C’est marrant : tout le monde continue de « critiquer » le système, mais personne n’a entendu parler de ce coup de canon magistral tiré le 16 février dernier pour la réinstauration du Glass-Steagall et la mise en route de projets de type NAWAPA partout dans le monde :)
Le Rapport Angelides, qui a fait hurler de panique Wall Street, est pourtant en tête des ventes du Washington Post et du NYT : 25.000+ ventes depuis sa sortie fin janvier !
Sachez qu’une bataille a lieu aux Etats-Unis pour faire fermer la filiale de La City : Wall Street. Cette guerre a remporté une belle bataille le 16 février dernier avec le Rappport Angelides présenté au Congrès.
Vous voulez d’un autre monde ? Va falloir s’engager pour !
Si cette loi est réadoptée aux Etats-Unis, Wall Street ferme et c’est le retour au crédit productif public pour aller vers des projets du type NAWAPA.
Vraiment, c’est à lire : c’est un grand bol d’air et d’espoir !
Résolution pressant le Congrès à rétablir la
séparation entre banques de dépôt et d’affaires en vigueur sous la Loi
bancaire de 1933 et communément appelée « loi Glass-Steagall ».
Attendu que le Congrès des Etats-Unis, en réponse
aux faillites d’une banque de dépôt sur cinq dans les mois précédents, a
adopté la Loi bancaire de 1933, établissant l’Agence fédérale
d’assurance des dépôts (FDIC) et séparant les activités bancaires de
dépôt et d’affaires ;
Attendu que le Congrès a adopté plus tard le Bank
Holding Company Act de 1956 interdisant aux établissements bancaires de
s’engager dans des activités d’assurance ;
Attendu que tout au long des années qui suivirent,
les lois établissant ce coupe-feu entre les activités bancaires
traditionnelles de prêt et de dépôt, et les activités d’investissement,
de souscription de titres et d’assurance, ont été communément appelées
« restrictions Glass-Steagall » par les économistes et la presse ;
Attendu que dès 1987 les restrictions Glass-Steagall
sur les banques de dépôt ont été graduellement supprimées par un
relâchement de la régulation mené par le Conseil des gouverneurs de la
Réserve fédérale, puis par leur suppression totale avec l’adoption en
1999 de la loi Gramm-Leach-Bliley ;
Attendu que dès la suppression de ces restrictions
Glass-Steagall, les banques d’affaires, de dépôt, les sociétés
hypothécaires, les compagnies d’assurances et autres sociétés de
services financiers ont fusionné pour créer de vastes conglomérats
financiers considérés comme « trop gros pour faire faillite » ;
Attendu que nombre de ces sociétés de services
financiers ont investi ou garanti des actifs titrisés adossés à des
crédits hypothécaires toxiques de catégories subprime et Alt A, des
obligations de type CDO, et ont pris des positions périlleuses sur les
échanges de dérivés ;
Attendu que l’effondrement de la bulle immobilière a
engendré des pertes massives ayant mené nombre d’établissements
financiers parmi les plus grands du pays au bord de la faillite ;
Attendu que nombre de ces entités ont été renflouées
par le Trésor américain avec un coût de plusieurs centaines de
milliards de dollars pour les contribuables américains ;
Attendu que un projet de loi fut introduit en 2009 et 2010 pour rétablir les restrictions Glass-Steagall ;
Attendu que aucune mesure parmi les centaines de
pages de la Loi Dodd-Frank n’a interdit aux grands groupes financiers
d’investir et de prendre des paris à haut risques de l’ordre de milliers
de milliards de dollars sur les contrats dérivés ;
Attendu que les contribuables américains restent
exposés à une prochaine série de faillites bancaires causées par les
risques énormes pris par ces conglomérats financiers ;
Il est résolu par le Sénat de l’Assemblée générale du Kentucky :
Section 1. Le Sénat de l’Etat du Kentucky presse
le Congrès des Etats-Unis d’adopter une loi rétablissant les
restrictions Glass-Steagall afin d’interdire aux banques de dépôt et aux
sociétés détenant des banques, d’investir dans des actions, de
souscrire des titres, d’investir ou d’émettre des garanties sur des
échanges de dérivés, afin d’éviter que le contribuable américain soit à
nouveau appelé à payer des centaines de milliards de dollars de
renflouement aux institutions financières.
Section 2. Le Clerc
du Sénat devra transmettre une copie de cette résolution au Président
des Etats-Unis, au président du Sénat, au président de la Chambre des
représentants, aux présidents des Sénats et des Assemblées de chaque
Etat des Etats-Unis d’Amérique, et à chaque membre de la délégation du
Kentucky au Congrès.
Asselineau propose des solutions d’ordre monétaristes à la crise qui est elle-même d’ordre monétariste. En clair : il ne propose pas de sortir du paradigme qui nous mène à notre perte.