@JL Peut-être Leibniz a-t-il utilisé « progrès » ; ce n’est un point d’érudition. Par « milieu » vous voulez sans doute dire « système » et vous envisagez un système S isolé, pour parler comme les physiciens (un système fermé est celui qui n’échange pas de matière, me semble-t-il). Il faudrait préciser par une définition ce que vous entendez par « la quantité de mouvement dans S » .
@ralph La ploutocratie a peut-être perdu une bataille avec l’arrivée imprévue d’Internet, mais en quoi la guerre qu’elle mène contre l’humanisme est-elle finie ?
La priorité stratégique, à mon sens, est qu’Internet reste libre et qu’en foule, de plus en plus, on éteigne sa télévision à l’heure des informations pour aller les chercher ailleurs. La Toile n’est certes pas toute belle, nous le savons bien. Malgré ça, les ennemis d’un Internet libre sont les ennemis de la liberté politique.
Tout en disant des choses justes l’article aurait peut-être gagné à suivre une
ligne plus ferme. Comment peut-on attaquer par un propos tel que "Aujourd’hui, la vie politique et civile ne s’organise que par et pour
les religions" ?
Le déclin du catholicisme est effectivement patent dans les milieux d’origine catholique que nombre d’entre nous connaissent de près. Peu importent les chiffres prétendument précis : toutes générations confondues, on refuse de continuer de croire aux sornettes des curés. C’est la victoire de Montaigne et de Voltaire.
Il est certain que si les religions tentaient de faire reculer la laïcité minimale que représente la loi de 1905, elles seraient bousculées et rouleraient cul par dessus tête. Par contre prétendre réglementer les comportements publics paisibles tel que l’habillement relève, à mon sens, de l’intolérance. La mise en pratique risque même de sombrer dans le ridicule. Que feront les pouvoirs publics quand telle communauté prendra comme signe ostentatoire une certaine coupe de cheveux ? Qu’un certain type de comportement dit religieux puisse signifier actuellement une sorte de refus d’intégration n’implique pas qu’il faille travailler à régler cela par la loi. La satire et l’ironie prennent plus de temps mais sont souvent des armes plus efficaces.
Placer les quotas au niveau de la loi est une négation de l’égalité républicaine. C’est une dangereuse solution de facilité à des problèmes réels qui demandent des abords plus intelligents.