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Eponymus

Eponymus

Un artiste et un observateur dont le point de vue et l’expérience, lui permettent de porter un regard souvent différent sur les sujets de société.
Eponymus tient trois blogs qu’il alimente régulièrement.
Grille de Lecture (politique, philosophie, pamphlets, dessins de presse, articles) : http://eponymus-universart.blogspot.com
Les Dossiers Secrets des Agoravoxiens (un trombinoscope des contributeurs d’AgoraVox sous forme de BD) : http://lesagoravoxiens.blogspot.com
Universart (dessins, peintures, textes, réflexions sur l’art) : http://universart.blogspot.com

Tableau de bord

  • Premier article le 06/02/2007
  • Modérateur depuis le 13/03/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Eponymus Eponymus 7 février 2007 16:40

    C’est vraiment un sujet complexe et je doute qu’il puisse être tranché ici. J’adhère à l’article sur le fond, et je trouve la démarche de Lang suspecte dans le cadre électoral aujourd’hui, mais comment lui donner complètement tort. Evidement que la France, son armée, certains colons, etc. ont commis des crimes pendant la colonisation.

    En fait, qui pourrait sérieusement dire le contraire. Les bienfaits de la colonisation, sont plus des « bienfaits co-latéraux » comme il existe des « dommages co-latéraux » - si vous construisez une route pour mieux exploiter les ressources minières ou agricoles d’un territoire qui ne vous appartient pas, certes la route est un bienfait, mais elle était construite avant tout pour le transport des marchandises.

    D’un autre côté, que des colons se soient montrés extrêmement justes, chaleureux et sincèrement bienveillants avec les populations locales, ne fait absolument aucun doute non plus.

    Est-ce que certains officiers et soldats du FLN ont commis des crimes pendant la guerre d’Algérie, il semble aussi que oui.

    Historiquement, nous sommes tous plus ou moins d’accords car confrontés aux mêmes dures réalités des études historiques.

    Et pourtant c’est là que je rejoins un peu bizarrement l’article. Puisque nous ne sommes absolument pas responsables des crimes de nos grands-parents, qu’est-ce que l’on en a bien à faire de reconnaître que certains d’entre eux ont commis des crimes que tous les historiens confirment ? Qu’est-ce que cela peut bien retirer à la France d’aujourd’hui ?

    Vous parlez des historiens... mais je pense que justement le problème est là. Prenez un livre d’histoire scolaire autrichien sur Napoléon et vous serez surpris par les différences de point de vue. Si l’on prend la définition d’un génocide, pourquoi les livres d’histoire occidentaux et particulièrement américains ne parlent jamais du génocide des nations indiennes, ou des aborigènes en Australie.

    Je parlais une fois de la décolonisation de la Tunisie avec un ancien consul tunisien en France (et qui adore la France, je le précise) et en substance dans le cadre d’une remarque qu’il ne voulait absolument pas polémique ou politique, il me lâche « c’est vrai, la Tunisie est bien sortie de la colonisation en comparaison avec les milliers de martyrs qu’a connus l’Algérie. » Voila... « martyrs », comme une sorte d’évidence pour lui.

    Une dernière anecdote plutôt humoristique. J’ai pris un jour un Taxi avec un ami qui était un ancien cadre du FLN pendant la guerre d’Algérie. Le chauffeur de taxi, ancien pied noir, commence à parler du pays. Mon ami explique ensuite sa vie - devenu député dans un premier temps après l’indépendance, en opposition avec la frange la plus marxiste du FLN, il a du prendre le maquis finalement, et revenir en France. Bien sur, le taxi de lui faire remarquer « ah vous voyez ! » Et mon pote de rétorquer un peu énervé : « écoutez, nous avons gagné cette guerre et donc je me considère ici en territoires occupés ». Après un petit silence... les deux ont éclaté de rire.

    Moralité : il faut se décrisper un peu face à l’histoire.



  • Eponymus Eponymus 7 février 2007 15:22

    Je viens de lire. Excellent est très instructif. Encore un autre volet, l’influence progressive d’une certaine idéologie dans le monde judiciaire qui n’est pas sans rapeller mon premier propos : la société se défausse derrière des pillules - les juges derrière les experts.



  • Eponymus Eponymus 7 février 2007 15:05

    « vision que nous connaissons déjà : une république généreuse mais ferme, une république de droits et de devoirs pour chacun, une république qui acceuille la diversité pour ne pas exclure au nom d’une »unicité« douteuse, une république dont la voix internationale se fera sur des valeurs telles que le développement durable, la démocratie, le respect, l’écoute. »

    Et plus loin :

    « Maintenant, elle commence à présenter son programme présidentiel, Elle parle de valeurs, elle parle de directions, elle parle de changements. »

    Ces deux propos pourraient figurer dans tous les programmes de Besancenot à Le Pen. Ce qui est inquiétant dans tout ça, c’est que quelqu’un qui assiste pendant plusieurs heures au premier meeting politique qui avance (enfin) des solutions, pas un mot sur les solutions en question !

    Je n’en ai pas trouvé non plus dans les compte-rendus presse de Libé au Figaro. On peut juste constater une réécriture de ses discours avec des accents d’extrême gauche qui fustige le grand capital et les médias détenus par l’oligarchie, les « profits rapaces, fainéants, arrogants, avides, » les « masses financières aberrantes et indociles », bla bla bla...

    Je dois avoir en plus le QI d’une huitre parce que je comprends rien à ses discours - c’est quoi les « masses financière aberrantes et indociles » ??

    Et Bernard Delanoé « puissance invitante » ?? Il faut vraiment être initié pour parler comme ça. Il y a des cours ?



  • Eponymus Eponymus 7 février 2007 09:25

    @ Talleyrand et l’auteur

    Lien très intéressant à suivre concernant l’avis rendu par le Comité National d’Ethique sur le rapport de l’INSERM à propos de la détection des troubles du comportement chez les très jeunes enfants :

    http://www.liberation.fr/actualite/societe/233515.FR.php

    Extrait : « De même, le comité s’étonne du choix très particulier des experts, tous ou presque appartenant à la même école de pensée. Le comité se permet ensuite de leur donner un petit cours d’histoire de rattrapage : « La tentation de réduire, classer et hiérarchiser l’ensemble des dimensions de la complexité des comportements humains à l’aide d’une seule grille de lecture, et de s’en servir pour prédire l’avenir des personnes est une tentation ancienne. Certains pensent aujourd’hui pouvoir tout lire de l’identité et de l’avenir d’un enfant par l’étude de son comportement, de la séquence de ses gènes, ou par l’analyse en imagerie de ses activités cérébrales... L’histoire des sciences nous révèle la vanité de tenter de réduire à tel ou tel critère la détermination de l’avenir d’une personne. » »

    J’ai rarement vu le Comité National d’Ethique avoir un avis aussi tranché (et salutaire dans ce cas !) et leur analyse est juste « spot on ».

    A quand vos articles ?



  • Eponymus Eponymus 6 février 2007 16:47

    @ Voltaire et autres

    En fait, je n’ai pas voulu réellement conclure dans l’article. Je pense que le lecteur doit se faire sa propre idée, mais je suis globalement d’accord avec les remarques faites que beaucoup partagent même dans l’entourage de Royal.

    Plus stratégiquement, l’affaire était en quelques sortes mal engagée dès le départ. Royal s’est d’abord positionnée en franc-tireur vis à vis du PS et à adopter une tactique de rupture et de renouveau afin de surmonter la lassitude de l’électorat de gauche (suite au 22 avril et au NON au référendum sur l’Europe) et répondre aux évidentes carences de la campagne de Jospin (sécurité par exemple).

    De son côté, François Hollande tentait l’impossible suite à la victoire du NON. Replâtrer l’appareil afin que le temps venu, celui-ci puisse se ranger derrière le candidat issu des primaires. L’élaboration du projet en forme de synthèse des différentes sensibilités (pour ne pas dire rivalités) en est l’évidente réussite. Et il s’engageât à être le garant de son intégrité.

    Sauf que... le jour où la candidate va présenter son programme et que l’on va s’apercevoir que c’est le reflet du projet PS (en fait comment pourrait-il en être autrement à moins de totalement désavouer Hollande, et par voie de conséquence les militant qui ont démocratiquement voté pour le Projet et provoquer un tollé interne) les appréciations risquent d’être ambiguës.

    Certains vont se dire que c’est une sorte de miracle républicain laïque - d’autres vont faire remarquer que c’est quand même pour le moins étonnant que l’opinion « des français » corresponde pile poil au Projet socialiste.

    Enfin, beaucoup à gauche de la gauche, au centre ou à droite hurleront haut et fort que tout ceci n’était que de la poudre aux yeux visant à faire accepter aux électeurs un projet écrit d’avance en leur faisant croire que c’était leurs idées.

    Et pourquoi ? Parce que la démarche confisque une méthode déjà revendiquée par les alter, parce que la participation existe déjà dans les partis sous diverses formes (forums de l’UMP par exemple), parce que les élus locaux font ce travail de consultation des électeurs d’un bout à l’autre de l’échiquier politique et enfin parce que la méthode consistant à dire vous ne pouvez contester mon projet puisque c’est celui des français confisque le fond même de la démocratie.

    Ca me rappelle Chavez assenant un « à quoi ça sert qu’il y ait d’autres présidents que moi puisque je suis le seul à m’opposer à l’impérialisme US » lorsqu’il a souhaité que sa coalition modifie la constitution pour autoriser plus de deux mandats présidentiels.

    Les processus démocratiques, disons plus classiques, sont manipulables (c.f. l’élection Bush / Al Gore et certaines dictatures), pourtant dans l’ensemble avec un minimum de contrôle c’est globalement rassurant - ou presque (c.f. Bush / Kerry). Mais bon, on connaît le nombre d’électeurs, les votants et les pourcentages respectifs. Un référendum, c’est oui ou non.

    Mais un débat participatif ? Qui a dit quoi ? Quelle était la représentativité de la salle ? Qui a noté quoi ? Comment les débats ont été conduit exactement mot pour mot ? Quel a été le choix des différentes propositions ? Ensuite, comment en faire une synthèse ? Par quelle méthode scientifique éprouvée ? Synthèse par élimination des contradictions ? Synthèse par amalgame des solutions ? Synthèse par majorité/minorité ? Mais sans décompte des votes d’ailleurs inexistants ??? Ensuite quid de l’arbitrage une fois les synthèses faites avant qu’elles ne soient relayées ? Enfin, quid des propositions en contradiction avec la sensibilité ou les valeurs du candidat ? Le Monde a appellé ça dans un article, un travail de « dentellière » - c’est le moins que l’on puisse dire.

    A chaque étape depuis les invitations lancées jusqu’au Projet National Final, mille manipulations, erreurs, mauvaises appréciations peuvent être introduites. Et tout ceci, dans l’opacité des QG de campagne. Qui est le citoyen lambda qui peut en contrôler le déroulement ?

    En dehors du fait que rien ne prouve que cette méthode puisse élaborer la meilleure solution politique fonctionnelle permettant de résoudre un problème, il reste deux questions :

    1. Dans le cadre d’un processus électoral (surtout de cette importance) et même au sein d’un parti que penser d’une méthode autorisant une telle potentialité d’arbitraires ou d’erreurs ? 2. Est-ce justement démocratique ?

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