J’ai bien compris que ce ne sont pas les habitants de Néchin qui sont visés, mais votre texte est ignoble à leur égard et à l’encontre des gens de pays, de tout pays, puisqu’ils n’ont aucune responsabilité face à la veulerie de leurs envahisseurs. Et encore, je me suis demandé ce qu’il fallait pense du discours convenu du maire de la commune. Je n’aimerais pas me trouver à sa place. C’est tout.
Alinea, votre conclusion me fait penser au soldat de 14 qui avait fiché une fleur à son fusil. C’est ’achement sympatoche, mais je ne crois pas du tout à votre résumé d’un avenir possible sous s forme baba cool. Du moins sans morts par wagons. Et un tel risque est d’autant plus grave que la légèreté et l’inconscience présidéraient au basculement inouï que vous espérez. Qu’il soit la seule alternative à l’explosion à venir semble évident. Il va falloir, simple détail, choisir une démarche qui ne passe par l’extermination de la moitié de la population mondiale... Bien entendu, voilà qui suppose que nous ayons un choix possible.
citation de l’article :
Ce qui aura pour conséquence d’abaisser le pouvoir d’achat quelle que soit la solution choisie.
Il me vient à l’idée que certains, faut-il parler des millions de personnes considérées comme pauvres en France, ne disposent pas à proprement parler d’un pouvoir d’achat, dans le sens ou les théoriciens, curieusement plutôt nantis et bien sapés, l’entendent selon leur vision d’un monde idéal fait de soldats de lacroissance. J’ai plutôt l’impression que des centaines de milliers de personnes n’ont pour pouvoir limité que celui de survivre, qui se solde par le raccourcissement de leur qualité de vie, la dégradation de leur santé et parfois la mort prématurée. A ceux-là, on ne fera pas l’affront de parler d’un pouvoir d’achat qu’ils n’ont pas (mais le pouvoir de fréquenter les magasins de première nécessité solidaires), que les pourfendeurs des insupportables dispositifs sociaux qui détruisent la compétitivité et la relance voudraient réduire.
De toute manière, les mots ont depuis longtemps perdu leur signification, souvent en raison même des démonstrations que le commentateur cherche à asséner en les tordant dans tous les sens. Ne parlons même pas de l’inculture qui gangrène les médias, et donnent souvent à la langue l’apparence d’un sabir mondialisé et bien pauvre.
Ce que ces gens feignent peut-être, mais plus grave et vraisemblable, dénaturent sans même rien y comprendre, c’est la différence majeure entre l’erreur et le mensonge. Je suis frappé de lire le mot mensonge, depuis la campagne 2012 et ses vérificateurs en temps réel (mais cela a probablement toujours été), jeté à la figure de tous par n’importe qui et à tout propos.
S’il est légitime d’attendre des politiciens la plus grande rigueur dans leurs propos ; s’il est positif que tout et n’importe quoi ne puisse plus être aussi facilement dit dans les médias, puisque beaucoup des interventions d’aujourd’hui sont disponibles en ligne et donc vérifiables, les politiciens ne se sont pas transformés en quelques années en hommes cybernétiques. Il est normal et souhaitable que l’erreur (dite humaine jusqu’à présent) reste tolérée, je dirais même, acceptée. La forfanterie de ceux qui prétendent pratiquer une inquisition en temps réel, en fait assez grotesque, feraient bien de mener leur propre analyse sur la base des mêmes critères. Nul doute qu’ils se couvriraient la tête de cendre, pour peu qu’ils soient dotés des qualités morales qu’ils exigent des personnes qu’ils abreuvent de leur intolérance.
Chose effarante et simple à comprendre : on parle bien de réduire le prix du travail, n’est-ce pas ? Et ce dans le but de réduire le prix des produits de consommation. Autrement dit, si le prix à la production baisse, tout vendeur (de service ou de produit) sera tenté soit, s’il dispose d’une situation dominante sur son marché, d’augmenter ses bénéfices tout en profitant de la baisse de son coût de production, soit de tenter de gagner des parts de marché en baissant le prix de ses produits, au détriment d’autres entreprises incapables de le faire. Cela s’appelle la concurrence libre et non faussée. Mais le commerçant qui baisse ses prix (grâce à la réduction des cotisations sociales, ce qui équivaut à une baisse indirecte du salaire) va se retrouver très vite dans la même situation qu’avant, si le marché qui est le sien est ultra compétitif et que donc, il couvre mal ou pas ses frais de production (ou que ses gains vont dans la poche des actionnaires, parfois même en contexte de bilans négatifs).Dans l’ultra libéralisme, un entrepreneur peut parfaitement travailler à perte, parfois durant longtemps, et cela irait de même si l’Etat renonçait à toute imposition. Parce que pour s’imposer face à des produits asiatiques fabriqués avec une main d’oeuvre 10 ou 20 fois moins payée, nous avons le temps de crever mille fois.