Quand les dirigeants des Banques Centrales seront élus démocratiquement, alors vous pourrez accuser les Etats d’être responsables des taux d’intérêts trop bas.
Sans les États les banques privées seraient toutes dans le trou.
Les banques ne doivent d’avoir forcé les pouvoirs publics à les
secourir qu’au fait d’occuper une place névralgique dans la
structure d’ensemble du capitalisme qui leur permet d’enchaîner le
corps social tout entier à leurs intérêts particuliers.
Lorsque les banques commenceront à marcher au pas dans le sens de l’intérêt général, alors on pourra commencer à parler de libéralisme.
Nous renflouons les banques qui maintenant alimentent les marchés pour
qu’ils spéculent contre nous.
Nous avons atteint le stade ultime de la perversité financière,
contraints que nous sommes de nourrir la bulle qui va détruire nos
États.
Alors qu’on ne nous parle pas de sauver l’Europe, car c’est elle qui nous a tendu ce traquenard. Le piège n’a pu se refermer que par le passage en force du Traité de Lisbonne.
Comme les prisons, l’Union européenne a été bâtie pour empêcher toute réforme de l’intérieur, et je crains qu’il y ait du sang sur les murs avant qu’ils ne s’écroulent.