Je suis un peu déçu Eloi par le caractère un peu méprisant de certaines de vos interventions qui par ailleurs ne manquent pas d’intérêt ...O. Cabanel n’est pas un spécialiste et ce n’est pas la peine de le rappeler à chacun de vos posts ....
Chanteclerc, vous avez bien raison... Je vais essayer de prendre acte de votre remarque, mais c’est réellement épuisant de chercher à dire les choses simplement d’une façon, puis de l’autre, avec des angles différents. J’y ai passé un temps fou ce week-end, et je le regrette : olivier cabanel se refuse à répondre, à se renseigner, à comprendre ce qu’il lit ou écrit. Je pense être irrité non pas par son manque de connaissances, mais par son refus du débat, son refus de la logique, son comportement fuyant. Chanteclerc, merci en tout cas pour votre remarque. Je vais essayer de calmer le jeu. Merci.
Pour passer à autre chose il y a quand même une malhonnêteté de la part des lobbystes nucléaires ou de certains techniciens pour ramener le problème de la radioactivité artificielle à celui de la radioactivité naturelle ...Vous savez bien que certains isotopes se fixent spécifiquement sur certains tissus : la thyroïde, les os, etc et Tchernobyl a bien mis en évidence des pathologies spécifiques qui n’ont rien à voit avec la radioactivité naturelle ....
Vous avez entièrement raison, et honnêtement, c’est bien la raison pour laquelle j’ai évité d’en parler jusqu’à maintenant. Si je l’ai fait sur ce post, peut-être est-ce le post de trop, c’est pour arriver à faire comprendre que ce qui compte, ce sont des normes, les plus serrées possibles (mais aussi les plus justifiées possible) et que la guerre à « 0 radiation » n’a aucun sens. Nous sommes adultes, donnons-nous des règles qui permettent de ne blesser personne, c’est ca qui compte. Apprenons du passé, et faisons mieux. J’ai peur qu’aujourd’hui, notre pauvre pays se retrouve à se prostrer sur lui-même et à s’auto-flageller.
pour le nucléaire, nous avons sur les bras des milliers de tonnes de déchets et nous ne savons pas comment nous en débarrasser,
Alors, on reprend : * la radiotoxicité des déchets à, en France, été divisée par 10 lorsque l’on a commencé à retraiter le plutonium pour l’introduire dans le MOX. Parce que le déchet à la durée de vie la plus longue est le plutonium, et c’est la plus grosse quantité de déchets. Divisé par 10 les déchets, c’est quand même pas mal, non ? * la centrale phénix, à marcoule (un réacteur rapide à sodium), à démontré la faisabilité industrielle du recyclage d’une grande partie des actinides mineurs (americium, neptunium...) qui eux, composent 90% de la radiotoxicité de ce qu’il reste. En 1985 est construit superphénix, qui devait non seulement multiplier par 70 les réserves énergétiques de l’uranium, mais également incinérer les actinides mineurs en produisant de l’énergie. Si les « antinucléaire » n’avaient pas fait arrêter la centrale, nous aurions pu, aujourd’hui et j’insiste, aujourd’hui, diviser par 100 la radiotoxicité des déchets. * les américains, avant la dégradation de leurs compétences techniques, ont utilisé et recyclé un combustible métallique capable de recycler également les produits de fission, soit 0.01% de la matière de départ. Il étudient aujourd’hui l’opportunité de construire un réacteur spécialiser dans l’incinération de toute ca. Que restera-t-il à la fin ? plus grand chose. * les études sont en cours pour la destruction des déchets dans des réacteurs sous-critique pilotés par accélérateur (ADS).
Quand est-ce que monsieur Cabanel arrêtera son révisionnisme ? Les « antinucléaires » ne doivent pas se sentir bien malins, aujourd’hui, avec le problème des déchets, problème dont la solution existe depuis les années 60 ???
Le copieur/colleur fou des communiqués de SdN m’accuse de ne pas douter, après des dizaines de posts de ma part sur mes doutes sur sa démarche. Vous êtes vraiment un boute-en-train.
Bref, on va reprendre le raisonnement, et cette fois à l’envers, et lentement. Je suis patient.
Pour obtenir un accident de criticité à l’ATPu, il faut : * 60 kg de MOX... La norme établit la quantité maximale à 12 kg (facteur de sécurité de 5), le calcul prévoyait 2 kg (facteur de sécurité de 30), la mesure à montré l’erreur : 10,8 kg (soit un facteur de 6). C’est votre article du monde qui le dit. La quantité est donc inférieure d’un facteur 6 à la quantité minimale ce qui me met le doute sur la possibilité réelle d’un accident de criticité. * ...dans une même boîte à gants... Les 11 kg sont mesurés sur un poste. L’usine étant constitué de 450 boîtes à gants, et l’inventaire total était prévu était de 8 kg [site de l’ASN]. Donc, en moyenne, l’inventaire par boîte à gants est de 0.016 g. A priori ce « poste » est soit un très gros poste qui contient le 1/4 de l’usine (8 kg divisé par 2 kg prévus) soit il est divisé en plusieurs boîtes à gants. Je ne peux pas trancher, mais c’est un élément de doute. * ...rassemblés... Les boîtes à gant étant en principe nettoyée très très régulièrement (pour justement éviter ce risque, identifié depuis longtemps), il y a de fortes chances que ces poussières soient des poussières difficiles à nettoyer, et donc, de facto, difficilement mobiles. Et je doute que ce soit le contraire. * ...en une sphère parfaite... La probabilité qu’une telle chose arrive, qu’on ait un gros tas en forme de sphère, plutôt que plein de petits tas bien étalés, me paraît très faible. De plus, je doute terriblement qu’une sphère de 22 cm de diamètre (soit la taille d’un ballon de foot) passe inaperçue et n’alerte pas les opérateurs, qui, peut-être, auraient bien envie de pouvoir rentrer chez eux le soir et donc prennent à coeur la sûreté de leur métier
En conséquence, et c’est le sens d’une bonne partie de mes posts, je doute fortement qu’il soit possible que la situation de l’ATPu conduise à risque d’accident de criticité à Cadarache menant à devoir par précautions, évacuer toute la provence.
Ces doutes devraient être vos doutes lorsque vous copiez/collez un communiqué de SdN. Mais le problème pour vous, monsieur Cabanel, c’est que l’absence de doutes de votre part, ne vous enlève en rien la responsabilité d’avoir propagé un mensonge.
Pour finir, je doute terriblement que le fait que le CEA ait avertit l’ASN constitue une preuve de l’absence de transparence du nucléaire.
La radioactivité naturelle n’existe pas. Et quand un ingénieur dit qu’il n’arrive pas à mesurer l’impact sur l’environnement de la Hague et ceci, parce que la radioactivité relâchée est infime par rapport à la radioactivité naturelle, c’est de la pure mauvaise foi et ca montre qu’il y a un complot. Et quand un écart reste dans les normes autorisée, cela signifie qu’il va y avoir une explosion atomique. De plus vous le savez : si le CEA révèle des écarts et que l’ASN enquête, c’est la démonstration absolue qu’il n’y a pas de transparence du nucléaire. D’ailleurs j’espère que vous ne bossez pas dans le nucléaire, parce que si c’est le cas, cela prouve de façon irrémédiable que vous ne savez pas de quoi vous parlez.
Vous savez, Olivier Cabanel, pendant mes cours de lycée en physique, il y a une dizaine d’années, ma professeur de physique faisait une expérience intéressante : elle passait un chiffon dans la salle, là où il y avait de la poussière, et l’installait ensuite devant un scintillateur, qui bippait, bippait, bippait fort, montrant qu’à l’évidence qu’il y avait de la radioactivité. Alors certes, ma professeur était peut-être payée par areva, mais elle nous montrait, sans nous terroriser, qu’il existe une radioactivité naturelle, qu’elle est normale et qu’elle nous a transformé de sortes de blobs de bactéries en ce que nous sommes. Instantannément, tout élève un tant soit peu éveillé conçoit alors que le problème n’est pas la radioactivité, mais son excès et qu’une faible radioactivité n’a pas dautre impact que l’impact naturel.
Ce cours à du manquer à votre formation.
Vous voulez faire quoi, Olivier Cabanel, vous voulez interdire à toutes les femmes de ménage de faire leur travail, ces enflures de lobbyistes qui dispersent par leur activité des particules radioactives dans l’air ? Vous voulez virer le pauvre ouvrier qui creuse dans le sol et fait des étincelles sur les cailloux ? Vous voulez emprisonner ce salaud de gamin scientiste et irresponsable qui fait son chateau de sable ?
Il ne vous reste plus qu’à concevoir qu’à partir de ce fait, il faut donc fabriquer des normes de rejet, normes qui accepteront une radioactivité artificielle inférieure d’un gros facteur à la radioactivité naturelle, norme qui définira la frontière entre le risque acceptable et le risque inacceptable. Si vous aviez participé à un projet industriel, vous sauriez que pour pouvoir respecter une norme de rejet, il faut encore une marge pour prendre en compte l’erreur (humaine, organisationnelle, technique, de calcul...). Et vous comprendrez alors que si l’ATPu a accidentellement mangé ses marges, sans pourtant dépasser les normes, cela signifie qu’il n’a même pas mangé le facteur de sécurité défini par la norme entre le risque acceptable et le risque inacceptable. Et vous comprendriez alors que votre article, Olivier Cabanel, est une bêtise. Ou un mensonge.