Bonjour Fouadraiden, l’Islam que tu vantes est soumission indéfinie à des textes, alors qu’il vaudrait mieux mettre ces textes au service de l’Homme. Ton Islam est bon pour l’école maternelle, et on ne peut pas rester à l’école maternelle toute sa vie ! C’est pour cela que ton ambition n’arrivera pas à son terme. Cordialement. DACh
Molto lieto, cara Italia Sempre, grazie tante pour les encouragements. Je ne suis depuis quelques temps qu’un observateur très périphérique, éloigné du terrain au quotidien, mais en relations à des étages parfois opposés. Je reviendrais vous lire et lire seulement en fin de journée. J’ai une réunion à préparer pour le Grand Palais demain... et d’autres papiers qui attendent que je m’y attelle. Namaste caldo. DACh
Bonjour Italia Sempre, pour aller dans votre sens , un petit proverbe vénitien en français : """méfies-toi de celui qui ne lit qu’un seul livre....""" et quant aux reproches faits à la politique israélienne comme à Israël, ceux qui sont absurdes ressemblent aux récréminationsdes gens qui se plaignent du froid et accuse la température...Si vous avez l’occasion de parler de notre Italie "ti piazze ?" Bien cordialement. Namaste. DACh
Bonjour Quand on affirme délibérément que « « « le Hamas possède des Kalachnikovs et des missiles Kassam bricolés sur place, rien d’autre » » », on décrédibilise tout le reste. Tsahal se réarme naturellement, 5.200 t, ou ce serait 100.000t, cela rentre dans l’intendance de n’importe quelle armée. Et il y a bien d’autres choses qui concerne les combats rapprochés et se traduit par une supériorité sur le terrain qui voue les militants du Hamas à un sacrifice inutile. Il serait plus simple d’affirmer que Tsahal n’a pas le droit d’avoir des armes différentes que celles du Hamas ! Ce mouvement et quelques autres n’a-t-il pas profiter de la trêve pour augmenter ses stocks autres que c de cacahuètes ? Et c’est légitime du point de vue de ses objectifs.
Quant à affirmer que Israël est la cause de tout, c’est affirmer que les rigueurs du froid sont causées par la température ! ! ! Golda Meir, a un jour dit : "Nous pouvons pardonner un jour nos ennemis d’avoir tué nos enfants, nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer les leurs. Le jour ou ils aimeront plus leurs enfants qu’ils nous haïssent, il y aura la paix." Si le Hamas comprenait cela, quand on voit sur sa chaîne TV (AM)ce qui est proposé aux enfants. De notre point de vue, c’est terrifiant.
De quoi les Gazaouis sont-ils victimes ?
Les Palestiniens de Gaza subissent 2 servitudes : celle du Hamas et celle des Israéliens provoquée, sinon nourrie par le Hamas. Le blocus en était un exemple, où seule la contrebande des armes par les tunnels autour et Rafah prospérait en priorité. Si l’on recherche la paix, une paix équitable gagnant gagnant pour les 2 camps, les Palestiniens ont donc aujourd’hui 2 ennemis. Le premier prétend les servir, alors qu’il n’a fait que les asservir, après les faillites gestionnelles du Fatah qui ont permis au Hamas de gagner une élection reconnue comme démocratique. Mais la suite l’a beaucoup moins été même si le Fatah n’est pas blanc en matière de comportement démocratique et très noir en matière de corruption et détournement des aides internationales. Mais des progrès sont en cours en Cisjordanie. Les 2 camps refusent tout compromis onusiens vers une trêve pour des raisons tout à fait cohérentes. Israël recherche en priorité à mettre hors d’état de nuire la branche armée du Hamas et de ses alliés et d’arrêter les tirs. Plus de 9.000 en 8 ans. Le Hamas attend une révolte arabe généralisée pour justifier son combat et les sacrifices qu’il impose au peuple palestinien, en partie contre son consentement. Cette révolte généralisée ne semble pas venir. Le comportement du Hezbollah sous influence syrano-iranienne en est l’indicateur le plus probant. C’est donc un double sacrifice auquel est soumis cette population déjà martyrisée pour une cause dont certains actes lui ont nui. Les Intifadas n’ont pas été profitables au peuple palestinien. Les démonstrations sur place sont d’ailleurs affligeantes, et d’ailleurs l’autorité palestinienne l’a bien compris. Il est à signaler que quelques heures avant que le Hamas rompe la trêve de 6 mois, les pourparlers avançaient bien avec la Syrie sous l’égide de la Turquie, et les négociations en cours avec M Abbas semblaient prometteuse. Chercher donc l’erreur et les conséquences amenées par les actes du Hamas ! Mais dès que l’on connaît ses objectifs, tout s’éclaire. Bien cordialement. Namaste DACh
Bonjour, ci-joint une approche lucide et apaisée d’un pays très concerné.
Perspective
De Gaza à Beyrouth
Par Michel Touma
par Michel Touma
Deux discours diamétralement opposés ; deux visions radicalement différentes des enjeux régionaux, et de l’homme ; deux approches politiques aux antipodes l’une de l’autre ; deux projets de société fondamentalement inconciliables… Au Liban, comme sur la scène palestinienne, des propos tenus ces derniers jours par des acteurs de la vie publique ont parfaitement illustré un tel antagonisme de plus en plus tranché.
Faisant preuve d’un indéniable sens des responsabilités face au drame de Gaza, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas déclarait sans ambages, samedi, à Charm el-Cheikh : « La résistance n’est pas une fin en soi (…). Si la résistance devait aboutir à l’annihilation du peuple (palestinien), nous n’en voulons pas. » Cette position audacieuse, accompagnée d’une réaffirmation de l’option stratégique de paix, contraste fortement avec le jusqu’au-boutisme aveugle des dirigeants du Hamas, qui, dès les premiers jours de l’offensive israélienne, affichaient leur détermination à poursuivre la lutte armée même au prix de la destruction de Gaza et de la perte de très nombreuses vies humaines. « Nous ne céderons pas, même si Israël annihile Gaza », déclarait Ismaïl Haniyeh, le soir des premiers bombardements israéliens. « De nouveaux martyrs et blessés pourront tomber, avait-il ajouté, le nombre d’orphelins et de mères éplorées augmentera, mais Gaza ne tombera pas. »
Au plan strictement libanais, la commémoration de la Achoura a fourni l’occasion d’illustrer un clivage existentiel tout aussi grave. Dans ses interventions retransmises sur écran géant, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, axait ainsi son propos sur les attaques soutenues contre l’Égypte, réaffirmant que l’option de la résistance populaire était la seule acceptable et soulignant – balayant ainsi de la main la table de dialogue sous l’égide du chef de l’État – que les événements de Gaza et l’expérience de la guerre de juillet 2006 avaient pratiquement clos le débat sur la stratégie de défense !
En clair, le leader du parti chiite mettait une fois de plus en relief ses orientations supranationales, plaçant le Liban au cœur d’une vaste et implacable confrontation jusqu’au-boutiste régionale et internationale, aussi bien politique que militaire, ayant Téhéran comme catalyseur et faisant fi (par essence) des intérêts spécifiques et des réalités particulières du pays du Cèdre.
À l’opposé, une autre commémoration de la Achoura, celle d’un courant chiite libaniste et souverainiste (l’Option libanaise d’Ahmad el-Assaad), était marquée par un discours reflétant une vision radicalement différente de l’enjeu proche-oriental, du rôle et de la mission du Liban, des valeurs humaines, de la vie, de l’homme… « Nous sommes des chiites libanais dont l’allégeance et l’appartenance vont au Liban uniquement, déclarait Ahmad el-Assaad. (…) Il faut que l’État soit le détenteur exclusif de la décision de guerre et de paix. » Et de prôner une « résistance culturelle et sociale, fondée sur le savoir, la connaissance, la science et l’éducation, comme l’aurait voulu l’imam Ali, et dans l’esprit de l’imam Moussa Sadr et de l’imam Mohammad Mehdi Chamseddine ». Et de souligner aussi que « la véritable pensée chiite est celle de l’ouverture sur toutes les civilisations, y compris sur l’Occident ».
De tels propos reflètent une culture de paix qui n’est pas sans rappeler le discours de paix tenu aussi par Mahmoud Abbas. Ils rejoignent également l’esprit de la conférence internationale sur le dialogue des religions et des civilisations, qui s’est tenue récemment à New York, à l’initiative du roi d’Arabie saoudite et à laquelle a participé le président Michel Sleiman.
En réalité, le Liban et l’ensemble de la région du Moyen-Orient sont confrontés aujourd’hui à deux projets politiques géostratégiques, deux projets de société, que rien, ou très peu de choses, ne rassemble. L’un place l’homme (dans toute sa dimension), l’ouverture sur l’autre, le dialogue, la culture de la paix, les valeurs humanistes, les pratiques démocratiques au cœur de ses options fondamentales. Et le second ne perçoit le monde, la chose publique, la politique, les enjeux de société que sous l’angle d’un bras de fer militaire avec Israël, ou politique avec la plupart des pays arabes et le monde occidental, États-Unis en tête. Ce projet, piloté par l’axe syro-iranien et ayant pour principaux instruments le Hezbollah et Hamas, est celui de la confrontation globale et ouverte… Sans horizons. Une telle vision a d’ailleurs été explicitement évoquée par le président du Conseil supérieur de la Sécurité nationale en Iran, Saïd Jalili, lors de sa récente visite à Beyrouth. « La scène internationale, a-t-il déclaré sur ce plan, est divisée aujourd’hui en deux fronts. Le premier regroupe toutes les masses de par le monde, abstraction faite des divergences ou des dissonances religieuses, communautaires, nationales ou ethniques. Ce front humanitaire et populaire a un seul souci, celui d’exprimer sa sympathie à l’égard des opprimés qui sont la cible d’attaques sauvages. Quant au front adverse, il regroupe des personnes, des courants, des gouvernements et des régimes qui ont recours aux plus hautes instances et organisations internationales, sous le couvert des droits de l’homme, dans le but de régler les problèmes. »
Confrontation globale et sans horizons v/s culture du dialogue et de la paix : l’alternative ne se pose donc pas uniquement au Liban, mais également à l’échelle de la région. Rien d’étonnant de ce fait que les alliés les plus fidèles de la Syrie et de l’Iran aient formulé de sévères critiques à l’égard de la conférence de New York sur le dialogue des civilisations, sans épargner au passage le président Sleiman pour sa participation à cette rencontre. Quant au plan strictement local, le clivage suscité par cette alternative s’approfondit de jour en jour, depuis près de trois ans, sous les coups de boutoir successifs du Hezbollah. À la faveur des prochaines échéances qui pointent à l’horizon, il reviendra aux Libanais de faire leur choix. Un choix de société, en tous points historique ■