@L’apostilleur Et pour revenir à votre exemple des pompiers, pas sûr qu’il soit pertinent de livrer des canadairs en Normandie et des skis aux marseillais. Mais les pompiers sont véhiculés en rouge et répondent au18 partout en France, même à Paris. Il est des activités où la centralisation normative devient un obstacle à l’efficacité. Je crois que les pompiers en font partie.
@L’apostilleur Peut être ne l’avez vous pas remarqué, mais les grandes régions ont encore plus d’intermédiaires qu’avant. Le mille feuille administratif ne fait qu’épaissir et ce n’est pas un hasard. Il faut être bien naïf pour croire à des économies d’échelle au sein de l’Etat, sans cesse reportées à la saint Glinglin. C’est le même discours qu’avec les communautés de communes, les métropoles et autres superstructures administratives complètement inutiles dont le but principal est de créer des postes de direction juteux pour services rendus dans les partis politiques.
@Fergus C’est une connerie monumentale de fusionner départements et régions, une incitation à plus de centralisme et de corruption (estimée à 120 milliards d’euros en France). Car qui serait décisionnaire ? La région bien sûr et pas démocratiquement, c’est certain. Quand à la fusion, vous êtes dans l’erreur, c’est bien l’UE et plus particulièrement l’Allemagne qui en a fait la demande, dans le cadre du fédéralisme européen et de la spécialisation économique des grandes régions européennes. Les technocrates français ont rebondi sur la proposition dans un but électoraliste, par le redécoupage. Et Sarkozy était un nul, tout comme Hollande, en plus malhonnête encore.
@Fergus J’ai lu un sondage il y a quelques jours, je ne sais plus où, dans lequel les français regrettaient les anciennes régions. La fusion des régions répondait avant tout à une demande de l’UE, et a eu pour conséquence principal un surcoût de fonctionnement et l’envolée du nombre de fonctionnaires dans ces structures. Contrairement à vous, je suis pour la suppression des régions, étage technocratique sans intérêt réel, et retour aux départements auxquels on rendrait des pouvoirs. Question de proximité de démocratie, et de vraie décentralisation sur certaines fonctions étatiques, la dématérialisation de l’administration d’Etat permettant beaucoup plus de souplesse dans les services publics.