Il est certain que la corrida n’est plus ce qu’elle fut. Banderilles trop nombreuses, châtiment (pique ) trop long.
Cependant, ces bêtes splendides n’envient pas le sort des vaches à lait, à la chaîne et immobiles sur des claies de fer, forcées à la traite électrique sur des chaînes de montage, sans, de leur vie, voir ou manger un seul brin d’herbe, sans avoir jamais vu la couleur du ciel. La corne de leurs sabots s’écrase, leuirs genoux gonflent. Et, Messieurs, dames, vous buvez leur lait industriel sans mouffeter.
Que dire de l’élevage des porcs ?...
Les dents et les couilles arrachés, ils sont jetés dans le noir, forcés eux aussi à l’engraissement par une nourriture immonde et trop salée qui les force à boire et boire encore leur pâtée liquide, les barreaux de leur cage d’acier imprimés dans la chair.je vous passe les détails de l’abattage. C’est pire que tout ce que vous pouvez imaginer.
Vous allez au combat pour eux ?...
Eux sont des millions, des milliards, les taureaux de combat quelques centaines, élevés en plein air, en pleine nature au moins pendant quatre saisons.Aimés, respectés et soignés comme des fils de famille.
Avez vous assisté à l’AÏd ou à la tabaski africaine. Des millions, des milliards de moutons abattus devant la porte par des non professionnels dans des conditions atroces, égorgés à petit feu pour que le sang coule bien ?...
Vous allez au combat pour eux ?...
Alors, foutez moi la paix avec un rituel millénaire qui implique le courage d’un homme et pas d’un équarisseur. Un homme qui se bat selon des règles dont la première est d’affronter une bête fauve face à face. Et croyez moi, c’est très gros un taureau, ce n’est pas une vache landaise et on n’est pas à interville.Et personne ne vous force à vous présenter aux arènes, mais au moins, respectez une tradition et un goût qui, pour ne pas être vôtre, n’en reste pas moins celui de gens qui sont aussi citoyens que vous.
Pourquoi rechigner à trouver dans une langue commune le moyen de dire « passe moi le sel !... »à son voisin Letton ou Calabrais.
D’autant que, mieux que l’espagnol, l’anglais est constitué de plus de 50% de mots français. mal prononcés,il est vrai.
Le véritable problème est que dans ce désir effréné de « communiquer », on ne se serve plus, dans sa vernaculaire langue, que des trois cents mots prêts à être traduits dans la compréhensible à tous.
Trois cents mots ne permettent pas au cerveau de penser, d’imaginer, de créer.Ce n’est pas suffisant. Et je crains, au vu des copies du bac, que mon estimation ne soit optimiste. Deux cent cinquante mots maximum.
Putain d’Adèle !... (pardon de ce françisme, j’ignore la traduction anglaise !...)on a intérêt à se trouver des écrivains qui écrivent le français !...à béatifier Proust en même temps que Soeur Térésa !...
Jusqu’à l’auteur de ce texte éclairant qui dévie et devise joyeusement sur la Turquie et le sexe des anges !...
Merde !... Elle a coûté assez cher cette Constitution, en Revolutions, en Terreur, en Consulat, en Empire et jamais en meilleur, et la voilà bradée sous le manteau et sous notre nez !...
Mais par quel tour de passe-passe un suffrage universel peut-il, juridiquement, se commuer en bien personnel du Président ?...qui en fait ce qu’il veut. C’est à dire en faire cadeau à Jacques Barrot, le seul sérieux concurrent de Rantanplan..C’est un tel scandale constitutionnel que même la Révolution française fait figure de peccadille. Et il ne se passe rien, personne ne réagit.
Il a beau jeu, Sarko, de nous balader avec sa mixité ministérielle, de faire des moulins à vents avec son moulin à paroles !...Le moulin tourne à vide, inutile, c’est un décor pour Guignol.Le pouvoir est aux mains de Gnafron.
Salope de Giscard !... Déjà en 1978, et j’en ai été témoin, il visait la Présidence de l’Europe !...Portons un toast, mes BienAimés Frères !...
Le second aspect de ce vol à main armé, c’est qu’il rabaisse le referendum au rang d’un sondage, alors que c’est notre ultime et unique carte à jouer face aux impérialismes de la Chine. Ils auront maintenant beau jeu de nous répondre que cet ukase populaire, ils s’assoient dessus, au même titre que nous !...
Je n’en reviens pas, devant l’apathie générale !...
Où l’on commence à percevoir en France que le progrès ne peut passer en accéléré que grâce à la participation active des citoyens. C’est ce que l’on appelle la démocratie directe que j’appelle de mes voeux. Si nous voulons aller à marche forcée vers un véto français sur tout ce qui provient d’un pays que je ne nommerai pas, pour la très bonne raison que le consommateur européen est avant tout une personne morale et qu’elle refuse de se compromettre dans des achats qui impliquent la main d’oeuvre enfantine, les trop bas salaires, ou la santé de la planète.
le gentil pas en avant que proposent les « marchés équitables » n’est pas suffisant. Car ces accords protègent la production, mais la seule production. Le producteur peut à son gré employer qui il veut et le payer le prix qu’il veut. Ou pas du tout. Et polluer tout ce qu’il veut.
Il faut donc promouvoir un nouveau label qui tienne compte de l’aspect, social, écologique et moral des denrées proposées à notre sagacité.
Pour ce faire, il nous faut démontrer la crédibilité de nos gouvernements, représentants le peuple et faisant appel à lui en cas de conflit social, économique ou moral.
Ce mouvement inéluctable à long terme (la Suisse , seul pays démocratique l’a adopté depuis 700 ans ) pourrait sauver à moyen terme notre catastrophe économique, résultat d’une très coupable naïveté (ou pire ) de nos dirigeants depuis 1989.
mais Grenelle sera-t-il le lieu où le président Sarkozy initiera cette idée ?...
Pas sûr que les lobbies qui ont soutenu le candidat laissent de gaîté de coeur filer et diluer la seule main politique qui leur assurait le remboursement sur investissement.