On peut objecter que certaines stations ont pu être influencées par une
urbanisation de leur environnement proche sur 10 ans, mais sur une
durée aussi courte, cela ne me parait pas significatif. Il aurait fallu
des périodes plus longues.
Je ne comprends pas vraiment votre remarque : les ilôts de chaleur citadins sont justement ceux qui peuvent être suspectés de changer le plus rapidement : urbanisation (regardez la rapidité de l’extension Monterrey là haut), isolations des villes, économies d’énergies...
Quand au climat global, étant donné les énormes inerties thermiques, le changement (et d’autant plus l’incrément de changement qui peut être dû à l’homme) peut être suspecté d’être beaucoup plus lent, non ?
Une échelle de temps de l’ordre de la décennies semble justement plus adapté à l’étude du changement de climats locaux qu’une échelle plus grande, qui risque alors de prendre en compte des changements globaux...
De toute façon, il semble quand même admis que la période faste qui consistait à « se baisser » pour ramasser le fantastique source et vecteur d’énergie qu’est le pétrole. Maintenant, l’énergie sera plus chère, et on devra s’y faire...
Je pense qu’on est suffisamment adultes pour le comprendre.
Reste maintenant à faire le moins mauvais choix, c’est -à-dire le « moins mauvais » cocktail entre économies d’énergies, nucléaire et énergies alternatives.
Et tout cela en attendant la prochaine période faste, quand on sera capables de faire de la surgénération et recyclage des déchets nucléaire (enfin quand on en sera à nouveau capables), fusion thermonucléaire, ou de placer des panneaux solaires à 1 millions de kilomètres du soleil.
Cela dit, je me demande quel serait le tollé mondial et la catastophe diplomatique d’annoncer à la cantonnade (et surtout aux pays du Golfe, richissimes partenaires commerciaux) qu’on va se passer de pétrole. Le cirque de Copenhague est probablement un moyen de le dire, sans risquer les contreparties économiques...
Par ailleurs, cette démarche nous permet d’économiser le
capital d’énergies fossiles et nous donne un peu plus de temps pour nous
préparer à une société où le pétrole se fera rare et donc très cher.
Vous avez raison, mais je n’aimerai pas que le GIEC ait raison par accident sur un sujet qui le concerne pas. De toute façon, à mon avis, tout ce bruit sur le CO2 est juste une manière de, statégiquement, commencer à se passer de pétrole, et en termes diplomatiques.
C’est juste que gouvernement par l’erreur, le mensonge et la peur, ca peut conduire à faire des conneries...