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Bovinus

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  • Premier article le 04/10/2011
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Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 6 novembre 2011 00:21

    @ Jason

    Votre critique est parfaitement légitime, et l’or est également une marchandise, de plus disponible en quantité limitée. Simplement, il n’est pas QUE cela. Je ne suis pas un fanatique de l’or, je m’en suis servi comme exemple parce que c’est la valeur-refuge par excellence, mais je ne crois pas qu’on puisse en faire une monnaie mondiale.

    Par contre, pour faire tourner une économie locale, par exemple française, avec le cuivre, l’argent, l’or et le platine, ce serait tout à fait possible.

    En matière de monnaie, la seule chose nécessaire est qu’elle ait par elle-même une valeur intrinsèque (outre les évidentes qualités de transportabilité, pérennité et divisibilité). En Allemagne occupée (période 1945-1950 en gros), les gens ont utilisé les cigarettes comme monnaie. Le problème avec les théories de Keynes et des monétaristes, qui considèrent la monnaie comme un symbole abstrait, basé sur la seule garantie de l’État émetteur, c’est que cette sorte de monnaie s’effondre systématiquement. Il n’y a rien à faire, ça ne « marche » pas (même si ça « marche » en théorie et dans les modèles bien rodés des économistes). Il a fallu forcer les gens (par la coercition) au Royaume-Uni pour qu’ils consentent à utiliser la monnaie papier, il y eut des précédents de confiscation de l’or aux États-Unis, en France aussi d’ailleurs. Le problème est que cette sorte de monnaie symbolique, dite monnaie fiduciaire, est basée sur la confiance. Or, l’État trahit systématiquement cette confiance. C’est pourquoi il faut que la monnaie possède sa propre valeur intrinsèque, ou bien que la monnaie soit garantie par autre chose que l’État (ce qui me paraît difficilement réalisable).

    Ne mésestimez pas le troc, c’est un système qui a déjà été utilisé très largement et continuera de l’être. C’est ainsi que la Russie commerçait avec l’Allemagne au tout début des années 1990, le temps qu’elle acquière un volume suffisant de devises.



  • Bovinus Bovinus 5 novembre 2011 23:08

    Vous êtes bien présomptueux, j’ai étudié les bases de l’économie à l’IEP de Toulouse, on m’y a fait lire les ouvrages classiques, et même modernes. J’en connais autant que vous sur les définitions officielles, mais ça fait un bail que j’ai mon diplôme, et je ne suis plus obligé de jouer cette comédie.

    L’économie n’est au mieux qu’une science « humaine ». Objectivement, depuis Aristote, on n’a pas énormément progressé dans ce domaine. Ça, c’est ce que j’ai découvert par moi-même et que confirment les économistes dits « hétérodoxes » ou « apocryphes » (comme Marx, par exemple).

    Vous n’êtes pas obligé d’être d’accord, je ne cherche pas à vous imposer mon point de vue. Ce que je dis, c’est que si on admet le vôtre, qui est celui de la grande majorité des « experts » en économie, la discussion est close, puisque tout « colle » et en ce cas, ce que vous dites est parfaitement valable. Je lirai votre article avec plaisir.

    Cordialement.



  • Bovinus Bovinus 5 novembre 2011 22:31

    onetwo :
    Mais vos propositions pour sortir de la crise ressemblent à celles de Jacques Généreux dans son livre « Nous on peut ! »

    Eh bien, c’est très flatteur. J. Généreux est aussi prof d’économie à Sciences Po il me semble. Comme quoi, c’est vraiment pas aussi compliqué qu’on nous le dit, l’économie, si n’importe qui avec un peu de culture historique et de réflexion arrive au niveau du possible futur ministre de Bercy...



  • Bovinus Bovinus 5 novembre 2011 22:19

    Defrance :
    on peut aussi comparer avec le pain, le carburant, le prix du kilo de beefsteak ...

    Pourquoi pas ? On peut comparer la valeur d’une devise à n’importe quoi, dans l’absolu. Mais au final, il faut bien la comparer à quelque chose. Les trois choses qui me viendraient immédiatement à l’esprit seraient :
    - l’or (pour son exceptionnelle pérennité en tant que monnaie)
    - le pétrole (le dollar a été vaguement associé au prix du baril sous le terme de « pétrodollar »)
    - le travail (c’est l’étalon retenu par Marx)



  • Bovinus Bovinus 5 novembre 2011 21:37

    Je ne polémique pas, j’essaye de dialoguer, mais avec un sourd, c’est pas évident. J’admets la validité de votre point de vue par ailleurs, je l’ai déjà dit plus haut. Mais alors il n’y a plus de raison de discuter de quoi que ce soit, car tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Laissons le professeur Pangloss et M. Allègre de côté un instant, voulez-vous ?

    Inflation  : hausse continue du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d’achat de la monnaie. Elle est généralement exprimée par la variation annuelle en pourcentage d’un indice des prix à la consommation tel que l’IPCH.

    Cette définition vient de la BCE.

    L’inflation est la perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. Elle doit être distinguée de l’augmentation du coût de la vie. La perte de valeur des unités de monnaie est un phénomène qui frappe l’économie nationale dans son ensemble, sans discrimination entre les catégories d’agents. Pour évaluer le taux d’inflation on utilise l’indice des prix à la consommation (IPC). Cette mesure n’est pas complète, le phénomène inflationniste couvrant un champ plus large que celui de la consommation des ménages.

    Voilà celle de l’INSEE. On peut en trouver encore une bonne dizaine, ce qui me fait dire qu’elles sont toutes incomplètes ou inexactes. Ce sujet est d’ailleurs l’un des plus controversés en matière d’économie. En outre, le concept d’inflation est incompréhensible ou inutile si on ignore le concept de valeur. Et on arrive là à la limite de la « science » économique : les diverses théories de la valeur couramment admises (Marx, Keynes, Fridman, Ricardo... choisissez votre champion) sont au mieux complémentaires, au pires incomplètes ou fausses. Je n’ai pas la réponse à cette question de la valeur, j’essaye simplement de réfléchir de façon empirique.

    Ce que ces définitions ne disent pas clairement, tout en tournant autour, c’est que si votre baguette qui « valait » 3 francs avant en « vaut » maintenant le double (1 eur = 6,56 fr), c’est peut-être que pour rentrer dans ses frais, votre boulanger est obligé de vous demander deux fois plus de francs. Autrement dit, c’est que vos francs « valent » deux fois moins. Et quand on a un doute sur la « valeur » du franc, et des devises papier en général, que fait-on ? Eh bien, on le compare à quelque chose dont la valeur est restée prodigieusement stable depuis des millénaires. On peut aussi choisir de considérer la parole des économistes comme référence absolue en matière de vérité. À chacun de voir ce qui lui convient le mieux.

    Loin de moi l’intention de vous faire dire ce que vous n’avez pas dit, désolé si je n’ai pas été assez clair dans mon point 2. Je développais simplement ma pensée suite à ce que je disais au début de mon post.

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