Comme quoi, il suffit qu’un avocat perde une partie de sa rente divorce pour trouver toutes les bonnes raisons du monde pour critiquer la décision. Pour les gens qui s’accordent ce sont des déplacements à 2 en moins chez le juge et l’avocat, en général aux heures de travail et des honoraires économisés.
@escoe Certes l’Iran qui est un grand pays avec d’importantes ressources intellectuelles et technologiques, mais il y a aussi l’Afghanistan, l’Égypte, l’Argentine, des pays du SE asiatique qui n’ont pas la fameuse « assurance-contribuables » de notre (encore) riche pays d’épargnants. Si ces pays s’effondrent à l’instar du Vénézuela, avec plus une thune dans les caisses, comment vont-ils gérer la maintenance, la sécurité et plus tard le démontage de ces centrales ? Voire même un accident majeur ? Le nucléaire c’est une technologie de riches qui se dissémine chez les pauvres sous la pression des vendeurs. On ne fait pas rouler une Porsche Carrera 911 sur des pistes de dromadaires. Quand leur durée de vie sera achevée, il pourront toujours mettre de jolis écriteaux pour interdire l’accès aux territoires contaminés. Les leurs et aussi ceux des autres et des océans et de l’atmosphère.
@JMBerniolles Y a un truc pour générer des lignes d’espaces entre les paragraphes sur les commentaires de ce site ? Je me les fais sucrer à l’envoi.
Je n’ai émis aucune remarque sur la personne de l’ex-Directeur Financier d’EDF. Ce qui est sûr c’est qu’il a fait partie d’à peu près tous les meetings stratégiques du top management et qu’il ne ressemble pas à un affabulateur. Je suppose qu’il a un peu grossi le trait sur sur l’incertitude technologique mais comme vous dites vous-même ça reste un défi. Sur le plan financier il a sûrement un avis plus éclairé que quiconque ici. Ce qui est certain c’est que l’« assurance-contribuables » autorise toutes les audaces.
Je souscris à votre commentaire concernant la vente d’Alstom qui relève effectivement de la Haute Trahison ainsi que la privatisation/revente de plusieurs autres entreprises de la Défense (GIAT/Nexter, STS, ...) comme le dénonce Régis Chamagne ou Villiers à différentes occasions.
Linky, pareil, Big Brother at home, rayonnant qui plus est. Je prends vos 10 milliards pour argent comptant !
Les russes et les chinois construisent et exportent toujours plus de centrales avec leurs propres technologies. Intéressante perspective d’avenir d’ailleurs lorsqu’on sait que tout ça va dans le tiers monde. Si pour rester actifs et concurrentiels sur ce marché avec nos ultra-puissants EPR à mox il faut hypothéquer nos choix nationaux et nous faire bouffer exclusivement du nucléaire sur nos territoires, ce qui est évidemment logique pour en faire l’expérimentation et le marketing, ça pose quand même un gros problème. On ne peut pas, sur l’autel de quelques milliers d’emplois, sacrifier tout le reste.
@JMBerniolles & @Layly Victor, Ah ben là j’ai bien compris que le nom de Corinne Lepage ne rayonnait pas dans le milieu de l’atome avec l’intensité des Gamma. Aucune chance de fusion, même froide.
Est-ce parce qu’elle pointe du doigt les vrais questions ? Non c’est bon j’ai compris, pas aimer, du tout !
@JM,vous nous dites qu’on veut « tuer le nucléaire » pour de sombres raisons politico-concurrentielles. Je viens de lire (20 Minutes) les déclarations de Thomas Piquemal, ancien directeur financier du groupe EDF devant les députés de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale lors d’une audition ouverte à la presse aujourd’hui.
En février 2016, le directeur financier n’a plus de solutions à
proposer. Mais il dresse ce constat : « Fin 2015, EDF avait déjà investi
58 % de son patrimoine dans la technologie EPR. Avec Hinkley Point,
cette part allait monter à 70 % ». Et il lâche alors cette phrase
terrible : « Mais qui investirait 70 % de son patrimoine sur une
technologie dont nous ne savons toujours pas si elle fonctionne ? ».
Avec de telles prises de risque sur l’option unique du nucléaire, on n’a pas l’impression que les pouvoirs publics veuillent tuer la dans l’œuf le business du radiateur atomique. Ça ressemble à une fuite en avant, garantie par les contribuables français pour changer. Il y a comme une obstination forcenée à vouloir appuyer sur l’accélérateur (de particules) avec une visibilité réduite dans les domaines techniques, financiers et commerciaux.
Sans compter que les filous anglo-saxons sont bien plus malins en business que les super-ingénieurs français ou leurs homologues de l’énarchie qui signent les contrats avec la légèreté que leur autorise le privilège de ne jamais supporter les conséquences des échecs. Préparons les chéquiers.