« C’est en effet une impression,
rien de plus et comme beaucoup d’impression, elle est fausse ! »
Elles n’en sont pas moins importantes, car ce sont elles qui
marquent les esprits.
« …l’impression
qu’ils sont trop nombreux c’est du fait
de la télévision qui joue un rôle grossissant… »
C’est l’un des effets pervers de la diversité imposée par le
CSA : il croit que cela accoutumera les gens, alors que cela les exaspère.
« Pour l’instant,
en ne recevant pas les mêmes allocations que les nationaux, les
« étrangers » nous rapportent. »
Ce n’est pas avec ce genre d’affirmation que vous les rendrez
les « têtes d’étrangers » mieux acceptées.
« Les Suisses ont
raison de se plaindre de l’immigration journalière des Français et de leur
concurrence déloyale !!! »
Avec un taux de chômage à 3 %, la Suisse est réputée
connaître le plein emploi. Et si l’on suit les campagnes menées contre la
surpopulation étrangère, on note que ce ne sont pas les frontaliers qui sont
particulièrement visés. Et s’il y avait un vrai problème, la démocratie directe permetrait au peuple de s’en emparer.
« si
l’Algérie était restée française que ce serait-il passé ???? »
Un vrai désastre ! Mais à l’époque, ce que vous appelez
l’extrême droite – dont la caractéristique essentielle était l’anticommunisme –
n’était absolument pas raciste. Elle était pleine d’illusions universalistes. Pour
l’établir, il suffit de rapporter quelques phrases du jeune député Le Pen (30
ans) à la tribune de l’Assemblée nationale, le 8 janvier 1958 :
« Ce qu’il
faut dire aux Algériens, ce n’est pas qu’ils ont besoin de la France, mais que
la France a besoin d’eux. C’est qu’ils ne sont pas un fardeau ou que, s’ils le
sont pour l’instant, ils seront au contraire la partie dynamique et le sang
jeune d’une nation française dans laquelle nous les aurons intégrés. J’affirme
que dans la religion musulmane rien ne s’oppose au point de vue moral à faire
du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au
contraire, sur l’essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la
religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale. D’autre part, je
ne crois pas qu’il existe plus de race algérienne que de race française [...].
Je conclus : offrons aux musulmans d’Algérie l’entrée et l’intégration
dans une France dynamique. Au lieu de leur dire comme nous le faisons maintenant :
« Vous nous coûtez très cher, vous êtes un fardeau », disons
leur : « Nous avons besoin de vous. Vous êtes la jeunesse de la
Nation » [...] Comment un pays qui a déploré longtemps de n’avoir pas
assez de jeunes pourrait-il dévaluer le fait d’en avoir cinq ou six
millions ? »
A l’époque,
le « raciste », c’est De Gaulle. Voici ce qu’il disait à Alain
Peyrefitte, le 5 mars 1959 :
« Qu’on
ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les
avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne
sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de
colibri, même s’ils sont très savants.
« Essayez
d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment,
ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des
Français.
« Vous croyez que le
corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt
millions et après-demain quarante ?
« Si
nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie
étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir
s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus
élevé ?
« Mon
village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais
Colombey-les-Deux-Mosquées. »
De fait, huit ans plus tard, en 1974,
l’Algérie n’est plus française, mais les Algériens débarquent en masse, à la
demande d’un patronat qui ne voit pas plus loin que son bilan de fin d’année.
Le constat que fait alors le président Pompidou, à l’occasion d’une conférence
de presse, donne déjà largement raison à De Gaulle :
« Le problème, c’est que les Nord-Africains, et
particulièrement, les Algériens sont concentrés dans quelques agglomérations,
Marseille et sa banlieue, la banlieue lyonnaise, la banlieue et Paris. Il y a
là des concentrations énormes. Dans telle localité de la banlieue lyonnaise, les étrangers de
toute espèce sont en majorité. Il va de soi qu’à partir de ce moment là,
lorsque deux communautés se trouvent vivre mélangées, avec des habitudes, des
convictions, des modes de vie absolument différents, il se crée des conflits.
Il est déjà très difficile de vivre en paix avec ses voisins. A plus
forte raison lorsque ces voisins ont des habitudes absolument différentes des
vôtres ».
Quarante-trois ans ont passé et
Hollande, qui n’est pas le plus fufute des Français, laisse tomber un énorme
aveu lors d’un des entretiens qu’il accorde aux deux journalistes qui
publieront Un président ne devrait pas dire ça :
« Comment on peut faire que la France vive ensemble,
comment on peut redonner un lien entre tous les Français, comment on peut
éviter la partition ?… Car c’est quand même ça qui est en train de se produire
: la partition ».
« …Maurice Audin est vilipendé comme
un horrible communiste faisant de l’anti-France… »
Il pactisait bien avec des gens qui étaient des ennemis de
la France, qui tuaient des Français et qui en mutilaient d’autres en déposant
des bombes un peu partout dans Alger, non ? Audin était donc un traître à
la nation, et le fait que les partisans de l’Algérie se soient mépris sur
l’aptitude des Algériens à se fondre dans le creuset républicain, ne modifie en
rien l’effectivité de sa trahison.
@MagicBuster « Si l’Algérie était restée française — il est probable que les algériens y seraient encore. »
Je ne crois pas. La « francisation » économique de l’Algérie aura occupé une phase intermédiaire de quelques dizaines d’années pendant laquelle les néo-Français se seraient rués de ce côté-ci de la Méditerranée.
Et quant à repartir... A l’âge de la retraite peut-être...
Ce qui importe, ce n’est pas le nombre d’immigrés, de naissances, de clandestins de naturalisations, de passeports, de ressortissants des DOM-TOM, c’est la proportion de gens « à têtes d’étrangers » que l’on croise dans la rue ou qu’on voit à la télé, toutes émissions confondues.
Ce sont eux qui font que 7 Français sur 10 estiment qu’il y a trop d’étrangers en France et 2 Français sur 3 qui ne se sentent plus chez eux comme avant. Tous les démonstrations qui tendent, chiffres à l’appui, à minimiser et à édulcorer le phénomène tombent donc à côté de la plaque