Il restera toujours le problème du temps de chargement : - sur les bornes il faudra choisir entre rapide+usure batterie et lent+batterie durable - à la maison ça ne pourra être que lent (5 heures pour un charge complète) - pour les charges partielles, comment on gère l’étalement pour toute la population ? - en échange standard dans des stations, il faudrait une mini centrale électrique par station pour recharger les batteries (en moyenne 20.000l/j soit 200.000kwh en gazole donc minimum 50.000kwh/j en électrique = 2MW de puissance H24)
D’après les chiffres du secteur électrique lui-même (Igor CZERNY directeur des transports et véhicules électriques chez EDF), la recharge d’un parc de 2.000.000 véhicules (1/3 tout électriques, 2/3 hybrides) représente une consommation de 6Twh, donc si on veut remplacer tout le parc dans les mêmes proportions il faut 180Twh de plus. Et si on veut que ce soit de l’électricité dé carbonée - sinon ça ne sert à rien - ce Monsieur dit qu’il faut que les recharges se fassent entre minuit et 7h00 du matin.
En l’état actuel et prévisible des technologies, la voiture électrique ne permettra pas de remplacer l’ensemble du parc, c’est tout au plus une niche non négligeable qui permettra de diversifier le système de transport et ça ne sera déjà pas mal.
D’après les chiffres du secteur électrique, la recharge de 500.000 véhicules électriques représente une consommation de 5Twh.
Le problème des volants d’inertie, c’est que pour une automobile il faut les monter sur un double cardan pour éviter les embardées suite à un virage ou un changement de pente rapide (méga effet gyroscopique et efforts sur la structure), et là c’est un tantinet plus compliqué et encombrant.
Vous faites bien ne n’en rester qu’à l’interrogation pour les super-condensateurs, car en réalité la quantité d’énergie qu’ils peuvent stocker est très faible. D’ailleurs, on en parle dans un numéro récent de science et vie (dernier hors-série) : - ils ne peuvent stocker que 5wh/kg contre 200 pour les batteries lithium-ion - ils ne peuvent donc servir que pour les appels de puissance pour soulager la batterie
A l’auteur : "Comment y arriver ? Par une réforme qui incite les acteurs à agir. Par
une réforme qui pousse les propriétaires à sortir « par le haut » de cette
situation. " Cette réforme doit permettre aux parcs immobiliers de se modifier en
profondeur autour de quelques principes, étroitement liées : - etc..
Les principes que vous citez sont bien connus de tous et ce ne sont que des objectifs qui sont pour la plupart déjà mis en avant, pour les atteindre il faut bien mettre en place des mécanismes que vous ne décrivez pas. Alors, elle consisterait concrètement en quoi, votre réforme ?
Pour ma part, je pense qu’il y a deux erreurs fondamentales depuis le début : 1) les actions agissant sur la demande tendent à augmenter la pénurie relative et donc les prix (loyer et achat). Par exemple, pour les accédants à la propriété ce type d’incitations ne devrait concerner que les constructions nouvelles et les grosses réhabilitations car ce sont elles seules qui font augmenter le parc valable.
2) les actions agissant sur l’offre ne sont pas toujours adressées à la bonne demande : les dispositifs défiscalisés adressent la classe moyenne alors que le besoin c’est surtout du logement social (étudiants, personnes seules ou âgées, RMIstes...) pour une population avec de faibles ressources alors que dans le même temps la construction de logements sociaux diminue. La manque de cadrage de ces dispositifs génère une spéculation sur les aides fiscales déconnectées de l’état du marché et des besoins, alors qu’il faudrait tout simplement limiter les zones bénéficiaires aux secteurs en pénurie.
Mais derrière tout ça, il faut bien reconnaître qu’il y a la volonté cachée de faire augmenter la valeur des actifs immobiliers (du moins à minima de ne pas les voir chuter), parce qu’ils constituent l’essentiel du patrimoine de classes moyennes dont le revenu stagne. Ainsi on entretien chez elles une illusion de richesse croissante ce qui permet d’éviter les revendications.
Et le simple fait de poser toujours cette même question depuis 40 ans : - c’est une bonne façon de ne jamais répondre à une question qui est pourtant fondamentale - et en creux c’est la preuve que cette construction n’a pas d’autre but que ce qu’on constate