23 ans, je fais des statistiques en recherche agronomique.
J'essaie de m'intéresser à l'actualité pour voir ce qui va m'arriver en pleine poire. Je ne devrais certainement pas :-)
La question européenne est assez complexe oui. Mais le débat public ne devrait pas être influencé par des personnes intéressées. Il doit y avoir un espace de réflexion indépendant au maximum. N’importe quel audit sérieux aujourd’hui est réalisé par des groupes indépendants, ne serait ce que pour repérer des erreurs qu’on ne voit pas quand on a la « tête dans le guidon ». Il y a des tonnes de linguistes en poste à Bruxelles ; s’ils ont vraiment une volonté de clarifier leurs opinions et décisions aux yeux de l’opinion publique, qu’ils créent un site et écrivent des comptes rendus compréhensibles plutôt.
Même pas besoin de trolls, il suffit qu’on en parle et les accusations fusent, jusque dans les top-commentaires... auto-trollés vous êtes, auto-trollés !
C’est vrai que je ne suis absolument pas dans une démarche de rébellion contrairement à MLK ou Gandhi, qui sont évidemment bien plus courageux dans leur démarche ; cependant je considère le bénévolat comme non violent -et, plus idéalement, le signe d’une véritable révolution par prise de conscience collective, mais foufouille me montre déjà des limites au système plus loin dans ce fil- par rapport au fait d’attendre une révolte populaire.
Bonjour Inquiet, ce que vous dites correspond effectivement à une image du bénévolat visible de l’extérieur.
Cependant, pour prendre l’exemple de mon chez moi et des restos du coeur : -> La grande majorité des bénévoles ne sont pas des bobos mais des retraités ou des chômeurs, pas franchement à l’aise financièrement eux même. Le bobo se retrouve plus dans l’aide ponctuelle, régulièrement pour se donner bonne conscience en effet. -> Comme vous le dites, le potentiel de gain le plus fort ne se trouve absolument pas au lidl mais dans les surfaces plus aisées de la ville, où les collectes ont aussi lieu, et aussi sur de la récupération dans les grandes surfaces de produits arrivant bientôt à péremption (ce qui représente le gros du boulot et du rendement, les collectes auprès des clients sont en comparaison épisodiques). -> L’organisation de l’association est de type locale, puisque ce n’est pas de la collecte d’argent mais directement de produits qui doivent être déplacés et entreposés. -> Pourquoi le faire au lidl donc ? Et bien, au delà du rendement, c’est surtout pour la visibilité qu’on est là. Personne ne va se dépouiller pour une collecte, ce n’est pas ce qu’on demande, d’ailleurs ceux qui n’ont pas de quoi donner nous le disent, et ceux qui estiment ne pas pouvoir donner nous ignorent. Il s’agit, comme le dit Chalot, de créer du lien social aussi. Il y aura moins de problèmes de dignité pour ceux qui ont donné quand ils pouvaient à demander lorsqu’ils en ont besoin. Le but étant d’arriver à créer une « conscience de communauté ». -> Et justement, concernant une communication et des prises d’action concernant les causes de la pauvreté qu’on combat. Hé ben, j’imagine que si on pouvait avoir un peu plus l’attention des clients pendants les collectes, peut être un message plus consistant serait possible. Connaissez vous beaucoup de gens qui puissent prendre 2 minutes pour discuter devant un magasin ? Pour reprendre l’exemple de Martin Luther King, il a pu mettre en place des actions parce qu’il avait une petite communauté devant qui il pouvait s’exprimer dès le départ. Ce n’est pas vraiment notre cas.
Considération ou pas, on a chez nous 4000 repas à trouver chaque semaine et la nécessité d’être visibles pour qu’on puisse nous trouver en cas de besoin (même si c’est généralement des assistantes sociales qui nous envoient les gens). Être conscient des causes qui rendent l’assoc nécessaire... je lis des articles ici pour ça. Après, je ne fais rien contre, c’est vrai...