Très intéressant, au point que j’ai copié-collé le texte pour conserver dans mes archives.
Cela dit, il resterait à analyser les raisons pour lesquelles les Perret, tout en votant Mélenchon, ne croient plus ni au Grand Soir, ni aux lendemains qui chantent...
« Comment l’expliquer ? Personnellement, je n’ai pas de réponse. »
Moi, j’en ai une : la perte complète de crédibilité des idéaux enthousiasmants d’une époque très dure à la majorité des prolétaires : la seconde moitié du XIXe siècle
Ce genre d’argumentation n’est rien d’autre qu’une contestation de la démocratie par des individus qui ne peuvent s’en servir pour atteindre leurs objectifs largement minoritaires - des gauchistes pour simplifier.
On ne l’entendrait jamais en Suisse - un pays dont je suis attentivement le fonctionnement de la démocratie directe -, où les résultats légitimes sont beaucoup moins « légitimes » qu’en France.
La construction de minarets, par exemple, a été approuvée par 57.5 % de 53.76% des inscrits,soit par 30.9 % des inscrits, mais il ne s’est pas trouvé un seul Plenel ni même un seul barbu pour contester ce qui est considéré comme une décision du peuple suisse.
Et on peut, sans mauvaise foi, considérer que lorsque 2,7 millions de citoyens s’expriment, leur choix est beaucoup fiable que celui d’un millier de sondés, « scientifiquement » sélectionnés.
« Mieux », si j’ose dire : la dernière initiative contre l’immigration de masse (vote du 9.2.14) n’a été approuvée que par 50.33 % de 56.57 % des inscrits, soit 28.5 % des inscrits, et là non plus, personne n’a mis en cause la légitimité de cette majorité du peuple suisse, et en dépit d’une différence de voix minime (19’000 sur 2’900’000)
Je rappelle aussi que le Brexit a été accepté par 51.89 % de 72.21 % des inscrits,soit par 37.5 % des inscrits.
En démocratie, la majorité est faite par ceux qui se prononcent, et ceux qui ne le font pas ont tort. Ils n’ont aucune excuse et ne méritent aucune considération arithmétique. Ils sont censés se ranger à la décision de ceux qui se sont déplacés et qui, de ce fait, sont le peuple souverain. Ce sont ceux qui s’en mettent volontairement en marge, qui n’ont aucune légitimité.
J’ajoute que dans le cas des présidentielles françaises, on se trouve en présence d’équivalents-sondages portant sur des dizaines de millions de personnes.
Dans cette optique, il m’apparaît que l’article de Fergus n’a d’autre but que de provoquer l’indignation infondée de marginaux exhalant leur rancoeur de n’être que ce qu’ils sont, c’est-à-dire des marginaux condamnés à le rester.
P.S. - Il est inutile de me taxer de macrolâtrie, je considère ce bellâtre comme une anomalie dont j’espère que la France se débarrassera avant la fin du quinquennat. Mais en attendant, je respecte le choix des urnes.
« La bataille des chiffres reste une bataille de chiffonniers. »
Vous avez raison et, pour ma part, je pense que les pays qui se sont libérés de cette délirante chimère, ont drôlement bien fait de ne pas organiser des « Nuremberg du communisme ».
Le vrai problème, en fait, ce sont les crimes que les communistes commettraient s’ils reprenaient le pouvoir.
C’est plus fort qu’eux, ils butent tout ce qui entretient leur hantise paranoïaque d’un retour de la réaction, comme ils disent.
Et il y a encore, parmi nous, plein de gens qui se souviennent de la sanglante répression des soulèvements hongrois et tchèque. Parce que ce n’était pas sous Staline.
Ce qui a fait chuter le communisme à l’Est, c’est l’arrivée au pouvoir d’une génération de dirigeants qui se sont dit que ça ne valait pas la peine de faire tirer dans le tas, pour sauver « ça ».
« ...notre volonté d’être un ensemble de peuples européen basé sur des valeurs et des principes humanistes communs ! »
Après tout ce que vous avez expliqué sur les dysfonctionnements de l’Union - comme ils disent - européenne,sombrer dans du pathos à deux balles, tout droit issu des loges maçonniques, c’est vraiment navrant.