Parisien. Diplômé de Sciences économiques.
Incorrigible voyageur. Passionné de géopolitique particulièrement celle de l'Europe slave. En contact permanent avec des observateurs locaux d'Europe de L'Est.
. Une vision parcellaire du rôle de la monnaie. Une dévaluation de la monnaie nationale française aurait pour conséquence, et à coup sûr, un renchérissement des importations françaises. Pas de quoi se réjouir lorsqu’on sait la dépendance énergétique de la France. Pensez au prix à la pompe ! En revanche, le gain de compétitivité sur les exportations est purement spéculatif. Rien n’assure qu’une modification des termes de l’échange se fera au bénéfice de gains en volume suffisants... Du reste, le Royaume-Uni, qui en a la faculté et qui tourne avec une devise encore plus forte que l’Euro, n’a toujours pas dévalué... alors que le pays souffre d’un déficit commercial plus important que celui de la France !
Toutes les banques centrales du monde ont le pouvoir de création monétaire. Et toutes ont un droit d’acquisition de titres de dette... et toutes en possèdent... et ces titres de dette, libellés en devises étrangères, participent aux réserves de change, attendu qu’ils sont une créance sur l’étranger. C’est ainsi que la Russie elle-même a gonflé ses réserves de change. Elle détient aujourd’hui une bonne part de la dette américaine. Toutefois, l’acquisition d’actifs de dette ne constitue qu’un truchement de l’émission monétaire ou de contraction de la masse monétaire. Quant au caractère privé de la BCE, on se demande bien d’où ça vient... La capitalisation de la BCE est détenue en quote-parts par les banques centrales de la Zone euro.
plus Philippot qui va grignoter l’électorat de Marine ma Divine...
. Philippot ne va pas grignoter grand chose... A en croire les sondages ici, le dissident des Patriotes ne ferait pas mieux qu’Asselineau... Un Asselineau tout de même crédité de 1% des voix ! Ce qui constituerait une progression de 0.8 points sur cinq ans... Pas mal !
@Pierrot . Intéressante remarque... En suite de quoi, il convient de faire remarquer que les pays de la zone euro ont eux aussi la liberté de battre monnaie, une devise solide qui leur « permet de mener une politique propre à défendre leurs intérêts, indépendamment des contraintes que la puissance étasunienne continue d’imposer à tous »...
Un succès de souveraineté... qui consistait donc à se désolidariser des nations européennes unies... pour tomber plus amoureusement dans les bras des Etats-Unis !
Des Etats-Unis qui, rappelons-le, seraient la puissance coloniale à l’origine de la vassalisation de l’Europe... et de la souveraineté perdue des nations européennes...
La différence, nous expliquera-t-on, c’est que le Royaume-Uni s’est souverainement allié aux Etats-Unis et que cette alliance toute britannique est l’expression suprême de sa souveraineté retrouvée...
La France gaulliste mesurerait-elle le succès d’un éventuel Frexit au même étalon ? Ca serait presque drôle...