Citadelle, vu que vous ne me connaissez ni d’Ève ni d’Adam, vous me semblez mal placé pour savoir ce que j’aurais fait, dit ou pensé si tout ce qui est arrivé était arrivé autrement que c’est arrivé.
Il me semble clair en effet que l’entité "morice" ne se résume pas à un simple rédacteur qui écrit ses papiers à ses moments perdus. Trop d’articles, sur trop de sujets différents, et rédigés dans des styles trop variés. Difficile d’imaginer quelqu’un qui soit aussi fort en rédaction d’articles (et croyez-moi, je m’y connais) et suffisamment stupide pour passer ses journées à travailler gratuitement, et qui plus est sur un média aussi mineur qu’Agoravox (pardon, mais c’est la vérité crue).
L’escroquerie ne serait pas bien difficile à démontrer, mais après tout, tout ça est plutôt drôle. Moi qui suis cloué au lit avec une bonne fièvre depuis trois jours, je rigole bien, sur les fils de morice. Mais pour montrer que nous ne sommes pas dupes, nous devrions en effet parler systématiquement "des morices", ou du "système morice" plutôt que de morice tout court.
Des études approfondies semblent démontrer que l’Américain moyen n’est ni plus bête ni plus intelligent que le Français. Plus précisément, des deux côtés de l’océan, les plus bêtes sont souvent ceux qui croient voir les plus bêtes de l’autre côté de l’Atlantique.
Cela dit, j’avoue qu’il ne s’agit que d’une moyenne : chez nous, on a quand même l’immense Thierry Meyssan.
Ce qui me gêne, dans cet article, c’est qu’il n’apporte pas la moindre preuve de ce qu’il avance. Il présente comme pièce à conviction ce qui n’est qu’un élément de présomption (la cassette peut-être truquée), en accusant les États-Unis d’une manière qui s’apparente à un réflexe pavlovien. Quant aux remarques sur la sonorité de certains noms et acronymes, leur présence permet peut-être d’allonger la sauce, mais fait plus ressortir qu’autre chose l’absence d’éléments tangibles.