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ExSam

J’ai grandi dans le sud-ouest. J’habite dans les Yvelines et je sais pas où je finirai, mais ça sera pas loin de la mer.
Commencé comme animateur de ciné-club, j’ai continué comme représentant en capitalisation avant de plonger dans l’insertion, comme formateur, quelques temps.
Mon boulot actuel est un peu de côté. J’avais besoin de prendre l’air, de faire de petites choses et des plus grandes.
J’aime les études, je les ai poursuivies longtemps mais elles ne m’ont servi à rien, sauf à entretenir un pseudo-intellectualisme qui ne m’empêche pas de me raser.

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  • ExSam 25 mai 2007 21:24

    Combien de ces films sur la totalité des fictions diffusées ? Je vais m’en tenir aux fictions « policières » : la majorité d’entre elles traitent 1. de violences intra-familiales 2. condamnent fermement toute forme de violence ou d’agression, même de la part des forces de l’ordre 3. font preuve d’énormément de compassion pour les victimes.

    Je crois que tu devrais me prêter ton poste, il a l’air beaucoup mieux que le mien.

    Si l’on peut voir ce que tu affirmes dans certaines séries françaises, il faut remarquer qu’elles ne font pas l’essentiel de l’audience, d’une part.

    D’autre part, si la violence y est moins flagrante, la coercition, le rabaissement des victimes, le déni de responsabilités fortes ou de fautes de la part de la police y est flagrant. La violence feutrée ou évidente domine toujours largement la « proximité », l’empathie, la compréhension lucide pouvant déboucher sur une sortie sans dommages, d’un côté ou de l’autre.

    Sans parler de la violence continue et forte des séries américaines, tant pour le caractère des personnages policiers que pour leurs actes, on peut donc, finalement, retrouver dans les séries française le paradigme « série américaine », mais traité « basse intensité », me semble-t-il.

    Peu ou prou, on se retrouve toujours dans une légitimation de la violence, pour des fins peut-être légitime. La police est le bras séculier, le légitime porteur de cette violence censée répondre à la violence des voyous. La violence reste l’univers de référence qui ne se remet pas en question, ni ne trouve d’éléments plus importants que lui ou qui le pondèrent, voire le délégitiment.

    La violence exercée est donc une manière d’institution. Son emprise, son imprégnation ne peuvent que s’avérer, à la longue, profonde, et amener l’individu moyen à penser et vivre la violence comme naturelle, dans la mesure où il peut s’inventer une raison de l’exercer.

    Ce qui n’est pas si difficile, qu’on soit en situation d’autorité ou simplement convaincu que son bon droit doit être satisfait, par tous les moyens...



  • ExSam 25 mai 2007 20:35

    Dragoncat

    Reste malgré tout qu’il y a ces deux dernières décennies une augmentation réellement inquiétante du nombre de violences GRATUITES. Donc pas motivé par le vol ou autre. J’ai passé dix ans dans le 93 (et j’y suis né) et s’il y avait des agresssions, elles étaient pratiqués par des gens dont le but premier étaient de « s’enrichir ».

    The times they’re a changin...Notre époque comporte ses violences nouvelles sans doute. Ce qui n’infirme pas le fait qu’elles soient présentées avec un miroir grossissant.

    On peut sans doute les accoler à une mentalité générale qui voit la levée de tabous, encore une fois générée principalement par les médias pour grande partie. L’insécurité économique nationale et mondiale n’y est pas pour rien non plus, et d’autres facteurs sans doute, perte des repères collectifs, des identifications et solidarités, des marqueurs sociaux qui permettent à la société de lier l’individu à elle, lui accordant ainsi protection et l’aidant à se conformer aux limites.

    Si vous voyez dans cette génération d’actes gratuits - qu’ils conviendraient quand même de repérer sans qu’il y ait doute, par des organismes indépendants, au vu des manipulations qui se font jour - un changement de mentalité des individus, une nouvelle « jungle » en construction, je ne le crois pas. Les évolutions des mentalités sont bcp plus lentes que les changements économiques et institutionnels, et la « nature humaine » est aussi longue à évoluer, ses constituants sont culturellemnet fixés et biologiquement aussi depuis très longtemps. Ils changent dans une durée que je pense extrêmement longue.

    Quoiqu’il en soit, je vois dans le rapport des médias à la société aujourd’hui, un facteur de déliaison plutôt que de cohésion et d’éducation. Il faut mettre un coup d’arrêt et rapidement, me semble-t-il.



  • ExSam 25 mai 2007 13:50

    Les Bauer, les gens d’Alliance et autres excités d’extrême-droite, dans le genre, citent toujours les agressions et les inciviltés globalement.

    On mélange, d’une part, la dispute de couple avec le vol à l’arraché, l’agression du petit vieux au fond d’un impasse bien sombre (c’est le fantasme le plus répandu) avec des claques échangées entre voisines ou entre automobilistes.

    Bref, les vrais agressions n’ont aucune commune mesure avec les chiffres globaux que nous offrent ces messieurs, qui font peur exprés pour leur personnage, leurs effectifs et leur carrière.

    De plus, les données sont produites sur une année, en général. Ca fait plusieurs milliers d’éléments.

    Si vous regardez les mêmes chiffres à la journée, rapportés à l’ensemble du territoire, à soixante millions de français, vous vous apercevrez qu’il y a dans la réalité très peu d’agressions, et encore moins de coups de couteau pour un regard, comme fantasme l’auteur.

    Vous avez très peu de chances de vous faire agresser, même si vous habitez dans des zones urbaines et rurales très défavorisées. Les chiffres le disent, quand on les produits avec sérieux et pondération.

    Mais la vie aussi. J’ai habité dix ans dans la banlieue déshéritée, dans un de ces HLM blèmes, et ça ne date pas de cinquante ans, mais de cinq ans.

    J’y suis resté dix ans. Je n’ai été agressé qu’une fois, pourtant je sortais et rentrais tard, en voiture ou à pied. L’agression s’est résumée à un coup de baton sur le toit de ma voiture quand je passais.

    On vous fait peur. Ceux qui le font sont profondément lucides, ils savent ce qu’ils veulent. Profiter des créations de postes de flics en tous genres, de la programmation de batiments de police, des prisons, de systèmes et locaux de surveillance, etc, uniquement pour se faire voir, valoir, monter dans leur hiérarchie, acquérir le pouvoir et l’argent.

    Pour ce faire, ils n’hésitent à détruire le vivre-ensemble, à nous dresser les uns contre les autres. Les politiques ne les découragent pas, au contraire.

    Pourquoi ?...Parce qu’il est plus facile de contrôler des gens qui ont peur et que le sécuritaire permet d’augmenter tous les moyens de pression, de coercitions, de repression dont un gouvernement a « besoin », en cas de crise socio-économique très grâve comme celle que nous vivons.

    Quant aux médias, je donnerais un seul exemple, l’auteur a bien expliqué et insisté sur leur responsabilité.

    On nous projette tous les soirs à la télé, des films policiers.

    La plupart du temps, ils sont d’orgine américaine. La plupart du temps le scénario est le suivant : des flics résolu poursuivent un tueur en série encore plus résolu à tuer tout ce qui bouge.

    Ce genre de tueur est un malade très grave. Il est atteint, dans la réalié bien sûr, de psychoses paranoïdes, de mégalomanie, de phobies et d’obssessions terribles.

    Hors, dans les films, la police le considère comme un type mauvais, la malfaisance incarné, un « génie du mal » et s’acharne à le traquer et le tuer ou l’arrêter dans un climat très violent, une sorte de vengeance froide.

    Le tueur est considéré comme très intelligent et très pervers, et toujours reponsable, c’est-à-dire considéré par les flics, la caméra, le scénario, comme doté de tous ses moyens qu’il tourne vers le Mal. Le Diable, pour résumer.

    Peut-on s’étonner que la maission ministérielle et d’autres organisme, comme l’Observatoire des Prisons, aient établis qu’il y a au moins trente pour cent de malades mentaux plus ou moins graves incarcérés en France ?..

    Ces malades n’ont rien à faire dans une prison. Elle ne les disciplinera pas, elle aggravera leur maladie, elle fera courir des risques aux autres détenus et aux matons, puisque l’enfermement déjà dur pour n’importe qui, rendra les malades littéralement fous.

    Sans parler des risques que ces malades courrent. Le premier étant de se faire tabasser ou tuer par des détenus sains, qui ont peur d’eux ou qui ne supportent pas les manifestations de la maladie mentale, qui peuvent être étranges et dérangeantes, surtout quand on est condamné à la promiscuité ignoble qui est celle de nos prisons. On peut le comprendre.

    En tout état de cause, plusieurs fois par an, des prisonniers « sains » et des malades perdent la vie en prison.

    On agit inhumainement et on fait prendre de gros risques à tout le monde. Les médias, c’est pas seulement du cinéma.



  • ExSam 24 mai 2007 21:23

    Oui, marchandisation du vote, de la politique. C’est fondamental.

    Dans cette « Nikisation » de la politique le programme disparaît, la politique sera rangée au rayon poussiéreux des langues mortes. Demain nous voterons pour l’image la plus léchée et la plus excitante. Demain les discours politiques seront ajustés en direct, seconde par seconde, sur l’analyse de contenu générée par les logiciels GoogleMotionSpace sur la popularité de chaque mot.

    Demain nous voterons tous, chacun contre tous et tous en même temps, pour l’intelligence artificielle la plus performante.

    Demain, à moins que ce ne soit déjà là.



  • ExSam 24 mai 2007 20:56

    Chávez a menacé les membres des Forces armées en disant que ceux qui n’approuvaient pas la politique du Président n’y avaient pas leur place, bien que l’armée soit, d’après la Constitution Bolivarienne, au service de la nation, et non à celui d’un individu ou d’un projet politique

    Oui, il faudrait que Chavez déclare à l’armée « bravo les gars, vous avez tout mon soutien pour lancer le deuxième putsch et liquider la démocratie ».

    Je n’ai souligné qu’un des points de ce commentaire, qui prèterait à sourire si la propagande relayée ici ne disposait pas de tant de medias et d’officines pour pousser une démocratie dans la nuit, parce qu’elle contrevient aux intérêts US.

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