« A cet égard, il est de nombreux sujets sur lesquels je suis dans l’incapacité de faire le tri. »
Comme ce n’est une nécessité que pour les soiffards du Café du Commerce, je néglige les événements - qui sont la substantifique moëlle de l’information - et j’attends leurs conséquences non réfutables pour faire le tri. Déjà, cela m’évite de changer d’opinion en fonction desdites conséquences.
P.S. - J’aime bien cette réponse de Chou en-Laï, peut-être apocryphe, à propos de l’impact de la révolution française : - C’est encore un peu tôt pour le dire.
« Très
bien dans ce cas pour revenir à mon exemple je doute que le pays et le
territoire Aztèques ai beaucoup été mis en valeur à cette occasion, leur
civilisation a été rasé et leurs villes pour la plupart détruites, drôle de
définition de la mise en valeur. »
Cortès, qui était un conquistador plus qu’un colonisateur, a
liquidé l’Empire aztèque en deux ans (1519-1521), mais il n’aurait jamais pu
l’emporter en un laps de temps aussi court, sans l’alliance des autres peuples
de la région, preuve que les Aztèques n’étaient pas des voisins agréables.
Quant à la colonisation proprement dite, elle a commencé en 1535, avec la
nomination du premier vice-roi de la Nouvelle-Espagne.
« Et
10 millions de morts aussi par des historiens accessoirement mais ce n’est
surement qu’un détails. »
Je connais ce chiffre, mais je sais aussi qu’il ne repose
sur des bases démographiques fiables – il n’en existait pas à l’époque - mais
qu’il provient d’une campagne de presse orchestrée, au milieu des années 1890,
par les Britanniques qui voyaient d’un très mauvais œil l’appropriation, par la
petite Belgique. d’un gros morceau d’Afrique, qu’ils convoitaient à partir du
Soudan, de l’Ouganda, du Kenya et de la Tanzanie.
« Ah
pardon les ethnicités homogènes sont souvent bien plus servile à ce point qu’en
stimulant chez eux le nationalisme des tas de dictatures se sont installées. »
Mais c’est cette même homogénéité qui a permis à de petites
nations de résister victorieusement à des armées qui semblaient devoir les
écraser en quelques jours, comme les Finlandais face à l’URSS, les Grecs face à
l’Italie, les Tonkinois face aux Américains, ou encore les Afghans face aux
Soviétiques puis aux Américains.
« …défouler
gratuitement sur du gauchos c’était bien l’objet de votre premier commentaire. »
Pas du tout. Je relevais ce qui m’apparaît comme un
paradoxe, le fait de pratiquer un « nationalisme » de terroir et de
le trahir de l’intérieur par l’importation d’un multiculturalisme qui se
traduit, dès que les chiffres le permettent en multi-communautarisme. Un
multiculturalisme, par ailleurs, dont Cameron, Sarkozy et Merkel, avant son
coup de folie de 2015, avaient souligné l’échec.
« Plutôt
que de commenter le fond de l’article… »
Je ne pouvais pas, ça m’aurait mené beaucoup trop loin. Je
ne suis pas d’accord avec votre texte, dans la mesure où vous réduisez la
droite à cette frange qui a délibérément sacrifié la souveraineté du pays à la
domination supranationale de Bruxelles, et qui a réussi, par exemple, à faire
croire aux agriculteurs – puisque vous parlez de leur sacrifice - que l’argent
de la PAC était celui de Bruxelles, alors qu’il s’agit de celui des Français,
la France étant contributrice nette du budget européen. Et si je parle de frange,
c’est qu’elle n’est forte que du suivisme des ignorants qu’elle a réussi à
embobiner.
« …vos
opinions qui représentent pour moi un danger certains, d’autant plus qu’elles
se répandent comme la peste. »
Nous sommes séparés par le clivage majeur de la politique
contemporaine – globalisme cosmopolite contre nationalisme souverain -, il est
donc normal que ce qui me paraît être le salut, soit pour vous le danger et
inversement.
Et je pense que si nous avons le vent en poupe, c’est parce
que nous sommes en phase avec la nature humaine. Cette nature humaine qu’une
partie de la gauche nie dans la foulée de l’existentialisme sartrien.