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Eric P

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  • Eric P Eric P 1er janvier 2009 12:33

    Vous êtes loin d’avoir pris la dimension du problème...
    Virer "les brebis galeuses" n’est pas un projet de socièté.
    Les profs en difficultés témoignent de l’inadéquation de la formation initiale d’un métier bien difficile à apprendre, dont les critères de recrutement ne sont pas suffisament en relation avec les réalités du métier. Quand une entreprise fait une erreur de recrutement, on accuse pas le recruté mais le recruteur, surtout lorsque c’est le recruteur lui-même qui l’a formé ! ... En général, on lui trouve donc un poste plus adéquat à ses compétences.
    A l’EN, on les laisse s’enfoncer dans leur échec, on l’accentue même par des petites représailles minables (emploi du temps infame, classes difficiles, etc...) Ce harcèlement lamentable et lâche est tellement préjudicable pour leur équilibre personnel qu’ils finissent par sombrer dans de graves depressions. Et là, c’est bien plus grave que de "virer" puisque que c’est tout simplement la destruction organisée de la personne à petit feu !
    Le simple bon sens voudrait que leur propose des postes en relation avec leurs compétences (ce qui serait tout à fait possible de faire) mais on préfère perpétuer ce scandale qui consiste à gâcher...rien de moins que des vies entières.



  • Eric P Eric P 31 décembre 2008 17:13

    Votre catalogue de "bonnes intentions" est touchant de naïveté...
    les "Il faut que" et les "yakas" sont loin du compte face aux intentions gouvernementales successives : PRIVATISER l’ECOLE.
    Le démantellement de l’EN s’organise en sous main depuis 30 ans par petites touches :
    On programme ni plus ni moins que sa faillite en prenant à témoin ses acteurs :

    - élèves, parents
    grâce à une tactique de la petite phrase démagogique en ascénant de fausses informations que les esprits tiennent peu à peu pour vraies tantôt sur son manque d’efficacité en comparaison à d’autres systèmes, ce est est faux, tantôt sur le sur-absentéisme des profs ,en desous de la moyenne du privé, tantôt sur l’échec scolaire avec des statistiques fausses, biaisées ou manipulées, tantôt sur son coût, un des moins élevé par rapport PIB au regard des autres pays occidentaux, et j’en passe...., on désinforme pour préparer les citoyens à couler le navire sous les applaudissements

    - profs, infirmières, CPE, chefs d’établissement
    en rendant leurs conditions d’excercice de plus en plus difficiles (formations limités, salaires lamentables, pressions hièrarchiques visant à la soumission systematique et l’acceptation de plus en plus d’heures, avec de plus en plus d’élèves de plus en plus hétérogènes dans un environnement humain et matériel se dégradant), on instaure l’idée qu’ils sont inéfficaces dans leur fonction puisque coupable des échecs relevés , on passe bien sûr sous silence toutes les réussites dont la première est celle d’avoir multiplié par 10 le nombre d’élèves au niveau bac d’une classe d’âge en comparaison à 1959 (date des réformes Berthoin).
    Ils se sentent donc coupables... de n’avoir pas su relever le défi gigantesque de la démocratisation de l’enseignement ...dans une pénurie organisée par des ministres incompétents centrés sur la seule idée qui est
    au mieux,
    de faire des économies (quand il osent l’avouer),
    le plus souvent, de laisser leur auguste nom sur la xième réforme qu’il vendent comme "structurelle" ou "pédagogique" feignant de ne pas avoir comme unique objectif la compression des dépenses.

    Dans ce royaume de décideurs hypocrites, ou règne la désinformation des "utilisateurs", la culpabilisation des "acteurs", subsistent pourtant de vrais problèmes qu’il ne faut pas nier (déscolaristion, orientation, formation, programmes etc..) que trop d’enjeux (de pouvoir, corporatistes, individuels, économiques) viennent cacher derrière de faux discours, volontairement manipulateurs, mais qui ont un unique but, tenter de sauver le système, pour les uns, le ceder au privé pour les autres...



  • Eric P Eric P 18 décembre 2008 22:20

    Anny a effectivement mis le doigt sur cette bascule historique essentielle qu’est la démocratisation de l’enseignement en 1959.
    D’un examen en 6ème qui trillait les élèves drastiquement et constituait des classes de 6ème homogènes de bon niveau que même un effectif nombreux ne pouvait handicaper, aux classes ultra hétérogènes tant en terme de niveaux de compétences (certains de mes 6èmes ne déchiffrent pas une phrase complète et d’autres commentent aisément le Roman de Renard...) qu’en terme de culture « collective » ou « citoyenne » (certains ont une bibliothèque dans leur chambre et d’autres la Wii, la télé ou l’ordi), l’enseignant n’a toujours que ses deux bras pour enseigner, pédagogie différenciée ou non.
    Mais pour la plupart, la culture de l’effort s’est muée en culture du zapping avec tous les effets pervers que cela provoque sur l’acte d’enseigner qui revient de plus en plus à faire le grand écart entre les contenus d’enseignement (aussi ambitieux qu’autrefois) et la nécessité de rester en phase avec ce nouveau public pour ne pas les laisser définitivement au bord de la route.
    Alors, on s’accommode : on schématise, on simplifie, on va à « l’essentiel », on euphémise... et surtout on excuse les carences. On ne redouble plus, la pression rectorale à coup de pourcentage finit de culpabiliser définitivement l’enseignant ne n’avoir pas réussi à transmettre les connaissances plancher qui devaient être acquises à l’école primaire. Alors...on fait passer la patate chaude au suivant... au suivant...
    C’est bien le problème du collège unique qui n’a jamais aussi mal porté son nom qu’aujourd’hui.
    Alors, il va falloir choisir.
    Réduire l’ambition des contenus ou accepter un « système radical de remèdiation » de ceux qui peuvent les suivre. Et ce n’est certainement pas les heures de soutien de fin de journée qui vont régler cette situation.
    Mais incriminer le collège comme le maillon faible me parait aller vite en besogne. Savez-vous que l’échec scolaire est directement proportionnel aux difficultés rencontrées au... CP ?
    J’ai pour ma part la ferme conviction que tenter de combler des lacunes de base en 6ème est quasi-impossible dans les conditions actuelles. Je ne compte plus ces élèves que l’on « tirent » jusqu’en 3ème par complaisance et qui souffrent de leur situation se sachant couler peu à peu avec l’aimable complicité de l’institution qu’ils finissent par haïr à juste titre.
    Le problème majeur n’est ni sur le collège ni sur le lycée mais bien dans le primaire. Si on rate le premier train, vous aurez beau courir derrière, je doute que vous puissiez remonter dedans si ce dernier ne s’arrête pas pour vous attendre. Darcos propose une trottinette pour remonter dans le train, je pense qu’il est préférable de prendre un autre train, quitte à arriver plus tard, du moment que vous arriviez à destination.
    Mais cela coûtera cher puisque cela nécessite des hommes et du temps. De cela, il est hors de question puisqu’il faut faire des économies. Et cessez de croire à ces études stupides de PISA ou autres sur une soi disante comparaison objective de l’efficacité des systèmes éducatifs. Les critères nient les spécificités culturelles de chaque pays et surtout.... n’évaluent (sur des critères plus que discutables) que ceux qui sont arrivés à un stade déterminé (terminale pour la majorité des « rapports ») en oubliant ceux qui sont exclu (plus ou moins selon les systèmes) et ceux qui ont eu les outils pour s’insérer professionnellement des années plus tard...
    Pour preuve de cette mutation culturelle du profil de « nos » élèves, sachez que nos difficultés sur l’éducation de retrouvent dans tous les pays occidentaux (pays du nord compris), et qu’il s’agit avant tout, pour nos chers politiques de se débarrasser du système public pour « offrir » la patate chaude aux écoles privés...
    Et là, la sélection des élèves se fera sur un tout autres critère...



  • Eric P Eric P 17 décembre 2008 23:50

    reprise de volley ? ...assez drôle au foot. Espérons que ce lapsus (?) ne vous amène pas une... "volée" de bois vert ;)



  • Eric P Eric P 17 décembre 2008 23:41

    "Prenez garde à ne pas réduire les neurones miroirs à une simple affaire de mimétisme et d’apprentissage.
    Il y a plus qu’un apprentissage, carrément une manière de connaître, mais attention à l’illusion du miroir. Je n’ai fait qu’aborder cette question et derrièe les miroirs, il y a la matière de Plotin, sans doute la phénoménologie de Husserl et bien d’autres choses "
    Je pense personellement que vous tirez des conclusion hatives dans un champ qui n’appartient pas à ce que démontrerait cette expérience... Passer des neurosciences à la philo en trace direct comme vous le faîtes relève, à mon sens, de l’imposture intellectuel.

    "Le mécanisme miroir peut s’avérer utile en certains cas. Je me souviens étant jeune, avoir essayé de godiller en suivant les conseils d’un copain qui m’expliquait rationnellement la technique. ça n’a jamais marché et j’ai réussi à godiller le jour où je me suis mis à imiter d’autres skieurs experts en la matière"

    Vous faîtes une confusion entre ce que vous croyez être la cause d’une réussite motrice (l’imitation) et le fait de pouvoir godiller. Les conseils "rationnels" du copain ne sont dailleurs pas plus provocateur d’une réussite avenir s’ils ne placent pas votre corps en situation de résoudre le problème posé. L’explicatif seul n’a jamais rien résolu en matière de problème moteur.
    Pour vous mettre sur la piste, (trait d’humour) de ce qui a permis votre godille :
    Le stimuli visuel d’autres skieurs vous a donné une image mental ce ce que vous aviez à produire (le but). Puis vous avez effectué une série de tentatives par essais-erreurs et selectionné peu à peu les réponses que vous pensiez se rapprocher le mieux de l’objectif. J’insiste sur le fait que cette selection de "shèmes moteurs" (plus ou moins efficace selon votre "intelligence motrice") est dépendante de l’apprentissage antérieur qui vous avait fait passer peu à peu du niveau de débutant à celui qui pouvait vous faire acceder à une succession rapide de virages enchainée (la godille). Vous etiez "mur" pour l’apprendre. On parle "chez nous" de "décalage optimal de developpement". Ancien international de ski, j’aurai aimé que vous puissiez dire vrai en la matière. Le fait de cotoyer des champions olympiques ne m’a pas pourtant permis de les égaler en les observant... et croyez-moi, je l’ai fait des centaines d’heures ! De même, j’eu aimé qu’il exista un apprentissage aussi spontané en tant que prof de ski... qui dailleurs ont cru en cette pensée magique de la démonstration durant des années dans toutes les stations avec les maigres résultats que l’on sait. Hélas pour apprendre à forger, il ne faut pas seulement regarder le forgeron. Désolé pour la mauvaise nouvelle....
    Une dernière chose, ni votre expérience ni la mienne n’ont de valeurs scientifiques pour expliquer les mécanismes de l’apprentissage moteur. En revanche, nombre recherches internationales existent sur le sujet, vous pouvez les consulter à loisir à la bibblithèque de l’INSEP, et vous constaterez qu’elles contredisent toutes votre théorie (cf neurophysio, psycho, behavioriste etc...)
    Bien à vous.

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