« Ce que je contestais, que je conteste encore, est ta présomption que nous soyons impatients de communiquer avec des américains. Tu les surestimes. »
Impatients non, mais intéressés. Je pensais, sans trop savoir pourquoi, qu’ils publiaient plus que dans d’autres pays. Peut-être parce que plus nombreux...
« ...nous dialoguons avec des iraniens, des arabes, des égyptiens, des indiens, des biélorusses, des allemands, des mexicains... »
Mais dans quelles langues ? je n’imagine que ce soit en farsi avec des Iraniens, en arabe avec des arabes et des Egyptiens, en hindi avec des Indiens, en biélorusse ou en russe avec des Biélorusses, en allemand avec des Allemands, en espagnol avec des Mexicains...
« D’accord
avec vous, mais cette opposition est elle mieux que les mollahs actuel ? »
Je pense Avec le CNRI, nous avons une organisation
structurée qui se réclame de la démocratie, qui a inscrit les droits des femmes
et la liberté de religion à son programme, et qui bénéficie du soutien de
nombreuses personnalités politiques européennes et américaines.
« …souvenez
vous des printemps arabes que nos journalistes se réjouissaient de voir
apporter la démocratie. »
Personnellement, je n’y ai cru à aucun moment. Ces peuples n’étaient
pas mûrs – et de loin pas – pour une démocratie où les élections désignent un
gagnant qui gouverne, et un perdant qui s’incline. D’autant moins que, dans
tous les cas, la prééminence du Coran empêche la séparation de la religion et
de l’Etat.
Croire que les peuples des printemps arabes manifestaient
pour un bulletin de vote et un isoloir était une chimère que cultivaient les
jobards qui règnent dans les rédactions des médias mainstream. Il suffisait de
considérer les réalités démographiques et économiques pour constater que le
problème de l’Egypte était l’arrivée, chaque année, de plus d’un million de
jeunes sur le marché du travail, et de plus de cent mille sur le marché du
travail tunisien.
« quels
résultats ,les islamistes au pouvoir. »
Mais, dans le cas particulier, il s’agit, au contraire, de
chasser les islamistes du pouvoir, pas de leur fournir les moyens démocratiques
d’y accéder, puis de restituer à un peuple plus évolué que les Arabes, un Etat
laïc qu’il a connu entre 1955 et 1979, et où se pratiquait un mode de vie à l’occidentale.
Ca laisse forcément des traces. Dans les familles, il reste des souvenirs, des
photos, des films chez les plus aisés, et aussi le souvenir de la terreur qui a
été instaurée pour écraser le peuple iranien sous une chape d’obscurantisme médiéval,
dans un mouvement rétrograde qui n’a pas son équivalent dans l’histoire, à ma
connaissance.
« je
crois que le mieux est de les laisser se débrouiller et de ne signer des
accords qui nous intéressent, ce que veut faire TRUMP, pas le marché de
dupes qui avait été signé. »
En ayant conscience que tant que ce régime se maintiendra,
il sera un foyer de troubles et de subversion pour l’ensemble de la région
« ne pas reconquérir ces quartiers, c’est aller vers la partition , et risquer une guerre civile. »
...et tenter de « reconquérir les quartiers de non droit », c’est aussi risquer une guerre civile.
Les gouvernements « raisonnables » n’oseront pas prendre le risque de l’initiative, ils subiront donc le « calendrier » des racailles, réagissant au coup par coup.
Nous vivons, en faizt, une époque d’une lâcheté incommensurable. Vous avez entendu, je pense, la réaction du ministre de l’Intérieur, du premier flic de France, à la paralysie de Lyon-Bron :
« Si deux rappeurs peuvent éviter de s’interpeller sur les lieux d’un
aéroport et de provoquer finalement un embouteillage dans tout un
aéroport, ce serait bien »
C’est inouï comme propos. Un premier ministre digne de ce nom aurait mis les affaires personnelles se trouvant dans le bureau de Collomb dans un carton, et les lui aurait envoyées par la poste à son domicile, avec interdiction de remettre les pieds place Beauvau...