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.Je vis à la campagne, dans l'argoat, .. Je viens peut être d'un autre temps, bien que je regarde toujours avec plaisir par la fenêtre ce monde qui bouge. L'âge donne un certain confort un détachement, et une ironie, envers le monde des courtisans et des futiles. L'essentiel est ailleurs ! 
 

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  • eugene eugene 22 mars 2016 19:25

    @Jean J. MOUROT
     Les Pieds noirs faisaient partie du »peuple algérien« ...Ca c’était le point de vue français, préfectoral. La réalité on la connait, ils ne seront vus que comme les vestiges d’une armée d’occupation, s’ils ne partaient pas ; ce qu’ils ont compri eux mêmes. Je ne juge pas, je constate. En 45, imaginons ce qu’aurait pu être la transition démocratique, ce qui aurait été évité, ce qu’on aurait gagné.... Mais il y eut Sétif, qui fait sens tout de même....Et les « événements », commencent en 54...Chaque fois la crispation se renforce, le déni des pieds noirs qui injurient Guy Mollet qui tente une orientation courageuse en 57 ou 58 si je me souviens bien. On plonge vers le pire après l’arrivée du contingent. Une escalade hallucinante qui faillit tout de même faire arriver un quarteron de généraux au pouvoir. 

    Maintenant je connais un peu l’histoire, celle de la colonisation, qui mit un temps à se mettre en place, sur fond d’occupation surtout d’Alger et d’Oran au début. La légitimité n’est pas très nette : On évoque la piraterie en méditerranée, sur fond de colonisation générale....Les pieds noirs viennent d’horizon très diverses : Espagne, France, Italie, la France leur offre les terres qui ne lui appartienne pas, des emplois de fonctionnaires : C’est un rêve, mais pas une identité profonde. Je me place du point de vue des algériens de souche. imaginez une diaspora qui s’installe dans votre pays, qui occupe les beaux quartiers, qui vous condamne aux boulots annexes. Algériens comme d’autres ?....


  • eugene eugene 22 mars 2016 19:04

    @Pomme de Reinette
    Je n’ai rien zappé du tout, vous ne voudriez tout de même pas que je dactylographie toute l« émission. je répondais à propos d’Afflelou que vous contestiez. Ce n’est pas un dieu, afflelou, il a les lunettes de sa sensibilité, c’est un gamin à l’époque, mais il se rappelle tout de même bien le climat dans ce qu’il peut piger. Bien sûr, c’est terrible, on imagine un peu ; les parents sur le qui vive. Une histoire éternelle ; Maintenant, ça ne date pas d’hier, les attentats croisés de l’oas et du FLN se répondent. Et c’est sûr qu’en ayant gagné »militairement« , comme nous dit l’auteur, le FLN va forcément se lancer dans une autre guerre, celle de la terreur aveugle.... Il fallait s’y attendre.

    Il faut toujours laisser une porte de sortie à son adversaire. Là c’était difficile car il y avait crispation, refus d’entendre l’autre, légitimité historique d’un peuple sur fond de décolonisation générale, en asie et en afrique. On ne peut s’opposer au courant de l’histoire, à la fureur d’un peuple pour retrouver sa liberté. L’occupation française n’aura été qu’une parenthèse. Elle n’était pas légitime. Si vous n’avez pas la force brute, la stupidité qu’il faut pour la maintenir, mieux vaut abandonner. 
     Il y a eu 1 400 000 appelés français pour parvenir à cette »victoire"...Amère victoire, qui ne peut se tenir que par la terreur, l’anéantissement corporelle et psychologique d’une génération de sacrifiés, travaillant pour des intérêts qui les dépassent. Maintenant, une guerre ça ne s’arrête pas du jour au lendemain, les gueules cassées et les traumatismes restent. Plus facile de casser que de construire ! De gueuler que de comprendre. De marcher au pas que de réfléchir où l’on va. 


  • eugene eugene 22 mars 2016 18:42

    @Jean J. MOUROT
    Je suis totalement d’accord avec vous pour rendre hommage à ces victimes, et à déplorer le rôle de l’OAS, qui a envenimé les choses qui a tenté d’instrumentaliser le pire, d’aller vers le non retour. Et effectivement on en est arrivé là.... Maintenant ce n’est pas simple ; il y eut sans doute des responsabilités et des salauds. Mais quand vous dites :« Jamais les maquisards n’ont commis d’exactions comme celles du FLN. »

    C’est vrai qu’il ne coupaient pas le sexe de leurs victimes pour les leur fourrer dans la bouche après leurs embuscades...

    Je suis mal à l’aise, car je crois comprendre tout de même qu’on transforme le FLN en monstres, alors que cette violence horrible est à mettre en relation avec les exactions de l’armée française, les bleds parfois rasés, les femmes violées, les hommes enterrés vivant....Quelle est la différence avec les nazis ?... Il y avait un crétin à coté de chez moi qui avait tout de même ramené un collier d’oreilles de la guerre d’Algérie, et qui se vantait de ces choses. Par contre le fils de l’épicier n’est pas revenu. Je l’ aimais bien, ils m’emmenait dans leur scooter- triporteur faire ses livraisons, m’offrait des scoubidous. C’était un as en scoubidou. Voilà mes souvenirs de la guerre d’Algérie de l’époque et mon père l’oreille collée au transistor, les gens qui n’en pouvaient plus de voir leur gamin partir. La paix ça été une libération pour tout le monde, pour les algériens et pour les français en général, car le pays n’était pas dupe dans l’ensemble. Personne n’avait d’intéret là bas, sauf les pieds noirs naturellement. 



  • eugene eugene 22 mars 2016 18:26

    @Pomme de Reinette

    Manifestement, vous voulez cliver la légitimité, et les braves soldats d’un coté, et les crapules de l’autre. Regarder l’émission de fr3 replay pendant qu’on peut la voir, « prisonniers du FLN » elle me semble honnête, et montre des combattants algériens luttant pour la libération de leur pays, après avoir combattu pendant la guerre dans les forces françaises libres. Les salauds il y en a dans chaque camp, les rackets plus ou moins légitimes, sur fond de « lutte de libération ». La real politique est assez insupportable : C’est elle qui permit aussi aux van Braun, parfaits criminels de guerre, de s’en sortir, et de patronner les projets appolo us.
     Les itinéraires sont étranges, c’est vrai ; Certains se sont battus contre les allemands, pour se battre en Indochine dans la légion avec pas mal d’anciens nazis, avant de lutter contre le FLN, avant de servir comme instructeurs en argentine. La lutte contre le communisme et son extension excusait tout, et servait d’alibis.
    Les méthodes de nos soldats intéressèrent au plus haut point en effet les juntes militaires sud américaines, et le film « la bataille d’Alger » fut montré dans la plupart des écoles militaires. Des graines de facistes, qui n’hésitèrent pas à faire un coup d’état, et à exporter la violence, tentant de liquider De gaule. Par chance, la troupe ne suivit pas. Mais ce n’était pas joué. 


  • eugene eugene 22 mars 2016 17:52

    @Pomme de Reinette
    Ce n’est un secret pour personne qu’il fallait bien que les résistants vivent sur le pays. Il y a une histoire souterraine que vous semblez ne pas connaitre. Etes vous du pays ? J’’en doute, mon père était dans la résistance, et il était notoire que tout n’était ni noir ni blanc, la force d’une arme et un alibi donne une puissance déraisonnable à certains. Les faux maquis, et des « lacombe lucien » il y en eut beaucoup sur la fin de la guerre, l’occasion créant le larron. Certains se situèrent entre les deux, faisant de vrais faits d’armes contre l’occupant ,et d’authentiques crapuleries. 

    « À partir de 1943, de vastes portions du territoire échappent au contrôle de Vichy comme à celui de l’occupant. Mais, à côté de maquisards authentiques et de figures incontestables, comme celles de Guingouin ou de Romans-Petit, des individus charismatiques au passé trouble, « Soleil », Lecoz, « Mickey » ou « Bayard », rançonnent l’habitant et font régner leurs propres lois. Escrocs, truands, déserteurs, ces profiteurs de la guerre ont pu enrôler des combattants de bonne foi. C’est pourquoi il a pu paraître si difficile de distinguer vrais et faux maquis, dans un contexte de règlements de comptes entre gaullistes et communistes. »Maquis noir et faux maquis 1943-1947 - Fabrice GRENARDÀ travers une passionnante plongée dans les archives (rapports de gendarmerie, procès de la Libération), Fabrice Grenard nous aide à mieux cerner les contours de cette zone grise, entre Résistance déclarée et banditisme.
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