La température moyenne dite de surface stagne (à très peu près) depuis deux décennies (ou presque) et non pas une. En soi ça ne prouve ni que le réchauffement ne va pas reprendre, ni qu’il va se renverser en un refroidissement, ni même qu’il va en rester là. Ça ne prouve qu’une chose : que les nombreux modèles climatologiques qui prévoyaient une hausse sont mauvais (le GIEC disait, pour les résumer : + 0,2°C par décennie).
Cela dit, d’accord pour le reste. On n’a pas renoncé du jour au lendemain à plusieurs siècles de colonialisme, malgré les belles contradictions que ce dernier a constitué, avec le christianisme d’abord, avec les Droits de l’Homme ensuite.
« La réussite la plus éclatante de la construction européenne,
généralement reconnue, c’est d’avoir évité aux différents pays européens
les malheurs de la guerre » Pure propagande européiste. Constant est bien indulgent. Sans la construction en question il n’y aurait pas eu de retour de la guerre à l’Ouest parce que, quarante ans durant, nous faisions ensemble face à l’Est sous la houlette des Etats-Unis. Mais aussi et surtout parce que les guerres européennes avaient perdu tout leur charme. Qui a envie, même sans Est proche, de retenter sa chance dans une der des der des der ? Que les pays européens (mais lesquels au fait ?) vivent dans la concorde et la paix, tant mieux et travaillons-y. L’aspect institutionnel ne peut cependant pas y être pour beaucoup. Le jour où un conflit éclaterait entre deux pays-régions, ça s’appellerait autrement que ’’guerre’’, parce que le Centre trouverait un autre mot. Effectivement on aurait la preuve qu’avec les Etats-Unis d’Europe il n’y a plus du tout de guerre !
Ave Æmili (Æmilix ?), C’est toujours un plaisir de vous lire et de vous voir mener bataille avec constance. Une toute petite observation : « per extremos fines » ne relève-t-il pas du modèle « summa arbor » (mot-à-mot l’arbre haut, pour dire en fait le haut de l’arbre). Auquel cas la traduction « par les extrémités des territoires » serait préférable. Et de toute façon, macte animo !