Les fonctionnaires ne se rendent pas plus souvent que les autres à l’hôpital, ne roulent pas plus sur le réseau routier, ne prennent pas plus le train , ne consomment pas plus de gaz ni d’électricité, n’ont pas plus d’enfants à l’école, etc...
Allez, pensez que dans 10 ans la France entière sera à l’image de ce que j’ai décrit plus haut.
Et nos voisins Grands Bretons qui ont bénéficié d’un recrutement massif de fonctionnaires ne sont pourtant sortis des problèmes sociaux majeurs, au contraires. Donc ce n’est pas suffisant, c’est juste vital.
Ce débat sur l’efficacité des fonctionnaires restera stérile, car abreuvé de mensonges par les médias, visant à faire passer ces travailleurs au service de tous ( hôpitaux, écoles, DDE, EDF GDF, etc...) pour des parasites de la société. La réalité est que l’argent public destiné à les rémunérer est détourné à des fins d’enrichissement privé.Et ce pour un service rendu bien moindre et beaucoup plus cher.
Pour ce qui est de l’école, erreur : les autres pays d’Europe nous envient encore (plus pour longtemps) notre système éducatif, et in fine nos écoles supérieures (prépas, écoles d’ingénieurs et universités à bac + 7)les approvisionnent en cerveaux, Etats Unis compris.
Cela ne change rien à la situation actuelle : le recrutement massif de fonctionnaires sera inéluctable, suite au blocage et à la paupérisation accrue de notre société. Ce sera ça ou l’explosion sociale. Entre le mal et le pire les politiques ont toujours su choisir.
C’est bien clair, l’Homme est universel, sa quête du bonheur aussi, de même que son sens de la justice et son sens moral.
Quels parents accepteraient que leurs enfants aient une existence plus dure que la leur après une vie de travail des sacrifices consentis dans la logique d’une amélioration chez les futures générations ? C’est pourtant ce qui s’impose tacitement.
Et puis assez de voir que les impôts soient détournés de leur fonction initiale : développer les services publics qui serviront le plus grand nombre. Payer plus chaque année oui, mais pour un hôpital de qualité et non dégradé, pour une école égalitaire et citoyenne, non pour un lieu de violence , d’insécurité et d’inégalité, pour un réseau routier et ferroviaire public entrenu, et non privatisé puis délaissé au nom du profit...etc...
Mais tout cela passe par des emplois en nombre de fonctionnaires au service de l’Etat, c’est à dire au service de chacun, juste rendu des impôts payés.
Et pour répondre à Monsieur Arturh, Monsieur Blair n’a-t-il pas recruté des milliers de fonctionnaires durant son mandat ? Enfin, l’Homme ne s’étiquette pas dans un système. Comment concevoir son bonheur en prenant non le meilleur mais le pire de chaque société ?
Ah... ! Un point important oublié... Notre région a toujours été en avance de 10 ans sur le vécu national, sans exception aucune dans tous les domaines.
Je reprends la parole en observateur honnête et attentif de la réalité, pas forcément instruit car appartenant à la « France d’en bas ».
Plus de fonctionnaires semble indispensable d’après les expériences des autres pays. Mais insuffisant dans la situation actuelle.
Pour preuve, cette solution est déjà en application dans quelques départements et n’endigue pas la paupérisation : la Région et les Communautés d’agglo représentent les plus gros employeurs de nouveaux fonctionnaires d’emplois-services à bas salaires. Localement les mairies emploient sur contrats et font « tourner » le travail à très bas salaire mensuel, ce sont des temps pleins partagés. Ces travailleurs attendent une hypothétique titularisation qui s’évapore avec la fin de leur contrat. Puis ils redeviennent chômeurs. Les jeunes employés restent ou reviennent vivre chez les parents, leur maigre salaire ne leur garantissant pas l’autonomie.
Et on retrouve plusieurs générations vivant sous le même toit, faute de moyens ou par perte d’emploi, avec les tensions er les conflits connus dans un passé lointain.
Ce sont là les nouveaux fonctionnaires sous payés, et on constate qu’ils n’ont pas d’avenir.
Il est indispensable de recentrer l’homme dans le travail, de l’éduquer dans l’estime de soi et des autres, ce que chacun perd en s’appauvrissant. Démonter ce bonheur artificiel aveugle qui ne repose que sur l’appropriation du dernier gadget à la mode. Car les pauvres gens n’ont que cette satisfaction au quotidien, alimentée abondamment par les médias et leur entourage. Remplacer cette illusion par le désir de progrès, d’évolution dans un groupe. Redonner sa valeur au groupe par la solidarité, sentiment totalement inconnu ou rejeté par beaucoup de déshérités...