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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 20 octobre 2007 00:28

    @Yohan,

     smiley



  • Christophe Christophe 20 octobre 2007 00:12

    @Marc Bruxman,

    Ayant eu des stagiaires et des apprentis ingénieurs, votre belle prose sur les grandes écoles et écoles d’ingénieurs me semblent de belles images d’Epinal.

    Les ingénieurs frais et moulus sortant de leurs écoles n’ont aucune capacité d’adaptation même dans des sciences connexes, ils comnnaissent bien le domaine spécifique qu’ils ont appris, mais ne sont guère créatifs et prennent souvent des raccourcis techniques quelque peu dangereux ; ce qui n’est pas le cas des universitaires qui ont développés une capacité d’adaptation bien supérieure. Il convient donc, en le ramenant à une carrière de plusieurs décennies, de remettre les choses à leurs places.

    Quant aux grandes écoles, mes collègues centraliens et polytechniciens sont certes très fort en approche politique mais nullissimes en terme de stratégie. Ils savent gérer, mais il faut éviter de leur soumettre des problèmes trop complexes. D’ailleurs, il existe un dicton dans les industries aéronautique : si vous voulez couler votre boîte,mettez un polytechnicien à sa tête ! smiley Mais je n’aime pas pour autant les dictons trop réducteurs.

    Je pondérerais en disant qu’il existe des exceptions.

    Quant à la remarque sur les sciences sociales, nous ne nous étalerons pas ; mais sachez que pour certains, il vaut mieux réussir sa vie plus que réussir dans la vie. Ce n’est là qu’une question de valeur, l’une s’appliquant à l’être agissant, l’autre à un objet artificiel appelé argent. Ce n’est juste qu’une question de liberté de choix ; doit-elle être contraintes pour une question de besoin économique ou un besoin de main d’oeuvre ?

    Par contre, je rejoins votre avis sur le manque de sélectivité ; mais ce type de problème ne trouve pas sa solution uniquement dans le cadre d’une sélection accrue à ce niveau d’étude. C’est toute la filière de formation depuis le primaire qu’il faut revoir.

    @Eloi,

    Je rejoins votre point de vue sur le fait que l’expérience est la meilleure formatrice pour la vie. La seule différence entre un universitaire et un ingénieur d’école reste somme toute la profondeur du raisonnement. A ce jeu là, désolé, mais il n’y a pas photo.

    Si une formation d’ingénieur permet de bien répéter ce qu’on lui a appris, l’université forme beaucoup plus à appréhender de nouvelles connaissances ; l’ingénieur traite souvent en surface alors que l’universitaire va dans la profondeur. Certes, l’ingénieur est plus productif, mais il ne sait pas mesurer les risques qu’il prend en raccourcissant ses raisonnements par des simplifications dont il ne connait ni la nature ni la force.

    Par contre, je reste d’accord avec vous ; si l’ingénieur a l’occasion de participer à des travaux de recherche cela permet souvent d’ouvrir un peu plus son champs d’investigation.

    Je ne ferais ni l’apologie de l’un, ni de l’autre. Je pense surtout que ces deux filières ont beaucoup à apprendre l’une de l’autre.



  • Christophe Christophe 18 octobre 2007 21:36

    @VPC,

    C’est justement par l’effet de classes conscientes que l’équilibre social peut-être trouvé. Actuellement, comme vous l’indiquez fort justement, il n’existe qu’une classe pour laquelle toute la société penche vers ses intérêts.

    Les masses informes ne voyant aucun lien social leur permettant de pouvoir lutter dans l’arène sociale ne peuvent plus que rêver d’atteindre le firmament de la seule classe structurée existante.

    La problématique des représentants actuels peut être vue comme s’ils étaient restés sur de vieux schémas qui, avec le temps, deviennent ou sont déjà obsolètes c’est une possibilité. Mais il en existe une autre ; le politique ne souhaite plus la relation sociale entre les différentes classes, s’accaparant ainsi les prérogatives sociales attribuées à d’autres jusqu’alors. Il faut rappeler que la construction européenne a enlevé aux gouvernements un nombre important de leurs prérogatives. Comment justifier leur existence si ils n’ont plus de prérogatives ?

    La recherche de destruction du paritarisme est un objectif de l’Etat. Depuis plusieurs années, le MEDEF aussi appelle de ses voeux la destruction du paritarisme et trouve sur son chemin ... l’UIMM. Gautier-Sauvagnac, actuellement dans la tourmente, s’est toujours présenté contre la fusion UNEDIC-ANPE au nom de l’UIMM (il a refusé d’être présent dans une rencontre avec notre cher Président sur le sujet) ; est-ce un hasard que le mode de fonctionnement (de financement) de cette branche soit mis sur la place publique alors que toutes les branches professionnelles et sans doute le MEDEF fonctionnent de la sorte, malgré la grande innocence de la patronne du MEDEF.

    Le but est de politiser au maximum les rapports sociaux, être dépendant du pouvoir politique. Pouvons-nous, dans ce contexte, laisser des branches, comme l’UIMM, signer 50 à 60 accords par an avec ce qui est appelé les partenaires sociaux indépendamment des politiques ? L’UIMM reste une des branches les plus prolifiques en terme d’accords ; rappelez vous les 35 heures ; la seconde loi Aubry a été faite uniquement pour contrer l’accord de branche de la métallurgie sur ce sujet.



  • Christophe Christophe 18 octobre 2007 20:36

    @Fred,

    Vous posez là un problème tout aussi majeur. Ricardo avait déjà, il y a deux cents ans, levé ce problème ; ce qui l’a amené à introduire la notion d’état stationnaire. Mais il l’a très vite écarté considérant que la situation ne s’y prêtait pas ; aurait-il la même réaction aujourd’hui ?

    Mais la croissance de la population à taux de consommation unitaire stable entraînera inexorablement de la croissance. C’est bien la croissance des besoins de consommation au niveau macro qui pose problème ; donc tout les paramètres micro qui tendent à aller vers cette augmentation.



  • Christophe Christophe 17 octobre 2007 21:39

    @L’auteur,

    Vous levez là l’une des contradictions du gouvernement, mais cela ne laisse supposer, à mon sens, aucun bord politique particulier. Nos politiques de tout bord ne prie que pour une croissance élevée.

    Ainsi ils suivent le dogme des économistes néoclassiques, ce qui ne fait d’eux des ultra libéraux. Ils ne suivent que leurs intérêts qui leur permet de conserver la tête au dessus de la mélée. smiley

    Cette question que vous posez me semble très pertinente. Mais remettre le sacro-saint développement de la logique de marché, indépendant des conséquences qui lui sont liées dans l’environnement dans lequel il évolue, ce serait comme remettre en question la question de Dieu dans une assemblée de croyants.

    Cela fait plus d’une trentaine d’année que certains économistes intégrent la problématique écologique dans leurs modélisations, même l’ONU a portée une réflexion de fond sur la relation entre activité économique et son empreinte écologique (voir cet article).

    Quand vous pensez que nous ne parvenons pas à infléchir le dogme économique néoclassique dans notre pays et que l’échelle des actions à mener se situe dans la sphère mondiale, cela met en évidence tout le chemin à parcourrir pour que nous atteignons enfin le statut d’êtres responsables. La plupart des libéraux autoproclamés revendiquant leur bon sens, leur sens de la raison et de la responsabilité, ne pensent pas qu’il est utopique de croire qu’une croissance infinie peut être réalisée dans un monde fini. smiley

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