@Bernard Mitjavile Opposer la question de Dieu au matérialisme confère au matérialisme une position facile car alors c’est la question de l’existence de Dieu qui est traité et pas celle de la validité du matérialisme. Ce que je veux ici c’est poser la question de la validité du matérialisme indépendamment de la question de l’existence de Dieu.
Je n’ai pas été obligé d’écrire ce livre ni me suis senti inspiré.
La question de la réincarnation est un point central de mon livre et je n’y ais consacré qu’un cours chapitre. Je veux lever les obstacles qui empêchent de considérer la question mais non pas forcément traiter la question elle-même pour la simple raison que je n’ai aucune compétence particulière pour cela. Quant à mon expérience personnelle de la question, comme je l’ai dit, elle ne vaut que pour moi.
@Hamed Il y a un chapitre dans mon livre sur la réincarnation, est-ce que vous avez lu mon livre dans son ensemble ? Pour ce qui est de vivre noblement, j’en parle aussi dans un chapitre. Pour ce qui est du matérialisme et de sa fin, c’est le chapitre Il faut raison garder. C’est un peu gênant de vous répondre sans savoir ce que vous avez lu exactement.
Je viens de relire votre intervention et je m’aperçois que je n’ai guère répondu à ce que vous dites et que je n’ai fait qu’exprimer plus clairement ma pensée, et comme je ne peux pas corriger, je complète.
Ce serait un peu long de vous répondre. J’ai exprimé les trois possibilités logiques. Mon livre dans son entier, en fait, examine ces trois possibilités et j’explique pourquoi il y en a une qui me semble plus convaincante que les autres.
Je suis content que mon ouvrage vous ait intéressé. Vous dites : « très riche, c’est vrai mais il demande d’être précisé ». Oui, je le reconnais, il est riche et dense, et parfois pas assez développé, mais il fait 500 pages, je trouve que c’est déjà beaucoup. J’ai cherché plus à ouvrir des pistes de réflexions qu’à élaborer une pensée achevée.
Je ne me suis peut-être pas expliqué assez clairement sur le sujet que vous abordez. Je pense qu’il n’y a guère que trois perspectives au niveau existentiel :
1) Il n’y a pas d’intention à l’origine de l’Univers (matérialisme). Alors la vie est purement fortuite et nous n’avons rien à espérer.
2) Il y aurait une intention à son origine. Dès lors deux possibilités :
a) Cette intention est uniquement en faveur du porteur de cette intention. Nous n’avons non plus rien à espérer. C’est le cas de l’hindouisme (au moins du védanta) c’est la lila des hindous (le jeu de Dieu).
b) Cette intention est bienveillante par rapport à nous. C’est alors un Dieu d’amour : le christianisme.
Bien sûr, c’est peut-être un peu plus compliqué, mais je ne vois pas comment on pourrait sortir de ces trois possibilités.