécessaire. Cessons d’inventer des ministères pour rien, il suffit d’avoir une loi et de l’appliquer, tout simplement...