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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 30 avril 2009 16:43

    @L’auteur,

    Merci de ce témoignage de l’intérieur, même si nous ne nous faisions guère d’illusions concernant le mode de fonctionnement de l’assemblée du peuple, voie par laquelle il a la possibilité de s’exprimer.

    Ce que vous relevez est très grave au regard des institutions de notre République. Le Parlement serait-il devenu à ce point la dictature des partis ? Certes, cela n’est pas nouveau tant il est fréquent que les membres d’un même groupe votent comme un seul homme.

    Mais cela peut ne pas être problématique dès lors que le texte proposé correspond à un compromis de l’ensemble des représentants d’un groupe. Or, il s’avère qu’aujourd’hui vous levez un point qui met en évidence une politique d’évitement, le président du Groupe majoritaire tournant le vote de son groupe vers une posture contre la position précédente d’un groupe minoritaire ; est-ce là le texte qui vous est proposé ?

    Comme vous le soulignez, la gaffe de la ministre de la culture, émettant un jugement de valeur sur la position des représentants du peuple, pose un problème sur la nature même de son approche de nos institutions. A quand un exécutif qui sanctionnera le législatif pour ne pas avoir pris une bonne décision ? N’est-ce pas déjà le cas tant les partis ont une influence considérable sur la carrière politique des élus ?

    Quelque soit notre position individuelle sur le texte invoqué, il reste primordial que nous soyons unis, entre républicains, pour dénoncer ce type de dérives (actes conscients ou inconscients ?) qui n’est pas l’apanage de la majorité actuelle.



  • Christophe Christophe 30 avril 2009 15:55

    @Albert Ricchi,

    Beaucoup de confusions me semble-t-il, mais tentons un peu d’analyser la teneur de votre article.

    Un sondage récent réalisé par la TNS Sofres montre que les salariés estiment qu’il y a « trop de syndicats » (53%) et « trop de concurrence » entre ces derniers (67%) qui pourtant se ressemblent « à tel point qu’on « ne voit pas ce qui les distingue » (60%). Cette confusion explique en grande partie la réticence des salariés à adhérer à une organisation. Et pour 79% d’entre eux, l’idéal serait d’avoir un ou deux syndicats nationaux, comme souvent ailleurs en Europe.

    Et,

    Le nombre de syndiqués actifs serait de 1,7 million sur 22,5 millions de salariés, soit un taux de syndicalisation de 7,2 %, loin des 12 à 14 % revendiqués par les syndicats.

    Première question : Qui sont les sondés ? Uniquement des syndiqués ! Bien sûr que non. Premier principe fondateur de toute organisation syndicale : une organisation syndicale défend les intérêts de ses adhérents.

    Toujours la même confusion. Que les salariés ne soient pas en ligne avec telle ou telle organisation syndicale cela peut se comprendre. Que les salariés ne soient en ligne avec aucune pose sans doute un problème qui est d’une autre ampleur que le simple pluralisme.

    Vous exposez vous mêmes que la plupart des salariés ne connaissent pas de différences entre les diverses organisations, autant dire que c’est un sujet qui ne les intéresse pas excepté, je vous l’accorde, lorsqu’ils sont dans la difficulté et qu’ils cherchent un point d’appui pour préserver leurs intérêts particuliers par le biais de structures pourtant à tendance plus collective qu’individuelle.

    Compte tenu de la pluralité syndicale, vous n’êtes pas sans savoir que les règles sur la représentativité ne s’appliquent pas aux syndicats patronaux ; ils disparaitraient tous. Si nous appliquions cette même règle aux structures politiques, aux partis, combien en resterait-il ?

    Lorsque nous parlons de représentativité, il faut faire très attention !

    D’autre part, et l’histoire du syndicalisme en France est parlante en ce domaine, la plupart des accords signés l’ont été par des organisations qui, dans le total de leur représentativité aux regard des règles d’aujourd’hui, étaient minoritaires.

    Quand nous nous intéressons un tant soit peu au monde syndical, aussi bien français que mondial, l’hypothèse sur laquelle repose votre propos est battue en brêche. Ce n’est pas plus ou moins de pluralité qui pose souci, mais les méthodes, voir les législations, qui poussent à la syndicalisation (Allemagne, Grande-Bretagne, ...).

    La France est un cas totalement atypique, cela je vous l’accorde. Mais la différence française ne repose pas sur le nombre d’organisations syndicales, mais sur le fait que les non syndiqués puissent profiter des mesures prises par les engagements syndicaux tout en ne s’engageant pas ; et dans le monde du travail d’aujourd’hui, il est plus sécurisant de ne pas s’engager sachant que l’engagement peut coûter alors que les gains sont assurés.

    Cette législation n’a pas pour vocation de développer le syndicalisme, au pire, cela tendra à lui donner encore moins de poids ; d’ailleurs, vous soulignez très bien que les plus en difficulté sont la CFE-CGC et la CFTC qui, avec la CGT-FO, sont les porteurs d’un syndicalisme réformiste (voir pour cela la classification faite dans l’ouvrage collectif du CNRS le syndicalisme dans le monde) ; et sur le terrain syndical, les ententes CFE-CGC et CGT-FO et parfois CFTC sont courantes.

    Et vous devriez savoir, si vous cotoyez des syndicalistes de terrain, pas ceux qui ont voiture de fonction et permanents à leur disposition, que même dans le camps des signataire de l’accord sur la représentativité, ça grince sérieusement des dents.

    La volonté la plus marquante quant à cet accord signé est dans la recherche de politisation des organisations syndicales. Pas étonnant que les organisations politisées, pour les besoins d’appareils, et non pour l’intérêt de ses adhérents, abondent dans ce sens. Cela rejoint tout à fait l’approche britannique où les syndicats de salariés (trade unions) possèdent aussi leur bras politique ; le parti travailliste est né des organisations syndicales britanniques.



  • Christophe Christophe 28 avril 2009 12:30

    @Bernard Dugué,

    Entre une décroissance voulue et maîtrisée et une recession non voulue et non maîtrisée, il semble bien qu’il y ait un monde d’écart.

    Quant à vouloir conserver les fondement d’une approche économique, dont la base principale est la croissance, sans cette dernière est quelque peu utopique.

    Que vous appuyez le fait qu’une période de récession (John Lloyds a raison d’insister là dessus, c’est une période qui ne durera pas) imposera une moindre consommation est indiscutable et cela pourrait ressembler à des comportements de consommateurs dans le cadre d’une décroissance, mais c’est le seul parallèle que nous puissions faire.

    Si vous vous référez aux principes de la bioéconomie ou de l’économie thermodynamique pour la décroissance, ils ne sont pas compatibles avec les principes de l’économie néo-classique. Cette dernière, par le biais d’externalités a introduit les notions d’environnement, au même titre que les bobo ont intégré le développement durable, voir soutenable ; mais dans l’économie aplliquée actuellement (néo-classiques), ils deviennent plus des arguments marketing qu’une volonté réelle de prise en compte.



  • Christophe Christophe 28 avril 2009 11:18

    @Marsupilami,

    Je rejoins tout à fait votre propos sur l’internet ; il existe des choses intéressantes et documentées et d’autres qui reposent plus sur de la propagande de toute sorte. Quant à Wikipédia, je reste très sceptique, même si il m’arrive de le consulter, je ne le fait pas sans circonspection.

    Concernant le propos que vous mettez en exergue, il ressemble dans le fond aux propos que nous retrouvons encore au début du XXème siècle, par exemple le message du Ministre belge des Colonies, Jules Renquin, en 1920, adressé aux missionnaires pour la Colonie du Congo Belge. Voici les 9 commandements :

    - Désintéressez « nos sauvages » des richesses matérielles dont regorgent leur sol et leur sous-sol, pour éviter que s’intéressant, ils ne nous fassent une concurrence meurtrière et rêvent un jour à nous déloger. Votre connaissance de l’évangile permet de trouver facilement les textes qui recommandent et font aimer la pauvreté. Exemple : « Heureux sont les pauvres, car le royaume des cieux est à eux » « Il est plus facile à un chameau d’entrer par le trou d’une aiguille, qu’à un riche d’entrer au ciel. » Vous ferez donc tout pour que les nègres aient peur de s’enrichir pour mériter le ciel.
    - Les contenir pour éviter qu’ils ne se révoltent. Les administratifs ainsi que les industriels se verront obligés de temps en temps, pour se faire craindre, de recourir à la violence (injurier, battre ... ). Il ne faudrait pas que les nègres ripostent ou nourrissent de vengeance. Pour cela, vous leur enseignerez à tout supporter. Vous commenterez et les inviterez à suivre l’exemple de tous les saints qui ont tendu la deuxième joue, qui ont pardonné les offenses, qui ont reçu sans tressaillir les crachats et les insultes.
    - Les détacher et les faire mépriser tout ce qui pourrait leur donner le courage de nous affronter. Je songe ici spécialement à leurs nombreux fétiches de guerre qu’ils prétendent les rendre invulnérables. Étant donné que les vieux n’entendraient point les abandonner, car ils vont bientôt disparaître, votre action doit porter essentiellement sur les jeunes.
    - Insistez particulièrement sur la soumission et l’obéissance comme aveugle. Cette vertu se pratique quand il y a absence d’esprit critique. Donc, évitez de développer l’esprit critique dans vos écoles. Apprenez à croire et non à raisonner. Instituez pour eux un système de confession qui fera de vous de bons détectives pour dénoncer tout Noir qui a une prise de conscience et revendique l’indépendance nationale.
    - Enseignez-leur une doctrine dont vous ne mettrez pas vous-mêmes les principes en pratique. Et s’ils vous demandent pourquoi vous vous comportez contrairement à ce que vous prêchez, répondez-leur que : « Vous les Noirs, suivez ce que nous disons et non ce que nous faisons. » Et s’ils répliquaient en vous faisant remarquer qu’une foi sans pratique est une foi morte, fâchez-vous : « Heureux qui croient sans protester. »
    - Dites-leur que leurs statues sont oeuvre de Satan. Confisquez-les et allez remplir nos musées de Tervuren, du Vatican... Faites oublier aux Noirs leurs ancêtres, afin qu’ils adorent les nôtres qu’ils écoutent à jamais.
    - Ne présentez jamais une chaise à un Noir qui vient. Donnez-lui tout au plus une cigarette. Ne l’invitez jamais à dîner, même s’il vous tue une poule chaque fois que vous arrivez chez lui.
    - Considérez tous les Noirs comme de petits enfants que vous devez continuer à tromper, même longtemps après l’indépendance. Exigez qu’ils vous appellent tous « mon Père. »
    - Criez au communisme et à la persécution quand ils vous demandent de cesser de les tromper et de les exploiter.

    La charge sémantique du propos repose principalement sur une approche évolutionniste des cultures qui n’avait plus court après la seconde guerre mondiale ; l’anthropologie évolutionniste ayant joué un rôle majeure dans la notion de supériorité des races qui fût appliquée durant une longue période de notre histoire jusqu’à son aboutissement lors de la seconde guerre mondiale.

    Je ne crois pas un seul instant sur une datation postérieure à la seconde guerre mondiale de tels propos. Votre vigilance permettra, espérons le, à désamorcer ce qui semble être une propagande.

    Par ailleurs, si cela peut vous orienter dans l’investigation, sachez que les mêmes propos sont aussi attribués à Léon Pétillon, gouverneur général du Congo belge de 1952 à 1958.



  • Christophe Christophe 27 avril 2009 11:26

    @Péripate,

    Je ne vois aucune insulte dans mon propos ; il existe des idiots utiles et des imbéciles heureux !

    Votre carence d’arguments ne se traduit que par des propos basés sur une classification des auteurs ; c’est là la marque de votre aveuglement et des limites intellectuelles des dictateurs en puissance. A cours d’arguments, vous attaquez les personnes, signe d’un terrorisme de la vertu bien ancré.

    Par ailleurs, si vous savez lire, vous noterez que mon référencement à Lefebvre ne fait référence qu’à des faits avérés, nullement à son interprétation (mais cela semble vous échapper). Comme les autres faits que je cite dans la même intervention et qui n’émanent pas de Lefebvre mais d’études historiographiques multiples (Bach, Gautier, Thompson, ... bref des historiens, histotiographes, philologues, philosophes) sans doute eux aussi des crypto-marxistes puisque n’étant pas sur la ligne de pensée totalitaire que vous défendez.

    Certes, il est concevable que cela puisse porter préjudice à votre dogme, votre foie. Vos références, comme F. Bastia, héritiés de la physiocratie sont des totalitaristes de la pensée politique ; comme le fût le père de Mirabeau en son temps.

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