Plus personne n’en veut et du coup, notre gouvernement a autorisé la
dispersion de ces déchets dans nos produits français (ciments,
bâtiments, aggloméré, fringues)..
Vous savez, le fait de brûler le charbon concentre par dix sa radioactivité naturelle dans ses cendres. Et ces cendres, qui produiront régulièrement du radon, sont utilisées outre-rhin pour la construction et les routes...
Il n’y a pas de seuil inférieur légal à la réglementation concernant les déchets nucléaires en france : ils sont déchets nucléaires uniquement parce qu’ils sont sortis d’un site nucléaire, radioactifs ou non. Vous avez le droit de ne pas faire confiance, de demander des contrôles, mais bon...
Concernant les déchets vraiment dangereux, ne vous inquiétez pas, ils ne risquent pas de se trouver dans votre environnement : les gens de l’autorité de sûreté nucléaire y jouent leur métier. Les récentes remises à l’ordre (médiatisées) à l’égard du cea et d’areva prouvent leur indépendance.
Pour ce qui est de recycler les déchets nucléaires à haute activité et à vie longue, il y a de nombreuses solutions (voir plus haut)
Remplacer celles qui existent, ce sera déjà pas mal et ca fera (toujours) 40% de notre consommation. Ce sera pas mal, non, avec 1/3 de réduction de la consommation, et 1/3 de renouvelables ?
D’autant plus que les centrales aujourd’hui sont deux fois plus puissantes qu’auparavant : on aura donc 2 fois moins de centrales. Finalement tout cela est positif, non ?
* REP : a
généralement une réputation de sûreté améliorée (plus de barrières de
confinement), ceux que l’on a construit en France * REB : réputée moins chère car plus simple.
Disons que le coût du combustible est très faible comparé au coût d’investissement. Je n’ai pas de chiffre précis en tête, mais mettons 5% au maximum. Un doublement du prix du combustible augmenterait de 5% le prix de l’électricité. Ca laisse de la réserve pour augmenter la capacité de production...
Qu’en serait-il du doublement du prix du pétrole ?
On a consommé la moitié des réserves d’uranium conventionnelles. Il en reste des tas non conventionnelles (phosphates, entre autres) : de mémoire plusieurs facteurs. Après il reste des milliards de tonnes dans les océans ; le rhône en charrie des centaines de tonnes chaque année :
si cela coûte 5 fois plus cher d’extraire l’uranium du rhône, ca ne sera « que » 20% d’augmentation du prix : qu’en serait-il de notre civilisation d’une multiplication par 5 du prix à la pompe du pétrole ?
Après les surgénérateurs peuvent exploiter l’uranium 238, 99.5% de l’uranium sur terre, et que l’on n’utilise pas aujourd’hui dans les réacteurs. Ca laisse aussi de la marge. Le Japon « vend » son surgénérateur comme un réacteur de coût identique à un réacteur de génération actuelle. En france, nos stocks d’uranium 238 permettraient de multplier par plus de 70% la quantité d’électricité nucléaire produit jusqu’à aujourd’hui dans notre pays...
Le thorium, à peu près aussi abondant que l’uranium, n’est pas encore utilisé ; l’Inde base sa stratégie énergétique sur cet élément.
Donc pour vous tout est simple, sûr, sous contrôle... Alors pourquoi
est-ce si opaque ? Pourquoi depuis des décennies les Français ne
sont-ils pas informés correctement sur le nucléaire civil ?
Il y a pas mal d’informations quant on se donne la peine de chercher :
* le site du CEA pour comprendre comment marche la technologie.
* le site de l’autorité de sûreté nucléaire, pour comprendre les incidents, leur classification, un résumé de chacun de leurs interventions (allez directement à la source plutôt que le site de sortir du nucléaire)
* les débats au Parlement ou au Sénat (des pages et des pages d’arguments)
* poser des questions...
Le problème est que le nucléaire est une question technique difficile et qu’il faut un peu se creuser la tête. Ca ne passe vraiment pas bien dans les journaux : les journalistes sont des incultes et ne veulent surtout par risquer de tirer une ride d’efforts à leur clientèle.
Sur vos réponses : un séisme majeur ne peut-il provoquer des
fissures et des contaminations ?
Les structures d’un réacteur nucléaire sont dimensionnées (on calcule leur résistance sous sollicitations avec d’énormes coefficients de sécurité) pour résister à des séismes largement supérieurs au plus gros séisme qui se soient produits dans la région où est construit le réacteur. Comme tout peut arriver, trois barrières sont prévues contre la contamination : la gaine du combustible, le circuit primaire (la cuve) et le dôme. C’est de la redondance : que les trois structures défaillent simultanément est très très très improbable. De plus le combustible est isolé par petits morceaux dans leur gaine, la première barrière (ce qui forme le crayon) : il y en a des millions dans un réacteur. La probabilité que toutes les gaines cassent en même temps, malgré les calculs et que les rejets soient importants, deviennent très faible. Tout cela est très réfléchi, avec de très forts coefficients de sécurité. Si vous souhaitez plus de précisions, on peut en discuter, dans les limites de mes connaissances...
L’impact d’un avion de chasse serait
supporté, mais à quelle vitesse et quel modèle ?
Le problème est qu’il n’est pas forcément judicieux de fournir ces données, en termes de contre-terrorisme. Qu’est-ce qui empêcherait alors des terroristes de construire un avion encore plus gros que le seuil avoué ?
L’avion de ligne
s’écraserait, dites-vous ; pourquoi n’a-t-on jamais vu de simulation ?
Il y a des simulations d’impact d’un avion sur un mur de béton. J’en ai pas sous la main, mais une recherche google doit en montrer quelques-unes. Vous en avez cherché et jamais trouvé ?
Pour les déchets, le problème n’est pas du tout résolu.
regardez plus haut !
Je ne comprends pas très bien votre jeu : tantôt vous semblez critique, tantôt vous accusez les prudents de ne pas savoir.
Concernant le nucléaire, il vaut mieux être toujours critique, en fait. De façon à obliger l’industrie à toujours faire mieux et plus sûr, et de ne pas se contenter de faire du low-cost. Cela dit, comme dit ci-dessus, le niveau de culture technique sur le sujet de la part d’intervenants très critiques est parfois vraiment bas. ce qui invalide par là même ces critiques...