Et qu’est donc votre vision d’un « socialisme de guerre », si ce n’est une chimere totalement fantasmee ?
Si, comme vous l’affirmez et comme je l’espere, le socialisme dont je reve n’est que litterature, alors cela nous indiquerait une voie nouvelle dans laquelle nous ferions peut-etre mieux de nous engager au plus vite.
Il fut un temps ou le liberalisme sauvage, lui-aussi, n’etait que litterature. Nous l’avons maintenant vecu et nous avons vu de quoi il est capable. Donc, avant que ne surviennent d’autres catastrophes, je suis convaincu que nous devons passer a autre chose.
J’ajoute que votre « socialisme de guerre » n’est rien de plus qu’un socialisme de penurie, une penurie que nous recevons, d’ores et deja, comme un heritage du capitalisme moribond. Donc, quand bien meme il le voudrait, ce socialisme-la n’aurait pas les moyens collectifs de mener une guerre. Par contre, le capitalisme de penurie, lui, ne craint que la paix.
Si nous avions su instaurer le socialisme (de paix), nous aurions pu eviter de nous enfoncer dans le liberalisme (de guerre).
Agiter l’epouvantail chimerique d’un socialisme de guerre n’a pour seul but que de nous contraindre, encore et toujours, au liberalisme, synonyme de guerre.
« Socialisme de paix » et « liberalisme de guerre » sont des pleonasmes.
Ma lecture de ce prechi-precha s’est arretee a : « ...Alors remettons les choses à leur place, la religion est une science qui a ses savants... »
Non ! Une religion est une croyance qui a ses gourous dont pas un seul ne cherchera a mettre en doute les dogmes fondateurs.
Les bons scientifiques, cher Monsieur, sont des iconoclastes en quete perpetuelle de verites nouvelles. Je vous serai donc reconnaissant de ne pas les confondre avec les immuables charlatans qui dictent votre foi.