Jeune marxien en quête de renouveau sur le planète Terre.
Le mot "politique" signifie originellement "Vie de la Cité".
Le mot "philosophie" signifie quant à lui "Amour de la Sagesse".
Et si enfin la "philosophie politique" tendait à l'Amour de la vie, ou à la Cité de la sagesse ?
Veuillez m’excuser, je n’ai pas saisi le rapport entre le gouvernement (opposé si je ne m’abuse à une réelle dépénalisation du cannabis) et mon article. Ni entre l’herbe et « Soleil vert » (excellent film au demeurant).
"Le monde des gentils est sans temporalité, statique, totalement clos
(univers fermé sur lui-même dans l’affiche lepéniste par les collines,
aucun arrière plan dans l’affiche nazie). Pas de perspectives, pas
d’horizon idéologique, rien d’autre qu’une image instantanée. Au moins,
dans la mise en scène des « méchants », il y a quelque chose à faire, la
description d’une dégradation temporelle, la perspective d’une lutte.
Totalement positif, le monde des « gentils », si on le prend sous un
certain angle, est considéré isolément celui de la mort, et l’autre
celui qui y réintroduit de la vie. Donc, dans ces deux pensées
extrémistes, il est totalement vain d’espérer une forme de pacification
(le lepénisme n’étant pas comparable au nazisme), pour rendre
supportable le monde des bons, il est nécessaire d’activer en permanence
l’image de l’ennemi et la menace de la destruction."
Je me suis régalé de cette interprétation de l’image, merci beaucoup.
Il ne faut dès lors pas s’étonner, hélas, que surviennent des « faits divers » prétendus, qu’apparaissent des Anders Behring Breivik, que meurent des Clément Méric, que les agressions xénophobes et homophobes décollent, acclamées par la rhétorique complaisante, nourris par un système médiatique qui contribue à brouiller les pistes.
Pour en revenir aux concepts plutôt qu’aux noms d’oiseau. C’est
une technique de manipulation très employée par l’extrême-droite en général :
se prétendre patriote en adoptant une ligne éditoriale anti-Républicaine ;
la France n’est ni le château des Le Pen®ni la fille aînée de l’Eglise, c’est une République révolutionnaire, égalitaire
et fraternelle (comme dans « Liberté-Egalité-Fraternité ») ;
du moins est-ce son idéal patient, subtil, oserai-je dire délicat. Aux antipodes,
l’extrême-droite se réclame de la liberté de penser contre l’égalité
et la fraternité. Liberté de nier et de gaver
les ondes comme les cerveaux de prêt-à-penser anti-Républicain. De
travestir les mots, de se vautrer dans les plaies, bref liberté de dogmatiser
et de conspirer contre l’égalité et la fraternité. Il en résulte des copinages
douteux, que ce soit aujourd’hui dans l’affaire Cahuzac ou du côté du Danube
brun, comme n’importe quand dans l’histoire du parti.