Photographe professionnel. Passionné par l’actualité, le corps humain, les paysage urbains et les métiers de l’image. Je suis hostile à toute forme de cynisme ou de renonciation. L’Homme se définit par ses actes. Et en matière d’humanité, je suis convaincu que tout reste à faire.
Votre réflexion n’est malheureusement pas originale. Et nous sommes de plus en plus nombreux à la partager.
Ce que les bien-pensants ont désigné comme « déclinologues », ce sont des gens comme vous et moi qui cataloguent l’ensemble des dysfonctionnements français.
Le problème vient surtout de l’aveuglement des « élites » par rapport à ces dysfonctionnements. Les mêmes qui apposent l’étiquette de « déclinologue » vous font comprendre par la même que c’est une vision exagérément noire ; que tout va bien dans le meilleure des mondes...
Par ailleurs, de plus en plus de familles misent sur la capacité de leurs enfants à s’exporter si nécessaire, pour ne pas dépendre de notre système et de notre économie sur-bureaucratisée.
Le refus de prendre les problèmes de délinquance à bras le corps n’est hélas qu’un seul des aspects du déclin.
L’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs mais c’est vrai qu’on peut constater dans nombre d’autres pays occidentaux une volonté plus grande de travailler, de meilleures opportunités pour qui veut entreprendre, moins d’obstacles administratifs en général.
En bon gadjos que je suis moi-même, je risque malheureusement pas de te parler manouche.
Ca ne m’empêche pas d’être d’accord sur le fond. Oui, il y a un aspect « défi » ou « jeu » mais comme tu le précise toi-même, ça n’enlève rien à la gravité des faits, et à la sanction qui doit suivre.
Sans quoi on ouvre un boulevard à tous ceux qui, une soirée d’ennui, voudraient imiter les « héros » marseillais.
Sur les responsabilités conjointes, je te rejoins également. Mais il est certains sujets qui restent tabous en France. Quand on parle de supprimer les allocations familiales aux familles responsables, on entend de suite parler de « ségrégation » ou de « racisme ». Pourtant, une mesure comme celle-là est frappée au coin du bon sens. Les allocations sont des aides à l’éducation. Et on ne peut pas dire que des gamins dehors en pleine nuit un jerrycan d’essence à la main soient dans de bonnes conditions éducatives.
Et +1 encore pour toi sur l’histoire de la couleur de peau. Je n’ai volontairement pas parlé d’ethnie dans mon article. Pour être clair, devant de tels faits comme devant la délinquance en général : rien à foutre des origines éthniques ou de la couleur de peau. La punition doit être la même pour tous !
Pour une fois, je ne vous suis pas, ami Cambronne.
C’est vrai qu’on se retrouvait parmi les appelés avec un paquet de traine-lattes qui ne représentait que de loin une armée de terrain.
Par ailleurs...
J’ai vu durant le service militaire...
- Des jeunes asociaux apprendre l’autorité. C’est à dire comprendre qu’on ne fait ce qu’on veut, à qui on veut, quand on le veut. Certains l’on appris à coups de pompes dans le train mais ils sont ressortis de là avec une aptitude à se socialiser qu’ils n’avaient pas auparavant.
- Des jeunes apprendre un métier. Si, si, ça arrivait. Même si ce n’était pas le cas du plus grand nombre.
Et moi qui suis rentré sous les drapeaux, comme tout le monde, en trainant les pieds, et en maudissant les dix mois de ma vie à perdre, j’estime tout de même que ça avait vocation à servir de creuset social.
Dans une certaine mesure, ça unifiait et rapprochait des individus qui ne se seraient jamais croisé autrement. De quoi ouvrir un peu ses horizons, ses perspectives intellectuelles, et sortir de son ghetto, quotidien, quel qu’il soit.
Je suis passé comme vous par le service militaire. Et ça ne m’a pas laissé que de bons souvenirs mais bon...
Mettre en parallèle un supposé service civil et les lois sur l’esclavage ??? Allo ? Ceci revient à dire que la France a supprimé l’esclavage en 1997 ? C’est un argument aussi original que ridicule.
Le service national, avec ses (nombreuses) imperfections, était une façon de rendre service à un pays qui vous donne l’opportunité de vivre en paix, et en démocratie.
Je sais que la simple de notion de « devoir civique » est chez nos bobos du dernier ringard. Mais assimiler cela a de l’esclavage... Ca rejoint un discours très en vogue consistant à nier tous devoirs en réclamant un maximum de droits.
Votre argument sur le travail effectué qui « retire le pain de la bouche de gens peu qualifiés » tient à peine mieux debout. Que faites-vous des centaines de communes ou il n’y a personne pour effectuer ce type de travaux ? Des cités qui sont dans la même situation ? Rassurez-vous, sur ce type de travaux, il y a très largement de quoi faire sans affamer quiconque.
Le seul point sur lequel je vous rejoins, est qu’un service, civil ou militaire, a toujours fait baisser artificiellement les chiffres du chomage. Mais ça ne vaut que pour une tranche d’âge donc mécaniquement, ça n’a pas d’effet.