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Le Modèle Joule d’André Giardino — modèle économique postcapitaliste fondé sur la comptabilisation de l’énergie humaine. Poète essayiste militant syndicaliste à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
Voir le site « La République de l’énergie humaine »
 

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  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre 4 juin 2007 23:05

    bonjour. Il y a plus de six milliards d’hommes et seulement un milliard vivent chichement, croyaient vous sincèrement que les autres cinq milliard veulent venir en France toucher les allocs. Nous vendons en permanence sur la planète une image idyllique de la réussite du consumérisme et tous les dirigeants savent qu’il y a plus de demande que de biens disponibles, donc aucune solution à l’horizon avant la fin des ressources minières. Le pauvre qui reste sans lutter et celui qui n’en à plus la force, sinon donner moi une raison pour qu’un pauvre accepte sa condition. Peut-être faut’ il dire comme les Grecs de leurs esclaves, que telle était leurs conditions naturelles. Alors qui ne chercherait pas à améliorer sa condition. Avons-nous accepté notre condition d’ouvrier corvéable à merci du XIX siècle. Pourtant les bien pensant de l’époque trouvé honteux que les crèves la fin se révoltent, et réclamer l’action de l’armée. Que les riches se protègent je comprends cela aussi c’est pour cela que je ne souhaite pas les déposséder d’autres chose que leurs contributions citoyenne. Mais la ou ils me dérangent c’est quand ils ’interdisent l’émission de monnaie (keynésianisme) pour apporter une solution à la misère par une activité de service non marchant. Car le travail n’est pas une donnée anthropologique et aujourd’hui nous n’avons pas besoin du travail productif de tout le monde. Nous refusons cette évidence car le travail nous classe socialement. Mais elle s’imposera de fait avec l’épuisement des matières premières qui concourent à la fabrication de nos produits. Ainsi arque bouté sur notre immédiateté nous choisissons nos élus à notre ressemblance, nous recherchons des faiseurs de miracles. Alors l’immigration à moins d’atomiser tous les pauvres va continuer sans solution autre que d’attendre que nous devenions pauvres à notre tour, lorsque nous serons aux 15 ième rangs des pays riches. Et cela n’aura pas lieu sans conflit. et c’est en cela que le ministère de l’immigration m’inquiète, car cela me rappelle celui des affaires Juives de triste mémoire. Si l’on souhaite que chacun reste chez soi (ce qui historiquement est une ineptie) faut’ il permettre à ces populations de développer une richesse différente de la notre chez eux. Il nous a fallu quatre cent ans de progrès continu pour en arriver ou nous en sommes, on ne peut pas demander aux pays pauvres de le faire sur 50 ans parce que leur immigré dont nous avons moins besoin nous dérangent (quand les baby booms seront en retraite il y aura un léger sursaut de l’emploi), donc il faudrait commencer par arrêter tout le processus mercantile de publicité qui vente des mirages inaccessibles pour tous mais cela est devenu impossible. cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 31 mai 2007 18:50

    Jolie et plein d’espérance ton article pourquoi pas, avoir un idéal donne une raison de vivre et d’être, et je ne m’en suis jamais séparé. Toute fois la politique « l’organisation de la cité » n’est pas seulement l’affaire du jour des élections, ce n’est pas déléguer son pouvoir de citoyen décisionnaire à une minorité d’élue représentatif voire un chef charismatique. Ce n’est pas une fois tous les cinq ans (+ ou -) ce croire en démocratie parce que l’on vote, bon nombre d’état font voter leur peuple sans pour autant être des démocraties. Depuis 1983 il n’est pas un politique qui n’est pas proposé une solution implicite ou clairement défini. Tous les hommes compétents de notre pays se sont succédées aux responsabilités et les difficulté sont toujours présentes et parfois s’accroissent. 1981 devait apporter une solution à la crise, sauf que les français ce comportaient comme des pseudos « capitaliste » car ils vivent dans un pays capitaliste et ne peuvent de ce fait pas générer des comportements solidaires socialisants. Chacun constatant cela à sa mesure nous le spécifions en disant de manière permanente que nous sommes en crise. Médicalement une crise et une souffrance passagère, quand elle dure c’est une maladie. Et la notre est générée par notre système d’organisation économique. La compétition fait forcément qu’il y a des éliminés, des exclus, s’ils disparaissent des comptes financiers, ils n’en demeurent pas moins humainement présent. Ainsi si l’on compte comme nous l’on expliqué tous les tenant de l’hypocrite loi du marché s’appuyant sur la modernité d’une théorie d’un libéralisme datant du XVIII siècle, que le système qui génère les exclusions soit celui qui les supprime nous risquons d’attendre longtemps. Ce n’est pas le travail qui manque c’est la disponibilité de la monnaie, si les hommes voulaient travailler gratuitement il n’y aurait pas assez de bras ou d’intelligence pour satisfaire nos désirs. Nous ne sommes pas face à un manque de travail mais face à un manque de masse monétaire. Or l’Etat n’est plus le mettre de sa Monnaie (qu’il soit français ou autre européen). Quel est donc le pouvoir d’un Etat qui par son impossibilité (hors endettement) d’émettre momentané des masses monétaires, pour soigner sa maladie, doit aller demander l’argent à ceux qui souhaitent sa disparition. La compétition génère aussi de la déloyauté, nous le voyons dans le monde sportif, parce qu’il existe dans notre esprit. Notre existence ne se segmente pas, on ne peut pas s’éduquer au respect de règles dans la famille l’école, puis dans la même famille, la même école, au non de la compétition faire feu de tout bois et que cela ne laisse pas de traces dans nos relations sociales. La richesse matérielle est rare tout juste un milliard d’hommes sur six en bénéficient, nous avons eu la chance de naitre parmi cela, c’est ainsi que l’obtention de la monnaie est un moyen d’accéder à la rareté du bien. Je te laisse apprécier le point de vue de Jean-Marie ALBERTI NI un économiste né en 1929 .

    « La rareté est une invention géniale.

    Si la production crée les besoins et si la satisfaction des besoins incite à la production à créer de nouveaux besoins, ce n’est pas demain que l’on viendra à bout de la rareté. La rareté n’a rien de « naturel ». Dans le règne animal elle n’a pas de sens. L’animal s’adapte à son milieu ou il meurt. La rareté économique a une toute autre signification. Elle naît de la volonté de posséder ce que l’autre possède, afin de mieux l’imiter. L’autre nous incite à désirer un bien car il craint de voir notre désir se porter directement sur lui, avec quelques conséquences fort désagréables. Il accroît notre désir des choses, qu’il nous présente en faisant semblant de nous les refuser. Nous l’avons dit, c’est cette relation qui crée la rareté, et non une simple relation aux choses. Son « invention » complétée par celle de la monnaie, s’inscrit dans la quête d’une violence non supprimée mais détournée. Elle est un acte de paix au même titre que l’invention de la monnaie, du travail, et fonde l’activité économique. La monnaie rend les biens échangeables, le désir ne débouche plus sur le vol et la capture, mais sur la production qui permet de se procurer de la monnaie. La nécessité de produire des biens pour accumuler la monnaie institue le travail et développe la rationalité instrumentale, la technique. La production suscite de nouveaux désirs, les excite et accroît le sentiment de rareté par le désir contrarié de ce que possède l’autre (les « locomotives »). Pour vaincre la rareté, de nouvelles techniques sont mises au point. Nos vieux démons de la violence à l’état plus ou moins brut, qui nous jettent dans la guerre (ou sa préparation, activent cette évolution. La technique et son application à la transformation du monde élargissent le champ des productions possibles. A chaque élargissement du possible, la rareté ne recule pas, elle progresse. Tout progrès technique, toute nouvelle production fait apparaître de nouveaux besoins et exige de nouvelles ressources. La rareté précédente est remplacée par une rareté nouvelle, encore plus contraignante. Les imbrications entre l’organisation des hommes et l’organisation des choses multiplient les accaparements, les inégalités, les désirs et les raretés. »

    Comme tu peux le lire c’est dur et demande bien autre chose qu’un programme électoral. Cela demande à se pencher sur la condition humaine, mais encore faut’ il avoir conscient de ceci, sinon nous désignerons toujours un bouc émissaire. cordialement



  • ddacoudre ddacoudre 31 mai 2007 15:43

    Bonne observation. Nous savons que la pub n’est pas affaire de philanthropie, et il est évident que l’évolution des pubs soit suis ou précède une tendance. En l’espèce elle est indicative d’une vision futuriste d’une tendance envisageable permettant de s’attirer un maximum de clientèle. L’incertitude et l’inquiétude de l’avenir sont des facteurs conduisant à la rechercher de socle de stabilité ; et nous avons entendu les discours de ces derniers mois nous réconforter autour de valeurs connues, travail famille patrie. Est-ce que « l’égologisme » aura disparue pour autant, cela se mesure par les comportements au travers des « solidarités égoïstes » où l’adhésion à des compagnies d’assurances à but lucratif, ou il y a d’un côté ceux qui ont une vue holistique de l’existence incluant l’individuation, et ceux qui n’ont qu’une vue individualisatrice excluant holisme. Mais la réalité n’est pas aussi tranché et mélange les genres de telle manière que l’on se retrouve devant le paradoxe que tu mets en évidence. Les banques qui sont et deviendront de plus en plus les grandes ordonnatrices de notre existence, donc résolument tournée vers le pouvoir à venir et qui s’accommode parfaitement d’un retour de normes du passé car elles sont rassurantes pour ceux qui a leur corp défendant n’ont pas eu accès aux moyens d’acquérir par l’étude, la connaissance des codes complexes et d’évolution permanant de ce que l’on regroupe sous le vocable de sciences humaines. Ainsi nous sont présentés comme futuriste des valeurs plus que millénaire source de tous les conflits de notre nature animale. La comparaison par cliché est superbe.

    Pour sourire je t’en offre une où c’est la femme qui est debout.

    Nous savons que l’apprentissage culturel dans bien des pays est diffusé par la femme au sein du foyer, que son rôle est primordial, même si nous avons développé un monde machiste dans lequel elle recouvre une place, sa place. Une place dont le mâle l’a exclue il y a bien longtemps, à l’époque ou elle faisait l’objet de vénération car elle donnait, dans l’incompréhension, la vie. Pour illustrer mon propos je prendrai l’exemple dans le « moyen âge grec » qui commence vers le II ième siècle AV. J.C, comprenant la Crête et les Achéens qui se partagent le monde Gréco égéen, et la Grèce archaïque que les historiens situent entre le VIII ième et V ième siècle. Les origines du monde sont évoquées par le Chaos sans attribut, Gaia la terre définie « par son large sein », Gaia « au grand sein », donc capable de donner la vie à d’autres vies, relayée par le mythe en déesse qui est à la fois première, la plus ancienne, incroyablement vaste, et qui peut à elle seule, sans mâle, par ses propres forces et secrètes vertus, donner la vie. En troisième lieu Éros, l’amour. C’est l’amour qui n’aime pas, la représentation d’un surgir », d’un « apparaître ». La mer, voie d’eau dans la réalité économique gréco-égéene engendre une déesse de la mer vénérée, Amphitrite, dont le nom apparaît historiquement avant celui resté célèbre dans notre éducation « patriarcale », Poséidon, dieu de la mer. Poséidon est d’origine Asianique, une des religions antiques du Moyen-Orient. Amphitrite l’épouse dans la version de la Théogonie d’Hésiode datant du VI ième siècle. C’est là, la réalité d’une culture « gynéocratique » qui subira de lentes et visibles transformations. Ensuite dans la version -1970, plus récente, ce fut Amphitrite qui fut prise pour épouse par Poséidon. Les positions se sont donc totalement inversées signe d’une modification culturelle. Cet exemple parmi certainement beaucoup d’autres, indique clairement une inversion des rôles par acculturation d’influence, et à la longue, une mise sous silence du rôle politique et religieux de la femme qui n’en a pas moins poursuivit, secrètement ou non, son influence au travers des désirs dont elle faisait l’objet. Il a fallu attendre l’activité des femmes protestantes, avec Sarah Grimké en 1838 qui publia aux États-Unis un manifeste féministe : « nu on the Esquality of he sexes and the condition of Women » ; en Angleterre Elisabeth Cady humaine avec sa « Women’s bible » en 1890, et une autre protestante française Sarah Monod qui devint présidente du conseil national des femmes à sa création en 1901, pour qu’elles revendiquent leur place. Entre Amphitrite et Sarah Monod il n’y a pas moins de 3000 ans. Dire que c’est seulement l’histoire religieuse qui leur a usurpé leur place, serait déplacer le problème des organisations sociétales à leurs représentations . Représentations dont les rôles ont été de les maintenir en l’état en fonction de l’adaptation évolutive à l’environnement géohistorique, et auxquelles elles ont largement contribué par inculture ou tradition au travers de l’apprentissage, tout comme nous le faisons aujourd’hui pour perpétuer les organisations qui nous asservissent. Pour qu’il en soit autrement, il faut avoir un choix même restreint, et pour qu’il existe il faut avoir le temps d’y réfléchir la tête remplie de connaissances. Et dans cette connaissance rien ne nous interdit d’envisager qu’une société matriarcale ne serait pas meilleure que la notre. A condition que nous n’ayons pas fabriqué des femmes hommes. Car, quand au nom de l’égalité nous envoyons des femmes faire la guerre, et tuer ce à quoi elles donnent la vie, je crois que nous avons atteint là aussi le point d’un absolu dans le raisonnement d’hommes qui veulent se prétendre civilisés. C’est aussi exact pour les hommes, mais cela fait tant de millénaires que nous pratiquons l’exercice de nous entre tuer que c’est devenu une banalité, et il est bien inutile de l’étendre aux femmes. Ce qu’il ne faut pas interpréter comme signifiant qu’il devrait y avoir des secteurs réservés. Bien sur nous trouverons mille et une raisons de justifier qu’il en soit ainsi, au nom de la patrie, du droit de se défendre, de lutter pour un idéal. Et si nous pensons qu’il y a une espérance de voir un jour la guerre régresser, ce n’est pas en poussant le sexe humain le plus apte à soutenir ce point de vu à la guerre que nous avancerons vers l’hominisation. Car c’est dans cette matrice maternelle que nous avons une chance d’inscrire dans le conscient profond de l’enfant l’horreur de la guerre. Bien évidemment je conçois toute la difficulté d’une telle démarche qui s’oppose à notre culture guerrière et compétitrice, mais surtout à l’aptitude innée de sauvegarder son existence y compris dans une confrontation qui peut être accidentellement mortelle. Sinon pourquoi avoir combattu et supprimé l’anthropophagie qui a caractérisé une étape vers cette hominisation. Aucun groupe culturel n’aime particulièrement se rappeler cet état de fait où par nécessité, par pénurie alimentaire les hommes n’hésitaient pas à manger femmes, enfants, vieux et captifs, et dont nous avons conservé des rituels cultuels : les offrandes. Aujourd’hui pour disposer du nécessaire alimentaire, industriel ou territorial nous faisons des guerres avec les mêmes morts sauf que nous ne les mangeons plus, est-ce cela être civilisé ? Dans l’étude de nos mœurs il ne manque pas de scènes rapportées où la femme fait cuire des morceaux d’humains, doit-on encore lui demander de le faire, même si l’image est recomposée. La comparaison peut choquer et même paraître inopportune voire déplacée. Pourtant nos ancêtres ne trouvaient pas leurs pratiques barbares, tout comme nous nous ne trouvons pas barbares les nôtres qui conduisent à la même finalité, pour les mêmes raisons, sauf que nous, aujourd’hui nous maintenons cette raison parce qu’elle donne un but à l’existence, cela bien que nous disposions des moyens qu’il en soit autrement (ce qui n’était pas le cas de nos ancêtres). Ainsi peut-être, que si les femmes n’endossent pas le manteau de plomb des hommes, pourront-elles imaginer d’autres organisations sociales. Non pas parce qu’elles seraient investies d’un quelconque pouvoir, car l’histoire nous livre aussi des communautés où elles se montraient aussi cruelles qu’un homme. Mais parce qu’elles font ce qu’aucun homme ne peut connaître, enfanter notre espèce ; et cela lui donne bien le droit de redéfinir une « image du père » pour une finalité meilleure que celle que leur proposent les hommes de puis des millénaires, en mangeant ou en envoyant à la guerre sa progéniture. Si nos ancêtres avaient éventuellement l’excuse de ne rien savoir de leur origine, avec le développement des sciences nous n’avons plus cette excuse, si ce n’est celle de refuser d’apprendre.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 29 mai 2007 22:59

    Est-ce la sympathie pour ce groupe, ou l’empathie pour ce drame, toujours est-il que chacun ignorant la réalité des faits assaisonne à partir de sa propre existence et de sa sensibilité le feuilleton médiatique qui à fait un excellant tabac et a tenu en haleine tous nouveaux venus à « Détective » cette revue spécialisé dans les affaires criminelles. Cette revue ne concernait qu’un nombre relatif de lecteurs, tout comme il n’y a qu’un nombre relatif d’accro aux assises. Sauf que depuis l’avènement d’un discours politicien sur l’insécurité il ne sait pas passé une année sans que les gouvernants ne souscrivent à cette tendance paranoïaque de donner en pâture médiatique une affaire émotionnellement sensible pour justifier de leur efficacité dans la lutte contre l’insécurité. Ainsi au fil des années une rubriques des faits divers a été créée et existe sur toutes les chaines télévisuelles, les radios et les journaux. Tous relatent la même information en boucle, comme s’il n’y avait sur les trois millions et plus de crimes et délits que celui qui est présenté. Naturellement aucune information complémentaire permettant un jugement circonstancié n’est donné, car ils ne sont pas chargé d’éduquer la population mais de faire de l’audimat pour recevoir le maximum d’argent publicitaire ; sinon pourquoi sur la quantité de faits, choisir le même (au cas où vous seriez perspicace il en est de même en politique et autres, c’est unicité de l’information avec une pluralité de « diffuseurs » et cela ne donne pas la pluralité de l’information). De la sorte l’auditeur ou lecteur reconstitue ce qui l’arrange à la hauteur des ses connaissances ou de ses ignorances, à hauteur de son "moi ». Il faut savoir que dans la perception d’une souffrance la partie du cerveau qui s’active n’est pas la même pour celui qui la vit et celui qui en exprime l’empathie. Ainsi donc pas une surenchère constante les gouvernants depuis plus d’une vingtaine d’année accroissent les systèmes punitifs pour répondre aux souhaits des associations de victimes. Victimes qui sont bien fondées dans leur souffrance, mais ce n’est pas d’elle qu’il faille attendre une clarté de jugement, car lorsqu’elle réclame justice il faut entendre vengeance. Ainsi donc la mort est devenue un feuilleton dramaturgique journalier rentable où il est difficile de faire le trie entre, l’entrainement théâtral médiatique, et la réelle empathie.qui ne trouve sa source que dans l’existence de chacun, et peu caché d’autres raisons qui trouve dans cette dramaturgie son expression. Ainsi ce drame passionnel le plus banal du monde n’est devenu l’objet de débat que du seul fait de la tendance voyeuriste et de charognards que nous développons par tous les « réalities shows ». Nous allons Même chercher les morts à l’étranger quand il n’y en a pas assez chez nous. Naturellement dans cette structuration de l’information il ne faut pas être dupe, ce n’est pas un acte gratuit, mais bien le rappel permanant d’une insécurité qui en appelle à l’acceptation de force de police voire à la constitution d’un état policier. Compte tenu de la permanence de l’information dramaturgique, où chacun peut considérer que le même événement peut lui arriver, s’il nous fallait vivre avec cette angoisse de tous les risques que nous côtoyons, ce ne sont pas les risques qui nous tueraient, mais l’angoisse. Ainsi cette information comporte sa propre nocivité en véhiculant une information paranoïaque où elle invite chacun à se sentir concerné, parfois à se reconnaître dans l’événement par une théâtralisation au plus prés de la réalité. Il en fut donc ainsi aussi pour le drame d’une passion amoureuse sauf que si Roméo à échappé à la mort il n’a pas échappé à la connerie humaine des suiveurs bêlants médiatiques où beaucoup trop se sont crus devoir ajouter une tirade dans le grand théâtre « audimatique ». Heureusement que les prisonniers sortent car lorsqu’ils ne re présente plus un danger pour la société il n’y a aucune raison de les maintenir dans un milieu criminogène, sauf à être un potentiel criminel qui cache son désir mortel derrière son désir de justice en voulant voir occire ceux qui leur ont nuis, et dénis une humanité aux autres. Il en oublie parfois, ce qui est humain (ce serai trop long à expliquer le mécanisme cérébral), que laisser libre cours à la haine qui les habite à un moment donné, ferai de certain d’entre eux des criminels pires que ceux qu’ils condamnent. Le crime n’est que social et punir le criminel ne supprime pas les événements l’ayant engendré. J’ai trouvé ton article plein de bon sens et de justesse, ce qui manque généralement le plus aux passionnés et c’est bien normal. Ton article me donne l’occasion d’en écrire un qui est l’objet d’un chapitre d’un de mes essais Science et violence. Tu pourras le lire si tu le désires.



  • ddacoudre ddacoudre 29 mai 2007 00:01

    deuxième partie suite. 2° lettre. Depuis mon dernier courrier Hélène m’a dit qu’à la lecture de mon essai tu l’as fait parvenir à la confédération, j’espère qu’elle trouvera un intérêt à sa lecture. Depuis lors, le référendum a donné le refus de cette constitution majoritaire et il ne manque pas de débats sur le sujet ; je les regarde parfois, mais ne m’apportent rien sur le fond dans l’immédiat. Si ce n’est qu’une fois de plus les bons penseurs désignent des vainqueurs et des perdants. Pourtant choisir quel type d’organisation sociale une population souhaite n’est qu’un acte minimum dans une démocratie, mais ils semblent que tous les acteurs politiques n’ont pas la même approche de la démocratie ; surtout quand ils sont dans la sphère des « dominants systémiques » qui organisent la compétition du moins disant. Pourtant ce non à la constitution en France est à distancier. S’il n’est pas un refus de l’union européenne des peuples pour les « européanistes » il l’est pour les souverainistes et nationalistes. Si ces derniers peuvent se satisfaire de leur refus, les européanistes n’ont aucune garantis de la prospérité de leur refus s’ils ne trouvent pas une traduction politique au refus de la majorité des français, même souverainistes et nationalistes, à l’Europe de la loi du marché Pour deux raisons :
    - La première est que le monde dans sa grande majorité s‘est mis à la loi du marché impulsé par une vision idéologique de la richesse car basé sur la conviction d’une croissance exponentielle dans la production de biens et services. De telle manière que tous les acteurs sociaux et les populations, même quand ils refusent cette vision idéologique, y concourent par leurs actes quotidiens de consommateurs et de producteurs. Ce qui de fait renforce les tenants de la loi du marché, car ils savent qu’ils n’ont qu’à attendre puisqu’il n’existe pas d’opposition effective formalisée et structurée en une puissance de contre-poids ou de contre-pouvoir. Qu’il n’existe aucune forme de pensé nouvelle source d’une utopie créatrice. Ils savent très bien que même si leurs opposants accédaient au pouvoir ils ne trouveraient aucun appui international puisque tous les anciens pays non alignés se sont ouverts à la loi du marché, et pratiquent dans leur ensemble une politique monétaire identique fondée sur une monnaie forte qui contraint et limite l’action régulatrice des États.
    - La deuxième est qu’il y a eu une inversion des valeurs qui brouille les grilles de lecture de la plupart des citoyens. Déjà dans le milieu des années 80, à partir des années 85 les salariés se sont arc bouté sur la défense de leur acquis et devenaient de fait au fil du temps conservateurs, tandis que le patronat réclamait la remise en cause de ces acquis et des allégements fiscaux : c’est a dire qu’il revendiquait. Ainsi la base traditionnelle de la grille de lecture sociale dans une économie capitalisatrice c’est inversé. Les salariés de revendicatifs sont devenus conservateurs et le patronat de conservateur est devenu revendicatif. Ceux qui revendiquent sont classés comme modernistes ou réformateurs et les autres comme des réactionnaires. Or dans cette inversion des comportements la disponibilité du salarié est classée comme une modernité, tout en fustigeant les coûts sociaux générés par l’incertitude de la compétition. Compétition où l’on confond guerre économique et émulation commerciale. Et l’on peut comprendre que si les salariés français conçoivent que nous puissions nous trouver dans une guerre économique vis à vis des autres pays du monde, ils puissent trouver anormal qu’au nom de la paix entre les pays d’Europe l’union européenne propose une compétition économique entre-eux dont ils ne seront pas les bénéficiaires. Ceci d’autant plus que dans son discours de bonne année le président de la république a mentionné dans ses vœux pour l’Europe que nous nous dirigerions vers une moyennisation, sans en préciser la nature, ce qui est inutile quand l’on sait lire entre les lignes. Ainsi si ce non sépare politiquement les citoyens sur ses fondements, il les relie dans leur opposition au système libéral de la loi du marché et c’est là une difficulté qu’il ne faut pas voiler. Ceci car dans la monté du fascisme d’avant 40 également les difficultés générées par le système libéral d’alors se trouvaient pointées du doigt, et ceux qui avaient la même analyse économique n’avaient pas les mêmes buts politique. Si dans les années trente les bolcheviques étaient l’ennemie extérieur, aujourd’hui l’ennemie extérieur c’est l’immigré et les pays musulmans, je ne recherche pas à savoir en l’espèce si c’est fondé ou non ; quarante neuf pour cent des français le pensent. Ce qui laisse penser que s’il doit dans la suite de ce non y avoir des manifestations d’opinions ou de revendications, les syndicats et les parties nationalistes n’ont pas le même but, et nous risquons de nous retrouver dans une situation analogue à celle de 1934 avec la CGT d’alors qui s’opposait au fascisme rampant. Ce non n’apporte aucune solution dans l’immédiat, d’autant plus que les partisans du oui sont à leur encontre plutôt méprisant d’après les débats que j’ai pu suivre. Et la réponse du chef de l’État sera inefficiente car il ne dispose pas des moyens budgétaires pour satisfaire la demande sociale, et si jamais le débat se poursuit dans la rue, la nomination de Sarkozy est très indicative de ses intentions, en plus de servir ses intérêts de présidentiable. Et sur le sujet la France est un des pays spécialisé dans la formation de la coordination des forces de police anti-émeute. Elle s’y est mise après les émeutes anti-mondialiste qui avaient suivi une des réunions de Davos. Un ami avec lequel je travaille sur mes essais a été avec son maître de conférence observateur d’une séance d’entraînement de coordination des forces de police française anti-émeute. Comme je te l’avais écrit dans mon précédent courrier, cela serait bien si les difficultés que rencontre le PS pouvaient déboucher sur une nouvelle formation politique. Une formation qui soit capable d’utopie afin de regrouper et refondre tous les partis socialisants qui restent accrochés à leurs vestiges, qui, s’ils demeurent pertinents dans leur analyse ils ne le sont pas dans leur aboutissement politique. Car ils ne reformulent pas de propositions qui ne soient pas inscrite dans le processus de la loi du marché via la conversion de la demande qui est suggéré par la recherche d’une croissance qui nourri le système qu’ils dénoncent. De plus je ne vois pas Fabius être le leader de cela, à moins qu’il soit touché par la grâce de la conversion comme Mathieu le collecteur d’impôts, car je ne crois pas qu’il ait été un jour Socialiste. Donc à partir de ce non peut émerger une nouvelle « sociale utopie » qui replace au travers du libéralisme l’individu au centre de ses préoccupations et non pas l’argent et peut-être rappeler que libéralis signifiait homme généreux et qu’être libéral signifie aussi être tolérant. Ce qui me paraît être deux valeurs qui ont totalement disparu du langage de ceux qui justement se disent être des libéraux, et ne proposent comme réalité que l’acceptation de la guerre économique qui est là. Là aussi il y a eu un glissement linguistique qui caractérise les quiproquos qu’entretiennent les discours politiciens. Car le libéralisme était censé sortir les êtres du statut d’esclave ou de sujet et de fait nous le sommes devenus de l’argent et qui plus est avec les accords de Maastricht c’est la Banque européenne qui détient le pouvoir sur la monnaie. Il est donc difficile de penser que ces accords n’aient pas eu une influence sur la dégradation des conditions de travail et de rémunération, sinon pourquoi les avoir faits. Ce n’est pas ce non qui va changer cela, sauf s’il se structure et prend une dimension internationale et s’appuie sur les courants alter mondialiste. Je ne pense pas que le pouvoir de la rue soit de nature à transformer les structures financières, pour cela il faut disposer du pouvoir politique. Or ce dernier a organisé la séparation du pouvoir politique et du pouvoir financier, ce qui oblige les gouvernants à alourdir les prélèvements pour disposer d’une marge de manœuvre, et ne pas faire du déficit, tout en promettant la réduction des charges et des impôts. Ce qui laisse comprendre qu’une tranche moyenne de la population soit plus particulièrement pressurisée car les plus démunies sont exonérées et les plus riches dont les grands groupes sont incités aux créations d’emplois via des mesures de dégrèvement et d’exonération ; ce qui laisse la charge des prélèvements sur les autres. Cette situation, sauf tour de passe passe a transformé les chômeurs en précaire du travail partiel, n’a pas d’issus en dehors d‘un choc qui viendra de la cherté du pétrole et de l’aggravation de la pollution mondiale, ou du glissement vers une Europe fascisante déjà en cours. Mais même si les « nonistes »sont montrés du doigt comme de vilains petits canards, cela a relancé un débat de société ou j’espère que l’action syndicale trouvera sa place pour resituer l’homme au centre de ses préoccupations, et non pas le client. Et peut-être même, maintenant que le communisme totalitaire est mort, on peut imaginer dans le futur une réunification d’un certain nombre de syndicats. Cela serait d’autant utile que comme dans l’URSS communiste il fallait penser communiste, peindre communiste faire du spectacle communiste ; nous il nous faut tout faire « libéral » sous-entendu dirigé vers un rapport financier, y compris dans la culture de masse qui s’abêtisse de plus en plus, car l’audimat = argent, les jeux=appels téléphoniques=argent ; les communistes ne voyaient pas leur totalitarisme comme nous nous ne percevons pas le nôtre.

    Est-ce bien regrettable que par ce non disparaisse l’ébauche d’un gouvernement européen, l’ébauche d’un pouvoir politique européen ? Ceux qui affirment vouloir se battre ou lutter de l’intérieur contre l’Europe du marché pour une Europe sociale, avec ou sans texte, pourront toujours le faire. L’action syndicale est là, sauf à ce qu’elle ne relaie que les politiques des partis, ce qui est le lot de beaucoup trop d’entre-elle.

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