« Très bien pouvez m’expliquer en
quoi Hernan Cortés a mis en valeur les aztèques ? »
J’ai parlé de
mise en valeur d’un pays, d’un territoire, pas de mise en valeur de personnes.
« Ou en quoi Léopold II a mis en
valeur le Congo ? »
Je ne vais pas
rechercher tout ce qui a été mis en œuvre au Congo, entre 1865 et 1909, mais l’énorme
patrimoine constitué par Léopold II, et qu’il a légué à la Belgique, est bel et
bien le résultat de la colonisation du Congo. Sa fortune personnelle a été
estimée, par un historien français, à six milliards de francs, de 1997.
« Des exemples de ce type il y en a
1000. »
Dommage, dans
ce cas, que vous n’en ayez pas choisi deux plus pertinents
« Me doute
car ça détruirait les fondement même de vos idées raciales mieux veut
contourner l’obstacle que de se remettre en cause en effet. »
Sortir des mots
de leur contexte, pour en tirer une interprétation sans rapport avec la réalité
n’est pas de nature à alimenter le débat : le terrain sur lequel je ne
vous suivrai pas, c’est celui de l’uchronie, la réécriture de l’histoire avec
des « si »
« …donc j’en reviens au point de départ
la diversité »raciale« quelle importance... »
Si l’oligarchie
financière pense qu’il faut détruire l^homogénéité interne des nations
européennes, et si Soros, pour s’en tenir à cet exemple, a dépensé des millions
pour tenter de faire échec à Viktor Orban, c’est que les oligarques ont intérêt
à développer la diversité raciale, un patchwork de communautés étant plus facile à manoeuvrer qu’un peuple ethniquement homogène.
« Pourquoi sommes nous entrain de
parler dans ce cas ? »
En ce qui me
concerne parce que je trouve profitable d’échanger avec quelqu’un qui cultive
des convictions aux antipodes des miennes
« Ce n’est pas moi qui suis venu
vous aborder mais bien vous qui avait souhaité commenter cet article d’ailleurs
voici le commentaire en question… »
Voilà, j’ai
souhaité commenter cet article, si vous avez pris cela comme une attaque
personnelle, ce n’est pas en raison de termes agressifs ou offensants que j’aurais
utilisés, il n’y en a aucun dans mes diverses interventions.
« Si elle a cessé de représenter un
danger pourquoi la désigner ? Si elle a cessé de représenter un
danger pourquoi pourquoi vous en soucier ? »
Je crois que
vous n’avez pas une perception bien nette de ce qu’est un dialogue. Je ne me
soucie pas de l’existence des gauchistes, je m’intéresse à leur façon de penser,
à leur vision de l’homme, de la société et du monde, à leur perception de l’avenir...
Et, je suis
bien obligé d’avouer, que de ce point de vue, je suis quelque peu resté sur ma faim.
« Après
une submersion migratoire ou après une colonisation plutôt ? »
La submersion est le remplacement d’une population par une
autre, la colonisation est la mise en valeur d’un pays, par des individus en
très petit nombre, par rapport à la population locale. En Europe, le dernier
exemple de remplacement en date est celui des Serbes du Kosovo, par des
Albanais.
« Dans
le cas où une »submersion« aura eu lieu en France par exemple nous
aurions eu d’autres génies que ce que nous avons eu, peut être même plus
brillant peut être plus nombreux... »
Je ne vous suivrai pas sur ce terrain. Nous avons déjà bien
des difficultés à comprendre le passé et le présent, si en plus nous nous
mettons à spéculer à propos de ce qui aurait pu être, nous allons y consacrer le
reste de notre vie. Et, pour tout vous dire, je considère que l’uchronie est,
de mon point de vue, une des façons les plus stupides de perdre son temps
« D’ailleurs quand on parle de Mozart et
de sa lignée qui vous dit qu’elle n’a pas été le fruit de nombreux métissage vous
avez étudié toute son ascendance à lui et à tous ceux que vous avez cité ? »
Franchement, ça n’intéresse que vous. Encore une fois, c’est
de la pure spéculation, dont on ne pourrait tirer aucune conclusion même s’il
était avéré qu’il y a un Peuhl et un Pachtoune dans son ascendance.
« Vous
vous tirez littéralement une balle dans le pied en vous en prenant aux
gauchistes plutôt qu’au néo-libéraux. »
Vous vous trompez doublement. Je ne m’en prends pas aux gauchistes.
A mes yeux, ils ont cessé de représenter un danger au moment de l’effondrement
du bloc de l’Est et, à l’opposé du néo-libéralisme, je me reconnais dans l’illibéralisme
de Viktor Orbàn et de Vladimir Poutine, puisque les faits démontrent quotidiennement que le libéralisme poussé à son inéluctable expression extrême ne profite qu’aux ultralibéraux.
« Pourquoi
la perte ? ils ont le projet de bruler les livres ? Ils ont le projet
de tout raser ? Ils ont le projet d’imposer leur traditions ? »
Quand il y a
submersion, ceux qui submergent négligent, lorsqu’ils ne le méprisent pas, tout
ce qui existait avant eux. Je ne ferai pas ici la liste des peuples qui ont
disparu et dont ils ne restent que des vestiges inanimés...
« Si Shakespeare avait été métisse
il n’aurait pas été Shakespeare qu’es-ce que le pigment de sa peau vient faire
dans son œuvre ? Si Mozart avait eu les yeux bridés il n’aurait pas été la
légende qu’il est ? »
Shakespeare et
Mozart, comme chacun d’entre nous, étaient les produits de leur lignée. Si leur
lignée avait été différente, ils n’auraient été ni Shakespeare ni Mozart.
Savez-vous qu’avec la biogénétique, on en est à redécouvrir un facteur que l’escroquerie
existentialiste avait conduit à négliger : l’hérédité ?
« Je caricature mais c’est
volontaire car ce raisonnement me semble à ce point absurde qu’il me parait
difficile de ne pas être caricatural. »
C’est sûr que
ramener à des considérations personnelles, une problématique qui inclut le
destin de centaines de millions de personnes et, au final, qui menace l’Europe de tiers-mondisation, va au-delà du caricatural, pour sombrer dans le burlesque.
« Quand bien même cette
« submersion » se produirait-elle que craignez-vous en elle ? »
La perte d’unpatrimoine intellectuel, culturel, traditionnel unique donc irremplaçable. Donc aussi précieux que celui de ces tribus primitives dont la préservation de l’authenticité est le combat de beaucoup de gens, de par le monde
« Quelle importance y attachez-vous
à cette race ? »
Des diverses
familles auxquelles j’appartiens, c’est la plus large, quantitativement
parlant. Et n’importe qui disposant d’un minimum de culture générale peut, sans
recourir à Internet, aligner cent noms de génies universels, qui ont fait sa
gloire. Douze de douze pays différents au débotté : Praxitèle, Ovide, Shakespeare,
Rembrandt, Palladio, Cervantès, Pascal, Mozart, Kant, Euler, Dostoïevski, Aalto...
« Les gens voyagent de nos jours énormément
les « races » que vous désignez se confondent donc peu à peu. »
Ca ne saute pas
aux yeux. Dans tous les pays où je suis allé et où je vais encore, je sais où
je suis rien qu’en regardant l’immense majorité des visages autour de moi. Sauf
dans les quartiers ethniques, bien entendu
« …au
profit d’un métissage mais qu’elle importance... »
C’est vrai que
la perte de la diversité serait un détail de l’histoire de l’humanité, comme
pourrait dire un Le Pen de l’anarchisme.
Pour ma part, je n’y ai jamais vraiment cru, et je pense plus que jamais qu’ils aspirent à vivre entre eux.
Ils sont tellement nombreux qu’ils n’ont absolument pas besoin de « socialiser » avec les de souche. A plus forte raison pour des musulmans dont j’aimerais bien connaître le degré de mépris qu’ils portent à ces Français qui marient des hommes entre eux.